Un clip corrosif pour Ministry

Il va sans dire que Ministry n’a jamais été un grand fan de « Hair Mussolini », surtout maintenant qu’il bombarde le peuple américain presque quotidiennement avec des inepties générées par l’IA et destinées à se mettre en avant. Al Jourgensen et ses acolytes…

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Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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David Thomas Broughton vs. 7 Hertz

David Thomas Broughton vs. 7 Hertz

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Pour son nouvel EP, le musicien David Thomas Broughton a fait appel aux expérimentations du quatuor de Leeds, 7 Hertz. En cinq morceaux étalés sur un petit plus d’une heure, Broughton donne tout son sens au mot ‘urticaire’. Bien que le talent des musiciens de 7 Hertz soit incomparable, les envolées de violons et de basses communiquant sans aucun mal la chair de poule, la nouvelle œuvre de David Thomas Broughton souffre, ironiquement, de sa propre présence. Les vocalises irritantes de l’homme gâchent l’entièreté de la plaque et diminuent les efforts de 7 Hertz dans leur quête de transcendance. L’œuvre éponyme des collaborateurs partait pourtant d’une session d’enregistrement spontanée qui aurait pu être prometteuse si l’une des deux parties s’était désistée. Mais malgré ses affreuses intonations, on saluera tout de même la maîtrise de l’interprète dans la juxtaposition de ses vocalises sur des mélodies entièrement improvisées. De plus, lorsqu’il ne manie que la guitare, les élucubrations de Broughton se marient à merveille à celles du quartet. Ce dernier point laisse ainsi penser que cet ouvrage aurait gagné à n’être constitué que de plages instrumentales… 1 pour 7 Hertz, 0 pour Broughton.

David Thomas Broughton

Guide to Insufficiency

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La chaleur nous caresse le visage. Au loin, le soleil disparaît, tout doucement, se tâtant, cherchant comme toujours consolation à l’autre bout du globe. Le pas léger, nous avançons vers ces reflets orangers. David Thomas Broughton vient de composer « The Complete Guide to Insufficiency », bande son idéale de cette fin de journée ensoleillée. Par la grâce de cinq chansons en lévitation, Broughton se rapproche de Nick Drake et John Fahey, deux génies d’un siècle passé. Comme si Anthony (& The Johnsons) abandonnait son piano pour fredonner au gré d’une guitare folk. Enregistré en une seule prise sous la nef d’une église de la banlieue de Leeds, ce disque convoque la quiétude en toutes circonstances. Les agressions, les échauffourées et les colères meurent dans l’univers esquissé par David Thomas Broughton. Ne subsistent ici que l’amour, la mélancolie et l’espoir de meilleurs lendemains. Coups de cœur aux édifiants « Ambiguity » et « Unmarked Grave », véritables bénédictions musicales. Broughton chante à la mémoire de John Peel. Là-haut, l’animateur de la BBC affiche certainement un large sourire : le soleil approche. Un nouveau jour se lève.