Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

logo_musiczine

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (8 Items)

Devon Allman

Ride or die

Écrit par

Agé de 44 ans, Devon n’est autre que le fils de Greg Allman. Et sa carrière est déjà bien remplie, puisqu’au cours des dernières années, il a participé successivement aux aventures de  Honeytribe, Royal Southern Brotherhood et son Devon Allman Band.

Il a enregistré son nouvel opus à Nashville. Lors des sessions, il a reçu le concours de musiciens locaux. Et pas des manchots ! En l’occurrence, le drummer Tom Hambridge, le claviériste Kevin McKendree et le second gratteur Tyler Stokes. Ce dernier cosigne, en compagnie de Devon, cinq plages du long playing.

Agressif, "Say your prayers" ouvre les hostilités. La voix de Devon est aisément identifiable. La guitare, largement amplifiée et torturée. Plage soul, "Find ourselves" ne manque pas de charme. Bien rythmée, cette compo est tapissée par l’orgue et traversée par le saxophone de Ron Holloway ; mais surtout, se distingue par une très belle sortie sur les cordes. Les choses sérieuses peuvent commencer. Bien construit, "Glaxies" est un morceau au cours duquel tous les instruments sont bien en place, que ce soit l’orgue de McKendree, les percussions de Hambridge et cette guitare qui colle parfaitement à la voix chaude et émouvante de Mr Allman. Les sonorités frémissantes d’une talk box guitare illuminent "Lost", une jolie ballade qu’interprète Devon –qui a alors opté pour la sèche– d’une voix empreinte de sérénité et de passion. Tom Hambridge signe le r&b remuant "Shattered times". La gratte est à la fois éclatante et gourmande. Ballade animée, "Watch what you say" autorise des envols classieux et chargés de feeling des cordes, tout en prenant soin de bien préserver le sens mélodique. Et la partie rythmique assurée par Stokes est vraiment remarquable. Un grand moment ! Les cordes acoustiques servent de trame à "Vancouver", une autre ballade judicieusement fréquentée par le saxophone de Ron Holloway et le violon de Bobby Yang. Bénéficiant d’excellents arrangements, "Pleasure & Pain" est une plage à la fois tendre, cool et atmosphérique. Kevin McKendree siège derrière le piano électrique pour "Hold me", un titre qui met bien en valeur le chant. Cordes acoustiques, violon et orgue alimentent le très roots "Live from the heart". Le violon berce l’élégant "Butterfly girl". Issu de la plume de Robert Smith, l’atmosphérique "A night like this" achève le long playing.

 

Devon Allman

Ragged & dirty

Écrit par

Ce chanteur/guitariste porte un nom de famille prestigieux ; et pour cause, c’est le fils de Gregg (la voix de l’Allman Brothers Band). Agé de 42 balais, Devon a vécu à Corpus Christi (Texas) et à St Louis (Missouri). Il a également participé à l’aventure du supergroupe Royal Southern Brotherhood. Auparavant, il drivait Honeytribe, une formation fondée en 1999 et responsable de deux elpees, "Torch" et "Space age blues". Depuis 2012, Devon a embrassé une carrière individuelle. A son actif, deux long playings : "Turquoise" paru en 2013 et ce "Ragged & dirty", publié ce 20 octobre.

Pour enregistrer ce nouvel opus, il s’est rendu à Chicago, au sein du studio Joyride, un disque qui a été réalisé sous la houlette du notoire Tom Hambridge, également préposé aux drums et aux percus. Lors des sessions, Devon a reçu le concours d’excellents musiciens locaux, dont le claviériste de Buddy Guy, Marty Simmons et Giles Corey, un guitariste qui a publié cette année l’LP "Stoned soul" sur le label Delmark. Hambridge signe plusieurs plages, et tout particulièrement les trois premières.

