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Corey Harris

Live! From Turtle Island

Écrit par

Correy Harris est un musicien de couleur noire qui pratique avant tout du blues, mais aussi du reggae. Agé de 46 ans, il est originaire du Colorado. Cet universitaire est bardé de diplômes. La sortie de son 1er elpee, "Between midnight and day" remonte à 1995. En 2002, il apporte sa collaboration au Malien Ali Farka Toure, pour enregistrer l’excellent opus "From Mississippi to Mali". Depuis, il a publié une belle volée d’albums sur les labels Alligator, Rounder et Telarc. Il est aussi à l'aise sur la guitare acoustique qu’électrique. En janvier 2013, Corey a signé chez Blues Boulevard ; et dans la foulée, gravé l’LP "Fulton Blues". Ce nouveau long playing a été immortalisé à l'Ile de la Tortue (Turtle Island), dans les Caraïbes. Lors des sessions, il a reçu la participation de quatre musicos, le pianiste/organiste Chris Whitley, le saxophoniste Gordon Jones, le bassiste Jayson Morgan et le batteur Paul Dudley.

"Santoro" ouvre la plaque. Empreinte de charme, cette plage met en exergue la voix puissante de Corey et le sax ténor de Saxman Jones. Basique, "E Blues" est un downhome blues inspiré par le traditionnel notoire "Catfish Blues", un morceau écrit et enregistré par Robert Petway, en 1941. Jones et Corey y excellent à nouveau, et ce dernier sur la gratte électrique. Il a composé "Sista Rose" en l'honneur de sa sœur, une plage séduisante imprimée sur le rythme accrocheur et festif du calypso, qui baigne dans la douceur et le soleil des Caraïbes. Corey nous entraîne ensuite en Jamaïque, lors d’un medley réunissant "Cleanliness"/"Babylon walls"/Ark of the Covenant", qui fait la part belle au reggae. Pas étonnant qu’il ait baptisé son backing group Rasta Blues Experience! "Sweatshop" continue dans le même registre, une piste à nouveau galvanisée par les interventions au saxophone. Jolie chanson soul, "More precious than gold" s’illustre par sa mélodie contagieuse. Un des sommets de cet opus caractérisé par une finale qui retombe joyeusement dans le reggae. Plus jazz et très rythmique, "Where all the kings gone" met en exergue piano et sax, avant que la basse de Brother J Morgan ne prenne le relais, pour s’autoriser un envol, en fin de parcours. Très dansant, "Better way" adopte le tempo rapide du ska. "Basheads" est abordé comme une longue jam. Les accords de gratte sont de plus en plus aventureux alors que le saxophone tutoie les sommets. "A Blues" clôt l’elpee, un superbe blues lent que chante Corey, avec un cœur gros comme ça! Excellent!

 

Corey Harris

Downhome sophisticate

Écrit par

Corey Harris est déjà devenu une référence alors qu'il est à peine âgé de trente ans. Originaire de Denver, dans le Colorado, ce bluesman est respecté par tous ses pairs. Ce musicien de la rue avait effectué ses débuts sur "Between midnight and day" en 1995. Il était alors hanté par les fantômes de Robert Johnson, de Lightnin' Hopkins et de Howlin' Wolf. L'album "Fish ain't bitin" est paru en 97, suivi deux ans plus tard par "Greens from the garden". Il commet en 2000 "Vu-du Menz", un elpee enregistré en duo avec le pianiste Henry Butler. Corey Harris a produit ce nouvel opus en compagnie de Jamal Millner. Le travail est soigné, le son absolument superbe. Passé les quelques effets sonores, la voix puissante émerge d'un environnement à la richesse très dense. Voix et instruments se mêlent. Composée de Vic Brown ou de Houston Ross à la basse et de Johnny Gilmore à la batterie, la section rythmique pousse les deux chanteurs guitaristes, Harris et Millner, au sein d'un univers sonore agrémenté de cuivres et d'orgue.

"Money on my mind" évolue dans le delta blues électrique et contemporain. Un héritage trafiqué en un cocktail détonant, au cours duquel les surprises fusent de partout. La voix de Harris est très puissante. Elle domine sans forcer son entourage ; et il en faut pourtant de la force pour le dominer ; car l'accompagnement est résolument électrique. A l'instar de "Don't let the devil ride" et du traditionnel "Keep your lamp trimmed and burning", infectés par cette slide saturée. Son comparse, Millner, incarne peut-être l'élément modérateur. Son "Capitaine" est ainsi une douce ballade instrumentale pour deux guitares acoustiques. Millner chante aussi, mais d'une voix beaucoup moins agressive et marquante. Le retour de Harris coïncide avec la mise à feu de "Fire" ( !?!?), une messe incantatoire, décapante, au cours de laquelle les cordes flirtent avec ivresse vers des sommets déjantés. "bb" est un joyeux instrumental. Talonnées par le piano du grand Henry Butler, les guitares explosent dans la joie. Chantée partiellement en français, "Sister Rose" baigne au sein d'une musique créole, exotique, toute droite sortie des Caraïbes. Nous restons au cœur de cette atmosphère des îles, très latine, pour aborder "Black Maria". Sans aucun doute le sommet de l'album pour sa richesse et sa beauté mélodique. Un état de grâce qui se prolonge tout au long de l'atmosphérique "Chinook".