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Didier Super

Un adepte du second degré...

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Outre son traditionnel 'Burg'n'rock festival', le foyer socioculturel d'Antoing propose régulièrement des concerts fort intéressants. Ce vendredi 23 décembre, la chanson française 'fanfaronne' de Didier Super était à l'affiche. Elle a fait recette et salle comble. Une première fois sold out, ce spectacle avait dû être reporté. Motif invoqué : une blessure de la vedette imprévisible (NDLR : ou une blessure imprévisible de la vedette ?)

En première partie, les régionaux de Momo LaMana se sont montrés à la hauteur de leur réputation. Tantôt proches de Cramps, tantôt de Vive la Fête, ils ont revisité les années 80 à leur manière.

Didier Super est un artiste inclassable. Provocateur, adepte du second degré (et ce sont des euphémismes), il s'autoproclame chanteur engagé. Didier Super aime l'impro. La dérision aussi. A travers des textes qui abordent des thèmes dérangeants. Le tout en s'accompagnant d'une instrumentalisation minimaliste. Malgré ce côté dépouillé, Didier (Olivier de son véritable prénom) est parvenu à séduire le public et surtout à le faire rire. Sa présence sur scène n'est d'ailleurs pas sans rappeler Gustave Parking et autre Momo. Et si je devais malgré tout m'aventurer sur le terrain des références, je pourrais citer en vrac et sans trop risquer de me tromper : Léo Ferré, Pierre Desproges ou encore Rémy Bricka. Encore que parfois, il va un peu trop loin dans ses propos acerbes ; surtout lorsqu'il évoque les enfants maltraités ou les handicapés. A un tel point que s'ils ne parvenaient pas à prendre les choses au deuxième degré, les spectateurs dégoûtés pourraient quitter la salle ou lui coller une main sur la figure. Reste que, sans aucune apparition télé ni médiatisation, cette artiste originaire de Douai a réussi à se forger une solide réputation sur les planches. Entrecoupée de quelques escapades remarquées (NDR : comme celle accordée cette année à Dour), sa tournée française s'achevait donc … à Antoing ( ?!?!?). Généreux dans l'effort, Didier revenait même une première fois sur scène en compagnie des Twins Towers, avant de remonter une seconde fois sur l'estrade flanqué de son groupe 'mobile'. Les rockeurs ont ainsi pu apprécier ses reprises trash plutôt téméraires, fruit d'un mélange incongru entre classiques punk et variétoche (NDR : Joe Dassin, pour ne pas le citer). Une recette dont seul Didier Super possède le secret et qui a fait le bonheur des 300 spectateurs du pays blanc.

 

Didier Super

Vaut mieux en rire que s’en foutre II

Vaut mieux s’en foutre qu’écrire une critique de cet album (version pour les pigeons).

Didier Super

Vaut Mieux en Rire que s´en Foutre

Un bar dans les corons. Près du zinc un type en T-shirt jaune échancré gueule, guitare pourrie en bandoulière, qu’il ‘en a marre des pauvres’. Ce type, c’est Didier Super. Il chante la pourriture, le verbe Prisunic. Il gueule, plutôt. Farandole : ‘On va tous crever mais on n’en a rien à foutre’. Didier, Pas de Calais, la Vie de Jésus en plus trash : parfois, y en a, ils veulent le taper. Parce qu’il parle, dans ses chansons ( ?), de trucs abominables, avec un dixième degré que le mec poli pourrait ne pas comprendre. Les vieux, les cons, les majorettes, les catholiques, les péteux, les blondes, les pédophiles, et certains jeunes ? Tous pareils : ‘y en a des bien, mais quand même y en a qui font chier’. C’est dit sans rimes, sans détours, sans déconner : c’est Didier Super, un drôle de zigue qui renvoie Sttellla, les Bérus et Jean-Luc Ténia à leurs textes de tapettes. Didier, super ? A condition d’aimer rire des cons et de la connerie ambiante (y en a plein) au lieu de s’en foutre. Et de ne pas prendre ça trop au sérieux : quand même, y a des limites. La musique ? Sic. Du synthé de supermarché, pour un peu faire passer la pilule. Ca nous fait marrer, mais Didier, lui, il est pas content. C’est un punk, un vrai. Il a même son fan-club… Normal : ça fait tellement du bien d’entendre un type qui crache sur tout le monde, sans prendre des pincettes. On n’ose pas se l’avouer, c’est sûr… Pourtant on ne l’écoute pas en cachette : c’est le genre de disques qui fait bien poiler les potes, en somme. Merci à toi Didier, pour ce disque super… Même si on l’a pas acheté : on l’a reçu de ta maison de disques… Faut pas déconner, hein, pas vrai Didier ? Tu sais, nous, les journaleux bénévoles, on est des pauvres. Ben ouais, vieux, y en a marre. Qu’est-ce qu’on est con, quand même.