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Teethe : de la douleur au soulagement…

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Doug Deming

What's it gonna take

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Doug Deming est originaire de Detroit. Surtout notoire dans l’univers du blues, ce chanteur/guitariste puise pourtant son inspiration à de multiples sources ; et en particulier les racines américaines, le rockabilly, la country et le swing. Son blues est d’ailleurs largement teinté par les courants issus de la West Coast et du Texas. Il bourlingue depuis le début des années 1990. Il drive un backing band répondant au patronyme des Jewel Tones. En fait, une section rythmique réunissant le bassiste Andrew Gohman et le drummer Devin Neel. Son album précédent, "Falling through the cracks", était sorti en 2010. Il se produit le plus souvent en compagnie de l'harmoniciste Dennis Gruenling. Ils viennent ainsi d’enregistrer ensemble deux elpees, parus sur le label Vizztone. Deming possède un atout de plus que son ami Dennis : c’est un compositeur prolifique, il signe d’ailleurs huit des onze plages de ce long playing.

La plaque s’ouvre par le léger "What's gonna take". Tout est parfaitement en place. Les musiciens sont très soudés. Le tempo est indolent, paresseux, rappelant le climat humide des swamps louisianais. Remarquable harmoniciste, Gruenling souffle sobrement mais magistralement dans son instrument tout au long de "Think hard". Davantage rockabilly, "One good reason" est parcouru d’accents de contrebasse sautillantes, pendant que les deux solistes s'échangent quelques phrases bien maîtrisées. Place ensuite au swing. Mr Deming nous propose sa version du "Poison Ivy" de Willie Mabon, une compo qui remonte à 1954 (NDR : ne pas confondre avec celle signée par Leiber & Stoller" pour les Coasters). Gruenling tire son épingle du jeu sur l'instrument chromatique avant de mettre sur orbite les cordes du leader plongées dans un bain West Coast. Blues lent, "An eye for an eye" est largement inspiré par les sonorités du Chicago Southside de Muddy Waters. "I want you to be my baby" a valu un succès à Louis Jordan, en 1953. La reprise permet à Deming de réaliser une véritable performance vocale. Articulés à toute vitesse, les mots sont soulignés par l'harmonica insatiable de son pote. La piste est, en outre, ponctuée d'une sortie de guitare digne de Charlie Christian. L’ambiance au sein de laquelle baigne "No big thrill" évoque le Jimmy Reed au sommet de son art. Invité, Anthony Smith souffle dans les aigus. Sa maestria est diabolique !  Imprimée sur un mid tempo, "Lucky charm" ne manque pas d’élégance, les solistes rivalisant de sorties créatives… "A pretty girl" est une plage issue de la plume du compositeur/pianiste de jazz et blues, Buddy Johnson. Les Jewel Tones la restituent dans une atmosphère jazz, réminiscente du Cotton Club de New York! Ce festival de swing s’achève par "Bella's boogie", un instrumental percutant, théâtre des derniers échanges entre deux talentueux musiciens!

 

Doug Deming

Falling through the cracks

Écrit par

Doug Deming est un guitariste particulièrement talentueux. Il a même la grande classe. Il réside à Detroit, et a fondé son groupe en 1991. A l’époque il répondait au patronyme de The Blue Suit Band. Il puise ses principales influences chez ses anciens maîtres : T-Bone Walker et Charlie Christian ; et parmi les plus contemporains, Jimmie Vaughan et Ronnie Earl. Au fil du temps, la formation a changé de patronyme et s’est rebaptisée The Jewel Tones. Ce backing band a accompagné de nombreux grands noms du blues en tournée ; et notamment Louisiana  Red, A.C Reed, Lazy Lester, Johnny ‘Yard Dog’ Jones, Alberta Adams ou encore Johnny Dyer. Cet ensemble a publié son premier long playing en 2002. Produit par Rick Holmstrom, "Double down" était paru sur le même label, Mighty Tiger. Harmoniciste notoire, Greg Fingers Taylor avait d’ailleurs participé aux sessions d’enregistrement d’"Hi-Fi baby", le second elpee gravé l’année suivante. Mais également Doug Deming. Une œuvre qui avait été mise en forme par Kim Wilson.

Pour concocter "Falling through the cracks", Doug est épaulé par sa section rythmique, c’est à dire Bob Conner à la basse et Julian Van Slyke à la batterie. En outre, il a bénéficié du concours de quelques invités de marque, dont Kim Wilson, le redoutable harmoniciste Dennis Gruenling et le claviériste Bill Heid, un concitoyen qui s'est souvent illustré auprès de Johnny Bassett, un illustre bluesman issu de la Cité de l'automobile.

L'album s'ouvre dans le rythme. La voix de Doug est légère mais affirmée. L'harmonica du jeune et talentueux Dennis Gruenling talonne chacune de ses phrases avant de prendre le premier billet de sortie et de se lancer dans un envol long, mais de tout haut niveau. Excellent ! Doug prend le relais. Son solo bien cadencé surprend par son originalité. Un début très prometteur! Un autre souffleur introduit "Don't worry me (Part 1). Un certain Dave Morris. Cet ex- Big Dave and the Ultrasonics manifeste beaucoup de vitalité dans son jeu. Sa vitesse d'exécution est sans faille. Et il reproduit ce type d’intervention sur "Put it down", une compo directement issue des bayous! La formule trio classique attaque "Falling through the cracks" sur un riff rendu jadis célèbre par Magic Sam, au cœur du Chicago Westside. Et lors de cet exercice de style, Mr Deming nous donne une subtile leçon d'efficacité. A l’instar d’une plage hyper speedée, signée Jimmy Reed, "Momma didn't raise no fool" accueille un troisième souffleur : le grand Kim Wilson ; prouvant ainsi qu’il ne craint pas d'affronter ses jeunes rivaux. Changement de style pour "You changed" (NDR : évidemment !) Du R&B classieux balisé par l’orgue Hammond du maître claviériste de Detroit, Bill Heid. Doug affronte le swing, face à une section de cuivres sur "It was the wine", en s’accompagnant d’une guitare écorchée réminiscente du meilleur de Jimmie Vaughan. Mais ce n’est pas vraiment une surprise. Des cuivres toujours bien présents lors de l’indolent, très fin de soirée "Every night when I get home" ainsi que "No sense" dont le style swing jazz cabaret est entretenu par le piano de Bill Heid. Deming est aussi très susceptible de s’immiscer dans l’univers roots. A l’instar d’"Only time will tell", compo qu’il chante à la perfection. Plus Chicago blues, "I can't believe my eyes" met en exergue Kim Wilson, qui se sent T Birds comme à la grande époque. Doug et Kim reprennent "Don't worry me (Part 2)" en duo. Dennis Gruenlong refait surface lors de l'instrumental offensif "East side hop" ainsi que tout au long de "Whisper", une savoureuse plage saturée de swing. Et cette fête s’achève par "Heiding out!", un autre instrumental hydraté par l’orgue de Heid, dans un registre Memphis R&B ou si vous préférez très Booker T & the MGs. Un album 5 étoiles !