Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

logo_musiczine

La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

Davey Lee Goode

Livin´ in Oblivion

Écrit par

"Livin´ in Oblivion" constitue le dernier album de Davey Lee Goode. Un opus beaucoup plus personnel, car il réunit 12 compositions du leader et deux reprises, au sein d'un univers sonore incontestablement plus travaillé. Chez ses Bad Cats, il ne demeure plus que Gill et le percussionniste Brendon Frail. Eric Rolheiser, un nouveau bassiste a pris place au sein du nouveau line up ; mais le piano de Fingers Fred a malheureusement disparu.

L'album s'ouvre par le titre maître. La rythmique est sculptée dans le boogie et la reverb du son très réussie. Autre boogie, "Creepin' up on me" permet à Davey Lee d'étaler tout son talent sur ses Gibsons et autres Gretschs. Presque folk, "Two wrongs don't make it right" privilégie l'instrumentation acoustique. Surprenant ! L'énergie refait surface pour "Lonely nights". Gill chante sur un riff de guitare. Le solo de guitare est tout en réverbération contrôlée. "Ain't nothin' true about you baby" est un roots rock. Du rockabilly assagi, ralenti. Davey, Gill et Eric chantent en chœur ; mais les registres sont différents. Un exercice de style très réussi, un rien doowop. Davey joue du bottleneck acoustique pour accompagner la voix de Gill sur "Houndin' round my door". "You're all I want" est un autre boogie assez plaisant. Chanté par Gill, il bénéficie du concours de Kim, jeune invitée, à la guitare. Moins immédiat que le premier, ce 2ème album correspond davantage à la personnalité de son leader. Pourtant, les deux reprises de l'album sont sans doute celles qui m'ont le plus impressionné : "Bo Diddley" d'Elias McDaniel (NDR : alias Bo Diddley) et une version speedée, assez hard dans la démarche, du "Rollin' and tumblin" de Muddy Waters. Nul doute que les Bad Cats doivent déménager sur les planches. S'ils passent près de chez vous, ne les manquez surtout pas. Alors que l'album est prêt à s'achever, Mr Goode retrouve sa vitalité comme par enchantement. Il remet le couvert et dispense un nouveau rockabilly intitulé "Let's find a place to rock". Dernière plage, "This ain't no blues" est taillé dans le blues lent acoustique ; une compo qui met en exergue le très bon travail de Ronnie Hayward à la basse acoustique.

Davey Lee Goode

Gonna rock my blues

Écrit par

Davey Lee Goode est un chanteur guitariste. Un Canadien basé à Calgary, dans l'Alberta. Pour enregistrer " Gonna rock my blues ", il s'est entouré de ses Bad Cats, parmi lesquels figure sa compagne : la charmante Gill Goode. La chanteuse du groupe. Elle avoue beaucoup aimer Big Mama Thornton, mais aussi Lulu et Brenda Lee. De son vrai nom David L. Goodhead, le leader a longtemps écumé les scènes européennes. Il a ainsi notamment sévi chez les Blue Caps de Gene Vincent ou encore derrière l'excentrique Screaming Lord Sutch.

L'elpee s'ouvre par la reprise du "Rock me" de Muddy Waters. Le riff est imprimé par une guitare primaire qui remplit bien son rôle. La voix de Davey accentue ce côté assez sale, pendant que l'orgue de Fingers Fred se complait dans un rôle de second couteau, à l'arrière. Davey Lee doit être un rocker dans l'âme. Il est sur son territoire pour l'attaque rythmique du "You can't judge a book", avant que ce fameux Bo Diddley beat ne surgisse au détour. Le son est excellent, sans aucune fioriture. Il embraie par "Bad little girl", un titre qui balance furieusement. La rythmique est rock. Pas de doute, l'homme a ses racines dans le rockabilly. Gill prend le relais aux vocaux pour aborder un autre canon : "Money (That's what I want)". Elle chante sans grande conviction ; mais qu'est-ce que la guitare et le rocking piano de Fred assurent derrière ! Big Bill Broonzy avait écrit "Diggin' my potatoes" pour Washboard Sam. La cover reçoit ici un traitement 100% rockabilly. Malgré deux faux départs, on peut déceler cette énergie débordante que les Rolling Stones infligeaient au traitement des classiques, à leurs débuts. "All I can do is cry" renoue avec le rockabilly pur. Mr Goode chante très rythmiquement le "Kokomo me baby" de Fred McDowell ; seul en s'accompagnant d'une guitare acoustique. Notre rocker canadien s'attaque au classique des Shadows, "Apache". C'est une surprise ! Mais cette version surf rock, rehaussée par les percussions de Brendon Frail, est de bonne facture. Deux plages ont été écrites par Davey : "Gonna rock my blues" et "Somethin' bad goin' down". Très boogie, la première est parcourue par le piano insatiable de Fred. Mais Goode n'oublie pas de remettre une solide tranche de cordes. Dans le même registre, la seconde baigne au sein d'une atmosphère que dégageait naguère une formation que j'adore : les Flamin' Groovies. Gill chante une bonne version de "Fever". Il injecte des touches de jazz et de swing dans l'accompagnement partagé entre guitare, piano et la basse acoustique de Pan. La reprise cajun (NDR : avec accordéon et harmonica) de "Nothin' but fine (fine fine)" apporte une petite touche d'originalité dans la programmation. Cet album de bonne facture s'achève par une version speedée (NDR : cette guitare trashy !) et combien dynamique de "These boots are made for walkin" ; Gill se réservant le rôle de Nancy Sinatra...