Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Chicago Bob Nelson

Flyin to high

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Bob Nelson n'est pas né à Chicago, mais à Bogalusa, en Louisiane. Cependant, à l’instar de nombreux contemporains, il a débarqué dans le plus grand port des Grand Lacs, très jeune. Une situation qui allait le marquer à vie. Il a largement dépassé les soixante balais aujourd’hui. C'est Muddy Waters qui lui a collé le surnom de Chicago Bob. Adepte de l'harmonica, il apprend à jouer au contact d’artistes notoires comme Junior Wells ou Big Walter Horton. Il a également accompagné John Lee Hooker et Johnny Shines ; et puis a milité au sein du Collwell Winfield Blues Band. Il est ensuite parti vivre à Boston. Au cours des eighties, il incorpore le line up des Heartfixers du guitariste Tinsley Ellis (un album est paru en 1983 chez Landslide : "Live at the Moonshadow") et rejoint même les Shadows.

Après une absence de dix ans, il nous propose enfin ce nouvel opus. Une aventure musicale qu’il poursuit donc dans un style Chicago blues sous une approche louisianaise. Pour la circonstance, il a bénéficié du concours d'excellents musiciens, réunis sous la houlette du pianiste David Maxwell (il est également responsable de la production de l’œuvre). Une section rythmique de rêve a ainsi participé aux sessions d’enregistrement : le bassiste Michael Mudcat Ward ainsi que le drummer Per Hanson, deux ex-Ronnie Earl et Sugar Ray & the Bluetones. Monster Mike Welsh (il est également issu de Boston) et Troy Gonea (Fabulous Thunderbirds, Kim Wilson) se réservent les guitares.

Le disque s’ouvre par "Taking care of business" ; et surtout par le riff qui a fait la célébrité d'Elmore James. A la gratte : Mike Welsh ! Nous baignons bien dans le blues du Chicago Southside ; cependant, Bob a gardé le timbre du chanteur de swamp blues de sa Louisiane natale. Maxwell occupe une place importante dans le décor et Troy Gonea s'éclate dans un style très différent de Welsh. La voix de Bob est une véritable révélation. Assurée, immuablement nonchalante, puissante, elle domine l’ensemble. Le "My bleeding heart" d'Elmore James constitue véritablement un des sommets de la plaque : le piano et la guitare semblent sortir des studios Chess. Nelson a signé trois plages. Tout d’abord "Party after hours". Elle démarre très lentement dans le style de T Bone puis prend progressivement du rythme. Le swing déborde. Tous les musiciens participent aux chœurs. Gonea préserve son style jump pendant que Doug James souffle dans les sax ténor et baryton. "Retirement plan" ensuite. Remarquablement ficelé, ce slow blues et très très proche de Muddy Waters. Quel bonheur de voir et surtout d'entendre Maxwell emprunter le rôle d'Otis Spann et Welsh celui de Jimmie Rogers. Il faut d'ailleurs souligner que dans le même registre, Bob s’autorise une cover du lent "The blues never die" de Spann, avec beaucoup de retenue et de feeling. Maxwell déploie des trésors d'imagination pour faire passer le fantôme de l'inoubliable Otis. Fermez les yeux, et vous y parviendrez assez facilement. Toujours dans le même style, les musiciens haussent le tempo et s’engagent sur le "Popcorn man" de Muddy Waters. Les ivoires s’emballent. L’harmonica participe à cet engouement. Il interprète le "Wish I had someone to love" de Bo Diddley sur un axe Baton Rouge – Chicago. Très paresseuse, la ligne rythmique et portée par Mudcat Ward. Le chant est bouleversant. La production digne de Jay Miller! D’excellente facture, cet album ne recèle aucune faille. On y porte intérêt de bout en bout. Et il s’achève par "Christmas tears", un blues démontrant une dernière fois la sensibilité exacerbée de ce chanteur/harmoniciste talentueux.

Chicago Blues Reunion

Buried alive in the blues

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Dans les années 60, toute une série de musiciens ont constitué l'ossature musicale du quartier de Northside. Ils marchaient sur les traces des grands de Chicago. Bientôt ils se sont aventurés dans le Southside pour écrire de très bonnes pages de blues. Parmi ces artistes figuraient le Paul Butterfield Blues Band, Mike Bloomfield, Charlie Musselwhite, le Goldberg Miller Band (dont les leaders étaient tout naturellement Barry Goldberg et Steve Miller) et le Siegel Schwall Band. Sans oublier l'Electric Flag de Gravenites, Bloomfield, Goldberg et Buddy Miles.
 