"Half the truth" débute en force. Devon est au micro. Sa guitare est en embuscade. Et la sonorité de ses cordes est tranchante, alors que l'orgue Hammond de Simmons colore et densifie l’ensemble. Chanteur texan de country et de blues Lee Roy Parnell cosigne "Can't love em all", une plage qui évoque instantanément l’Allman Brothers Band. La voix de Devon est proche de celle de son père et très affûtée, sa gratte semble hantée par feu son oncle, Duane Allman. Remarquable ! Giles Corey se réserve la sèche sur "Leavin'", une excellente piste au cours de laquelle le solo sur les cordes n’est –à la surprise générale– pas accordé par Devon, mais son ami australien Bobby Schneck Jr. Sculptée dans la soul, "I'll be around" est un hit des Spinners datant de 1972. La chanteuse de Memphis, Wendy Woten et Mr Allman s’échangent des vocalises tout au long de cette cover. "Traveling" est issu de la plume de Devon. Enfin ! Un blues funky qui lorgne vers le Royal Southern Brotherhood. Tom étale toute sa dextérité aux percus et les interventions de guitare sont plutôt agressives. Longue plage instrumentale, "Midnight Lake Michigan" ressemble à une jam languissante. Le timbre vocal lugubre et réverbéré affronte l’orgue de Marty, alors qu’audacieuses, les sonorités de cordes opèrent un va et vient permanent. En passant de l’orgue au piano, le climat devient plus atmosphérique. Issu de la plume d'Otis Taylor, "Ten million slaves" est une très ancienne compo. La version est particulièrement offensive. Très puissante, la voix est épaulée par une gratte déjantée, aventureuse. Une voix caverneuse hante "Blackjack heartattack". Les cordes sont acérées, incisives, corrosives. Tom a encore épaissi son jeu aux percus. Un petit joyau ! Blues lent, "Back to you" libère une sapidité soul, suite au retour de Miss Moten au micro. Sammon est aux ivoires, pour "Times have changes", un blues roundhouse qui rocke. Le "Ragged & dirty" de Luther Allison est un blues funky d’honnête facture. M’enfin, difficile de faire mieux que la version originale. Tom et Devon échangent un duo, le premier à la Resonator et le second au xylophone, tout au long de "Leave the city", une piste qui clôt ce superbe opus…

 

Devon Miles

We may lack time, but we don’t waste it

Écrit par

Devon Miles est le personnage joué par Edward Mulhare, dans une série télévisée diffusée au cours des 80’s, K-2000. Et il a été choisi comme patronyme par un quatuor français en 1999, un quatuor originaire d’Orléans.

Influencé par l’emo-core et le noise-rock, styles en vogue au cours des 90’s (NDR : pensez à Fugazi et At The Drive-In), Devon Miles a notamment partagé la scène avec des grosses pointures de l’indie-rock indépendant français comme Döppler ou Ventura, Pneu ou encore Ed Wood JR. Ce qui lui a permis d’acquérir, au fil des années, de l’expérience.

Mais malgré 14 années d’existence, « We may lack time, but we don’t waste it » constitue leur tout premier album. Auparavant, le groupe n’avait publié que quelques Ep’s et démos. Pour enregistrer cet elpee, il n’a pas lésiné sur les moyens puisqu’il a bénéficié du concours de Nick Zampiello et Rob Gonnella (Torche, Against Me !, Isis, Cave In,…) au mastering.

Et le résultat tient la route. En moins de 30’, la formation propose neuf morceaux de noise/rock abrasifs. Et vu la durée du disque, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Sans pour autant révolutionner le genre, le combo français laisse clairement transparaître ses influences. L’énergie est palpable, viscérale. Les riffs de guitares sont bien sentis. Et la voix du chanteur est à la fois ample et agréable. Néanmoins, quoique de bonne facture, ce « We may lack time, but we don’t waste it » n’a pas l’envergure des classiques du genre ; et à ce titre il risque fort de se révéler éphémère…

 

Devon Allman

Turquoise

Écrit par

Si vous aimez le blues, le southern rock ou toute forme de jam session, vous ne pouvez être insensible à tout ce qui touche à la famille Allman. Devon est le fils de Gregg, leader charismatique et intemporel de l’Allman Brothers Band. Originaire de Corpus Christi (NDR : c’est au Texas), il est âgé de 40 balais. Il a été élevé par sa mère, Sjhelley Kay Jefts, mais il a hérité des gènes musicaux de son père.

