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Miossec simplifie…

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Dayna Kurtz

American Standard

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Dayna Kurtz a littéralement bluffé la presse spécialisée en 2006 lors de la publication de son grandiose « Another Black Feather (For The Wings Of A Sinner) », un disque d’une intensité rare. Quatre ans plus tard, l’espoir de voir ce classique jouir d’une succession digne de ce nom s’évanouit au moment où « American Standard » rejoint les bacs. La richesse des mélodies à la fois introspectives et cathartiques d’« Another Black Feather » sont délaissées au profit d’un son résolument Americana. Ce qui n’est pas un mal en soi. Mais l’inspiration de la dame semble être confrontée à ses limites.

Un fait d’autant plus avéré que les morceaux les plus réussis de ce nouveau recueil émanent de la plume d’autres artistes (« Here Comes A Regular » des Replacements, « Don’t Go Down » d’Elliott Smith et « Lou Lou Knows » de Slim Willet). Pour le reste, les arrangements sont d’une banalité ultra-décevante et l’intervention de Keren Ann au sein des chœurs ne change pas la donne. Des écrits de la singer-songwriter à la voix grave, seule l’interprétation a capella du très court « You Fine Girl » évoque la Dayna Kurtz qui a fait fondre les critiques quatre années auparavant. Dommage !

Dayna Kurtz

Another Black Feather (For The Wings Of A Sinner)

Écrit par

Ne tournons pas autour du pot. Les Hollandais, qui ont tout compris, l’ont adoptée depuis quelques années. Il est désormais du devoir de notre humble pays de réserver un accueil digne de ce nom à cette incomparable artiste. Dayna Kurtz est en deux mots une révélation. Avec un C.V. répertoriant déjà cinq albums et un DVD, il est difficile à croire que l’on n’ai que peu, voire jamais, entendu parler d’un tel talent. La dame, ayant saisi toute l’étendue de notre ignorance, nous offre une chance de nous rattraper après avoir écouté ce surprenant « Another Black Feather ». Porté par une voix androgyne imprégnée de whisky et de cigarettes, le recueil emporte l’auditeur dans un voyage introspectif à travers une Amérique redéfinie. Déchirée par des passions antagonistes, Dayna Kurtz dépeint une nation aux paysages chatoyants sur « Nola », ode à la beauté de la Nouvelle Orléans, et l’intime « Banks Of The Edisto », traçant délicatement les contours de la Caroline Du Sud. La New-yorkaise laisse ensuite éclater sa colère sur un frémissant « It’s The Day Of Atornement, 2001 » aux accents bohémiens, constat affligé et affligeant d’une société post-11 septembre, celle dans laquelle nous devons vivre aujourd’hui, corrompue par la religion, les guerres qu’elle entraîne et toute la connerie de ces hommes qui s’en frottent les mains. ‘They can all go to hell if there is such a thing !’ a-t-on envie de hurler en chœur avant de laisser le sulfureux « Showdown » calmer le jeu. Version jazzy d’un classique de Johnny Cash, « All Over Again », hommage qui n’a gardé de l’original que les paroles, confirme la virtuosité de l’artiste qui clôture son chef-d’œuvre sur « The Miracle », dont les arrangements feraient pâlir de jalousie un certain Ryan Adams. Entre blues, folk et jazz, « Another Black Feather » est à écouter les yeux fermés pour en apprécier toute la splendeur.

Dayna Kurtz

Beautiful Yesterday

C’est marrant : il y a deux ans, dans notre chronique du dernier album de Dayna Kurtz (« Postcards From Downtown »), on décrivait la chanson « Last Good Taste » en ces termes : « … entre Sade et l’‘I’m Your Man’ de Leonard Cohen... ». Une reprise qui, justement, se retrouve sur le nouvel album de l’Américaine ! Petit message, donc, à l’attention de Dayna Kurtz : Dayna, si tu nous entends, sache que nous sommes très fiers d’avoir pressenti deux ans à l’avance le track-listing de ton dernier album. Il est temps pour nous de prouver aux derniers réfractaires que Musiczine est décidément à la pointe de l’actualité musicale, et en avance sur son temps. Oui, chers lecteurs, ayez l’obligeance de nous laisser, pour une fois, nous gargariser de notre incroyable clairvoyance. Dayna, tu ne liras sans doute jamais cette review, et c’est bien dommage, mais sache que pour ton prochain album, une concertation avec notre équipe de rédaction serait des plus opportune. Pour éviter tout autre couac, tache dès à présent de nous réserver une ligne dans tes remerciements. « Aux rédacteurs de Musiczine, qui m’ont donné l’idée de reprendre – au hasard – Justin Timberlake ». Hit mondial. Reconnaissance amplement méritée. ‘Dayna Kurtz, la nouvelle diva de la country music’, titre le Times en 2006. ‘Je ne remercierai jamais assez l’équipe de Musiczine pour ses précieux conseils’, déclare-t-elle dans le Mojo. ‘C’est un petit webzine de Belgique, je crois… Ils font du bon boulot’. Enquête des kadors de la rock critic anglo-saxonne. ‘Musiczine : le secret le mieux gardé de la toile musicale. Un dossier de Nick Kent’. A tchao bonsoir, et continuez à nous lire chaque semaine.

Dayna Kurtz

Postcards From Downtown

Cette Américaine pure souche traîne sa steel guitare et sa voix burinée (masculine ?) sur les scènes country depuis 10 ans, en " backing " de Chris Whitley et d'autres (lone) stars de Nashville. Il aura donc fallu bien des tournées de rodage pour que la belle se jette enfin à l'eau, ou plus exactement en solo : " Patience est mère de sagesse " dit le proverbe… C'est peu dire, tant ce " Postcards… " fait montre d'un talent hors pair, celui d'une femme mature qui sait transcender le genre (la country, donc) pour lui redonner une nouvelle jeunesse. Waltz entre Nina Simone et Jonie Mitchell (" Fred Astaire "), soul acariâtre à la Meshell Ndegeocello (" Somebody Leave A Light On "), country-rock sonnant la rencontre entre PJ Harvey et Neko Case (" Postcards From Downtown "), miaulements dignes d'un Jeff Buckley qui aurait trop écouté son père (" Miss Liberty "), bluette Bagdad Café (" Last Good Taste ", entre Sade et l'" I'm Your Man " de Leonard Cohen), carbone 14 de blues 'tomwaitsien' (le beau " Paterson "… qui vire tex mex après quatre minutes) : Dayna Kurtz jongle avec les styles sans jamais tomber dans l'exercice de style prétentieux. S'il nous faudra patienter encore 10 ans pour la suite, on saura prendre notre mal en patience : mieux vaut la qualité que la quantité. Ou plutôt : mieux vaut une Diana Kurtz sporadique que dix Shania Twain prolifiques.