Comme au bon vieux temps, Nick Gravenites chante son "Born in Chicago", un titre autobiographique notoire qui ouvrait le tout premier album du Paul Butterfield Blues Band, paru au cœur des sixties. Une très bonne version qui bénéficie du concours de Corky Siegel à l'harmonica et de Harvey Mandel à la guitare. Nick a écrit "Buried alive in the blues" pour Janis Joplin. Une compo qui devait être enregistrée le lendemain ; c'est-à-dire le jour de la mort tragique de Janis. Gravenites est un excellent blues songwriter. Il le démontre tout au long de ce titre percutant. Il possède également une voix puissante. La machine est parfaitement huilée : Rick Reed à la basse, Gary Mallabern à batterie et un certain Barry Goldberg aux claviers. Autre artiste chevronnée, Tracy Nelson y excelle aux chœurs. Saviez-vous que Gravenites avait succédé à Janis au chant chez le Big Brother and the Holding Company? Préposée aux vocaux au sein de Mother Earth dans les 60’s, Tracy Nelson possède un timbre extraordinaire, explosif, étonnant, musclé. Il emporte tout sur son passage tout au long de "Walk away". Le Blues Reunion passe à la vitesse supérieure pour "Drinkin' wine". Le tempo redouble de vivacité lorsque Gravenites double aux cordes. Et aucune accalmie à l'horizon lorsque les musiciens s'engouffrent dans le "GM Boogie" (NDR : traduisez « Goldberg Mandel Boogie »), un morceau conduit par la guitare solide, déjantée et largement amplifiée d'Harvey Mandel. Quelque part, il nous rappelle qu'il fut autrefois guitariste chez Canned Heat. Nick chante à nouveau et à la perfection le blues tout au long de "Left handed soul". Opérée dans l’esprit de Bloomfield, l’ouverture de Mandel est royale. Savoureux shuffle, "I'm gonna miss you like the devil" est issu de la plume de Slim Harpo. Tracy chante cette plage caractérisée par de bonnes envolées de Siegel et Mandel. Le "I need all the help I can get" de Delbert McClinton privilégie le funk au blues. Nick empoigne sa guitare rythmique pour entamer une de ses meilleures compositions "The death of Muddy Waters", un morceau écrit en hommage à la grande légende du blues. La voix libère beaucoup d'émotion devant les cris proférés par l'harmo de Corky Siegel. Batteur du Howlin' Wolf Band et du Butterfield Band, le talentueux Sam Lay vient chanter une excellente version du "I've gotta find my baby" de Willie Dixon. Tracy Nelson reprend le rôle aux vocaux pour attaquer son "New truck" ; un fragment très rock'n'roll. Goldberg manifeste beaucoup de verve au piano. Les musiciens prennent leur pied. Soutenu par une bonne partie de guitare réverbérée de Mandel, Corky Siegel interprète de son timbre nasillard le célèbre "I'm a king bee" de Slim Harpo. Un Mandel qui se réserve le seul instrumental : "Snake". Le délire sur les cordes qui en fait sa réputation est intact. En finale, Sam Lay revient chanter "Hound dog" et "Roll over Beethoven" sous la forme d’un medley rock'n'roll. Cette bonne tranche de blues a été immortalisée ‘live’ au Fitzgerald de Berwyn, le 15 octobre 2004. Et on n’est pas au bout de notre bonheur ! Puisque le compact disc est accompagné d’un DVD de plus de 80'. Une plaque qui réunit des interviews de Buddy Guy, de BB King et de quelques autres artistes. Nonobstant les quelques (trop courts) documents d'époque, elle épingle une session du Mike Bloomfield en compagnie de l'Electric Flag, mais aussi du Muddy Waters Band impliquant Junior Wells à l'harmonica. Le Paul Butterfield Blues Band n’a pas été oublié. Et en particulier une photo saisissante du même Butterfield. Imaginez un blanc, seul, au beau milieu d’une foule uniformément noire. Le DVD inclut également quelques unes des plages de l'album ‘live’. On y ressent très bien le plaisir communicatif de ces - désormais - vétérans. L’œuvre est, en outre, enrichie par des notes de pochette détaillées et intéressantes et illustrée par de nombreuses photos dont quelques unes sont particulièrement rares…