Il opère ses débuts au cours des années 90. A l’époque, il vit à St Louis, dans le Missouri. Il adoptera un style plus franchement blues, à partir de ses trente ans. Son album favori était "Layla" de Derek and the Dominoes. Eric Clapton en était le leader, mais le groupe pouvait aussi compter sur l’oncle de Devon, Duane Allman, virtuose de la guitare slide. En 1999, il fonde Honeytribe, une formation qui va s’accorder une pause dès 2001, avant de reprendre le collier dès 2005. Au fil des ans, il se produit aux quatre coins du monde. Il publie également deux albums, "Torch' en 2006 et "Space age blues" en 2010. L'année suivante, il rejoint le Royal Southern Brotherhood, un supergroupe de blues rock, au sein duquel militent le chanteur/percussionniste Cyril Neville (NDR : il est issu de la Nouvelle Orléans) et le très prometteur chanteur/guitariste Mike Zito. Le combo grave un elpee éponyme en mai 2012. Mais déjà, fin du mois de septembre, il entre en studio à Memphis, sous la houlette de Jim Gaines, pour enregistrer son premier opus personnel : "Turquoise". Lors des sessions, il a bénéficié du concours d’une section rythmique, soit le drummer Yonnico Scott et le bassiste Myles Weeks, mais également de quelques invités.

"When I left home" ouvre le bal. Une chanson inspirée par la bio de Buddy Guy. Du roots rock de toute bonne facture. La voix rappelle celle du père, mais en moins ravagée. Il est épaulé par Luther Dickinson des North Mississippi All Stars, à la slide. Et ses interventions sont limpides. Mike Zito cosigne "Don't set me free", une excellente ballade soul blues, hydratée par l'orgue Hammond de Rick Steff (de Lucero) et enrobée de chœurs, autorisant une sortie de cordes très cool. "Time machine" est une chanson douce, atmosphérique. Les cordes acoustiques épousent parfaitement la pureté du chant. "Stop draggin' my heart around" est un des sommets de l’elpee. Devon, de son timbre nasillard, et la délicieuse Samantha Fish (NDR : une autre artiste hébergée sur le label Ruf), se partagent un duo tout au long de cette remarquable composition issue de la plume de Tom Petty. Des rythmes latins et africains alimentent "There's no time", une piste caractérisée par des sonorités de guitare réminiscentes de Carlos Santana. Imprimé sur un mid tempo, "Homesick" est un blues rock qui s’illustre par une sortie de cordes originale. Devon dédie "Into the darkness" à son fils Orion, une ballade qui bénéficie du concours de Ron Holloway au sax ténor (NDR : cet ex-Dizzy Gillespie est membre du Warren Haynes Band). Et la dernière ballade, "Turn off the world", baigne dans un climat éthéré…

 

DeVotchKa

100 Lovers

Écrit par

DeVotchKa est probablement un des joyaux les mieux cachés de l’Arizona. Et pour cause, malgré un relatif anonymat, au sein duquel le groupe était tombé après avoir acquis un succès éphémère en composant la BO du film attachant ‘Little Miss Sunshine’, réalisé par Valerie Faris et Jonathan Dayton, la formation continue de publier d’excellents albums. Un long métrage qui leur avait d’ailleurs valu un Grammy Awards.

« 100 Lovers » constitue déjà le cinquième opus des Américains. Au menu : rock lyrique influencé tant par la musique de l’Est, mexicaine (« Ruthless », « Bad Luck Heels » et « Contrabanda ») que moyenne-orientale (« The Common Good »). Pourtant, DeVotchKa ne se contente pas de piller le folklore mondial, mais simplement de lui donner une autre dimension. Pas étonnant de retrouver, dès lors, le producteur de Calexico, Craig Schumacher, aux manettes ! Le combo de Tucson est d’ailleurs également venu donner un petit coup de main, lors des sessions d’enregistrement. Mais également Mauro Refosco, un percussionniste qui bosse régulièrement pour Thom Yorke et David Byrne. Et en particulier sur l’instrumental « Sunshine » et le bouleversant « The Alley », deux plages au cours desquelles ses interventions apportent un véritable vent de fraîcheur. Pourtant, le climat de l’elpee s’avère moins world que sur les précédents long playings, mais aussi plus tourmenté. Plus riche aussi. A cause des arrangements luxuriants (violons, violoncelles, trompettes, saxo, chœurs, accordéon, synthés, guitares mariachi, …) Nous entraînant au cœur d’un paysage cinématographique de toute beauté, « The Man From San Sebastian » est balayé par une nuée de cordes, envolées empreintes de mélancolie sur lesquelles vient se poser le timbre unique et gémissant d’Urata.

