Death Valley Girls de retour sur terre

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Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

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Daddy Longlegs (Canada)

The devil's in the details

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Daddy Longlegs est considéré comme un groupe de garage. Il nous vient de Waterloo, dans l'Etat d'Ontario, au Canada. Fondé en 2001, il a décroché un Maple Blues Award (César du blues canadien), en 2008. Le line up réunit le chanteur/guitariste Mike Elliott, l’harmoniciste Chris ‘Junior’ Malleck, le bassiste Steve Toms et le drummer Jeff Wagner. Les musicos revendiquent comme influences majeures, les spécialistes du West Coast blues, comme Rusty Zinn, le regretté Nick Curran, les Fabulous Thunderbirds, Red Devils, James Harman et Little Charlie and the Nightcats. "The devil's in the details" constitue leur 5ème opus.

L’elpee démarre par le titre maître. Un brûlot à l’impact direct. Les sonorités primaires dispensées par la guitare me rappellent les Red Devils. La voix est caractéristique des ‘garage bands’. L’harmonica est plutôt détonnant. "Your love is killing me" élève le tempo. Chris Malleck est incapable d’attendre son tour et aligne une série de notes torrides, explosives. Il est rapidement relayé par Elliott qui n’hésite pas à en remettre une couche. Mike chante, d’un timbre à la fois perçant et émouvant, le blues lent "Lonely". Sa sortie aux cordes est bien plus parcimonieuse, face aux interventions graves et écrasantes de la section rythmique. Guitare et harmonica se conjuguent pour attaquer le nerveux "Borrowed time". Wagner en profite pour s’exciter sur ses fûts, alors que Malleck nous réserve un solo plein de dynamisme. Shuffle menaçant, "40 hour wreck" est balisé par le travail rythmique de la guitare. Une compo qui brille par sa cohésion. Manifestement la formation canadienne prend plaisir à nous faire partager sa musique."Easy for me" adopte le rythme du Chicago Westside originel. La voix se déchaîne sur "Get drunk and be someone", du pur rock'n'roll, très jump, au cours duquel Chris souffle dans son harmo comme un possédé alors que Mike semble hanté par le regretté Hollywood Fats. Ralentissement de tempo pour "You wonder", une plage qui baigne au sein d’une atmosphère lourde et au cours de laquelle la guitare se charge de reverb’. Malleck aborde le thème musical de "Summertime" dans sa partie libre à l'harmonica. "The one" lorgne à nouveau vers les Red Devils de Lester Butler. Le rythme est hypnotique et la six cordes totalement déjantée. "Half pint" nous replonge dans le West Coast jump. De bonne facture, cet opus s’achève par un blues acoustique intitulé "Dug my own grave".