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De Vets

De tattoos van de blues

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Lorsque Daniel Droixhe, alias Elmore D, chante le blues en patois liégeois, certains s'interrogent. Je les comprends. Les Vets ont décidé de chanter leur blues en flamand. J'apprécie énormément mes compatriotes flamands. A la fois pour leur culture et leur ouverture d'esprit. Mais chanté dans la langue de Vondel, le blues passe très mal ! Ce qui est vraiment dommage, car les Vets sont capables d'atteindre un niveau musical très élevé. Est-il nécessaire de vous présenter leur line up ? Parce que les Vets ne manquent pas d'humour : Pim Vets au chant et à l'harmonica, Pat Vets à la guitare, Wim Vets à la basse et, bien sûr, Stan Vets aux drums. En outre, nos Vets ont tout composé, alors qu'en réalité ils répondent sûrement aux patronymes de Roegiest, Winnepenninckx et puis, pourquoi pas de De Cort, Fievé, de Habils ou encore de De Groef. Sacrés Flamands! Et nos Vets, croyez-moi, connaissent la signification du blues.

Dès l'ouverture, un shuffle vous attend au détour pour un "Dat komt voor mekaar" dont l'assise rythmique est d'une solidité à toute épreuve. Très enlevé et inspiré par Little Walter, "Goed raak" est exécuté à l'harmonica comme un R.J Mischo en grande forme. Ils sont également susceptibles de swinguer le tonnerre. Et d'évoluer sur un mode très jump. A l'instar de "Liefde maakt blind" (l'Amour rend aveugle) et de "Verdorie nog aan toe". Ils jouent aussi superbement le blues. Et je pense tout particulièrement à "Je staat me bij". Le Chicago blues ? Ils excellent également, en l'imprimant sur un tempo très élevé. Comme sur "De droom fabriek" et the "Dream factory", illuminé par une superbe intervention à l'harmonica. Et je vous prie de croire que le guitariste sait gratter ! L'instant suivant, les Vets jouent le Texas blues comme les Fab T-Birds. "Pak de poen", une espèce de "Fine, fine, fine" au tempo percutant et au dynamisme communicatif en est la plus belle démonstration. Il sont aussi capables de sonner comme Little Charlie & the Nightcats, en alignant de toutes bonnes répliques dignes de Rick Estrin ou de Charlie Baty. C'est évident chez "Terug naar je wereld" et "Back to your world". Cet opus s'achève, sans surprise, dans le Delta ; une slide ou un dobro bien immergé dans le Mississippi. Nonobstant la réserve due au côté guttural de la langue, " De tattoos van de blues " demeure un tout bon album ; et la plage titulaire, délicatement cuivrée, reflète parfaitement le potentiel de la formation.