Œuvre dont le tracklisting est particulièrement équilibré, « 100 Lovers » est excellent d’un bout à l’autre. Un retour gagnant, après le légèrement décevant « A Mad & Faithfull Telling ». Manquait plus qu’un single euphorisant et le tout était parfait… 

Devotionals

Devotionals

Écrit par

Si le patronyme de Devotionals ne vous dit rien, celui de Tyson Vogel vous rappelle peut-être quelque chose. Et pour cause, il s’agit du drummer de Two Gallants. Pour concocter son premier opus solo, le Californien s’est bien entouré, puisqu’il a reçu le concours du violoniste Anton Patzner (NDR : impliqué notamment chez Bright Eyes et Judgment Day), du batteur Jeff Blair ainsi que du vibraphoniste de Honeycomb, Andrew Maguire.

A l’instar de Two Gallants, la musique proposée par Jason sur cet elpee, évolue également au cœur d’un univers sis à la croisée des chemins du folk et de la country ; mais hormis sur « Misericordia », un morceau absolument sublime, l’expression sonore est essentiellement instrumentale. Ténébreuses et atmosphériques, les compos tombent cependant parfois dans le mélo. Tout particulièrement sur « Swell To The Invitations Of the Sky », chanson balayée de violons gémissants. Certaines plages évoquent davantage un Ennio Morricone contemporain. Et pourraient même servir de bande originale à un western. D’autres encore souffrent d’un excès de minimalisme et ne parviennent jamais à décoller. Et je pense tout particulièrement au titre qui ouvre le disque, «  Toll and Toy », et « Toil pt 2 ».

Si le post-rock acoustique de cet LP éponyme ne manque pas d’allure, à cause de la parfaite maîtrise des instruments affichée par Tyson Vogel et ses compagnons, ni de créativité, il faut espérer que le projet puisse mûrir, afin de se différencier davantage de Two Gallants. Une chose est sûre, Devotionals a tout pour plaire. 

Devo

Something For Everybody

Écrit par

Devo a marqué de son empreinte toute la scène punk-new wave. Surtout à la fin des 70’s. Responsable d’une musique extravagante, satirique et grinçante, le quatuor américain (NDR : issu d’Akron, dans l’Ohio) a planté dans les charts, à cette époque, deux hits : la cover du « (I can’t get no) satisfaction » des Stones, devenu, l’hymne d’une génération et « Whip », qui symbolisera un sommet de la ringardise et de la loufoquerie. Si les combos de nerds sont de plus en plus représentés, Devo n’y est certainement pas étranger. Et pourtant, la suite de sa carrière, émaillée de séparations, de reformations et de changements de line up, n’a plus intéressé grand-monde. Enfin si, mais à travers les projets individuels des artistes. Notamment Mothersbaugh en écrivant et produisant de la B.O. pour télévision, jeux vidéo, dessins animés et films d'animation. En 2009, le combo de Mothersbaugh et Casale a décidé de reprendre du servie en ressortant les chapeaux en dôme et la combinaison spatiale, pour le plus grand plaisir des fans ! Car trente ans plus tard (NDR : pardon quarante !), leur look n’a pas changé d’un poil. Mieux encore, les deux leaders sont parvenus à reformer la fine équipe du début. A savoir Bob et Bob, ainsi que Josh Freese (l’excellent drummer de studio). C’est donc une version Devo 2.0 à laquelle nous avons droit sur ce « Something For Everybody ». Et c’est probablement les oreilles des fanatiques qui vont le plus se régaler. Car autant être franc, Devo n’a toujours pas évolué. Les compos sont d’ailleurs relativement proches de celles de « Oh, no ! It’s Devo », paru en 1982. Les paroles sont toujours aussi tordues, le tempo est spasmodique et les sonorités de Casio 80’s continuent de canaliser l’expression sonore. Et à l’instar de « Whip It », paru sur « Freedom Of Choice », en 1980, Devo nous a réservé un tube potentiel sous la forme de « Fresh ». Il est déjà sorti en single et démontre que les Yankees, même quatre décennies plus tard, sont encore capables de torcher des hits ! C’est dansant, excitant et imparable ! Alors laissez-vous entraîner dans leur univers dadaïste. Bienvenue en absurdie ! 