Chicago Slim Band

Killer around

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Le Chicago Slim Band ne nous vient pas du nord de l’Illinois, mais du Nord de la France. Fondé en décembre 2003, la formation nous propose sa première maquette 3 titres. Le morceau maître annonce de suite un blues rock électrique bien musclé, comme on pouvait l’entendre chez nos amis Britanniques, lorsque le british blues boom a viré au hard rock pour accoucher de grosses pointures telles que le Led Zeppelin. Et le vocaliste Didier Lagneau (ex-Sisyphus) a incontestablement été marqué par le célèbre chanteur du dirigeable. N’empêche, dans le style, il se débrouille plutôt bien. Pourtant, le groupe semble atteindre le sommet de son art sur la compo la plus calme et sereine du morceau de plastique : "Angel" ; une chanson que souligne le dobro du leader, Christophe Couder. Christophe est un excellent guitariste. N'officie-t-il pas devant "Matthew" Dallongeville dans le mythique Sugar Mama? Alexandre Lamoly (ex-Cartes à Quatre) aux drums et le jeune bassiste Luc Doignies complètent le line up du C.S.B. Slow blues, "I've been abused" permet à Christophe d’échafauder un solo largement amplifié qui libère une intensité dramatique. Quoique de bonne facture, la musique du Chicago Slim Band n’est guère contemporaine ni originale. Pourtant, le trio possède tous les atouts pour pouvoir développer son propre style. Puisse-t-il germer sur "Angel" ? C’est tout le mal qu’on leur souhaite…
Contact : Christophe Couder 06.08.53.48.96

Chicago Rhythm & Blues Kings

Chicago Rhythm & Blues Kings

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Derrière les Chicago R&B Kings, se cachent en fait les Mellow Fellows. Tout au moins trois d'entre eux. En l’occurrence, le saxo Terry Ogolini, le trompettiste Don Tenuto et le bassiste Bob Halaj. Les Mellow Fellows, c’était le groupe qui accompagnait le regretté Larry ‘Big Twist’ Nolan. Le groupe a changé de nom parce qu'il a déniché un nouveau chanteur charismatique, en la personne d'Ernie Peniston. La production de Gene Barge est superbe. Il a réalisé un son impeccable pour ce cocktail explosif de R&B.

Il chante lui-même un splendide "Love is a five letter word", soutenu par le piano tenace de Michael Logan. Barge est aussi un saxophoniste notoire. Il a joué, il y a fort longtemps, pour Chuck Willis, Little Milton et Koko Taylor. Swing et groove, pour l'instrumental "Ho too-do-loo", caractérisé par de brillantes interventions de Tenuto et Ogolini. "Creepin under my skin" est un slow blues royal, balayé par de géniales parties de cuivres et illuminé par un break de guitare imaginé par David Mick. "Homecoming" est une ballade soul instrumentale. Les Kings reprennent 2 compos de Cash McCall, dont un solide "Girlfriend, woman and wife", belle trilogie chantée passionnément par Ernie. Un album de R&B contemporain.

 

Chicago

The very best of

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Les quatre hits outrageusement commerciaux choisis pour amorcer cette compile: "If you leave me now", "Baby what a big surprise", "Saturday in the park", "Wishing you were here" et les deux compositions inédites "Bigger than Elvis" ainsi que "Let's take a lifetime" pour le clore, correspondent à l'idée que Monsieur tout le monde se fait de Chicago. Pourtant, hormis ces six banalités, cet opus rassemble probablement ce que le groupe américain a fait de meilleur, à ce jour. C'est à dire une majorité de compositions issues des deux premiers elpees. Il y manque malheureusement "Elegy". Mais pas "25 or 6 to 4", "I'm a man", "Low Down", "Make me smile", "Beginnings" et "Questions 67 & 68". Les cinq autres fragments se partageant le reste du catalogue. Un choix opéré parmi les dix-huit autres elpees! Fondé à l'aube des seventies, le groupe avait rapidement été étiqueté de ‘jazz rock’. A cause de l'emploi massif qu'il faisait des cuivres. Avec Blood Sweat & Tears, ils sont devenus assez rapidement le chef de file de ce style musical. Avant de perdre (trop rapidement) le fil de leurs idées et d'embrasser une carrière banalement lucrative. Ce morceau de plastique devrait permettre aux profanes de mieux comprendre pourquoi un tel engouement s'était alors produit pour cet ensemble. Pourquoi Duke Ellington avait déclaré en 1974 que Chicago deviendrait un jour son héritier naturel. L'erreur est cependant humaine...