 

Devon Allman

Torch

Écrit par

Lorsqu’on évoque la famille Allman, on pense immédiatement au célèbre groupe des frères Allman, une formation issue de Macon en Georgie, et dont le malheureux Duane, génie de la slide, est trop tôt disparu suite à un accident de moto. Depuis, son frère Gregg est devenu le leader incontesté de l’ABB. Devon est le fils aîné de Gregg. Il a vécu auprès de sa mère à St Louis, dans Missouri ; mais il a hérité des gènes musicaux de son célèbre paternel. Devon est devenu guitariste, comme son oncle, et il possède une voix rappelant manifestement celle de Gregg. En 1999, il fonde Honeytribe, mais abandonne le dessein dès 2001. Cependant, en 2005, il décide de réactiver le projet. Pour la circonstance, Devon est épaulé par Mark Oyarzabal aux drums, George Potsos à la basse et Jack Kirkner à l'orgue. La formation est sur la route depuis et a notamment ouvert les concerts de Gov't Mule, Little Feat, Cheap Trick et, bien entendu, de l’Allman Brothers Band. "Torch" constitue le premier album de Honeytribe. Il a été enregistré aux studios Ardent de Memphis pour le label LiveWire. Provogue se charge de la distribution européenne.

La plage éponyme ouvre l’opus. Une plage qui boute instantanément le feu aux poudres. Faut dire qu’une chanson qui s’intitule "Torch" est lourde de significations. Ce brûlot met en exergue le talent des différents acteurs ; mais surtout la guitare et l'orgue, comme chez l’ABB. Instrumental, "Mahalo" flirte avec les origines sudistes. Une plage que j’apprécie tout particulièrement. A cause de cette coloration sonore proche de Santana, et puis des accords bien en avant concédées par la Gibson Les Paul de Devon. Sans oublier l'orgue Hammond très lyrique soulignant chaleureusement la ligne mélodique. Cette remarque procède sans doute de la rencontre entre le fils Allman et du redoutable guitariste espagnol qui drive le Vargas Blues Band, en compagnie duquel il a tourné et enregistré. La voix de Devon n’est pas ravagée et rauque comme celle de son père, mais elle en a le timbre et la puissance. Ce chant est ainsi bien mis en valeur tout au long de la reprise impeccable de l'une des plus célèbres chansons de Bob Marley, "No woman no cry", un fragment au cours duquel la guitare bénéficie du concours de Pedro Arevalo, invité à la slide. Le jeune Allman signe "When I call home", une bien jolie ballade blues. Il la chante passionnément tout en se réservant une envolée très remarquée sur les cordes. "Perfect world" est un blues puissant aux accents volontairement dramatiques. Les riffs sont très appuyés. La section rythmique passe en force. Une situation idéale pour permettre enfin à la guitare de tenter l’aventure. A cet instant la voix de Gregg n’a jamais été aussi proche de l'organe paternel. Proche de l’ABB mais en plus coriace, "Mercy mercy" trempe dans le blues rock sudiste. Devon n'assure que la guitare rythmique, cédant le rôle de soliste à un invité prestigieux : le jeune Joe Bonamassa. Dans son style désormais bien connu, ce dernier en profite pour déverser une orgie de notes. Toujours aussi rugueux, "Something I know" pêche un peu par son excès de densité ; un titre cependant bien imprégné des claviers de Kirkner. Southern blues savoureux, "Heaven has no mercy" autorise la cohabitation entre le quatuor largement amplifié et la National steel slide d'Arevalo. Le spectre de l’Allman Brothers Band réapparait chaque fois que la Gibson de Devon est rejointe par la slide de Pedro Arevalo. "Why you wanna bring me down?" en est probablement la plus belle illustration. Mais le chemin est encore long avant de rivaliser avec le plus célèbre des jam bands sudistes. Bref intermède instrumental, "511 Texas Avenue" est uniquement interprété par Devon à la guitare acoustique. Cet album de bonne facture, mais trop court, s’achève par le vigoureux "Nothing to be sad about".