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Doug Jay

Under the radar

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Agé de 54 ans, Doug est chanteur/harmoniciste. Originaire de Floride, il s’est établi en Allemagne depuis quelques années. Ses Blue Jays sont tous issus du Vieux Continent : la Batave Jasper Mortier se consacre à la basse et les Allemands Christoph 'Jimmy' Reiter ainsi que Andre Werkmeister se réservent respectivement la guitare et à la batterie. Le line up est identique à celui qui avait participé au précédent opus, "Jackpot", un disque paru fin 2004 sur le même label!

Le titre maître ouvre les hostilités. La mélodie trace son chemin à travers le pays des marécages louisianais. Doug y promène sa voix paresseuse. Soutenu par son compatriote Kai Strauss (un autre Teuton qui épaule un souffleur américain chez les Bluescasters de Memo Gonzales), Jimmy imprime bien les accords rythmiques destinés à forger ce style. L'harmonica du leader peut alors prendre la route en solitaire avant de laisser les guitaristes puiser leur inspiration dans cette atmosphère lourde et suffocante des marais du sud. Rock allègre et paresseux, "If it’s love" déménage en douceur et délicatesse. Kai Strauss continue à épauler Reiter. Doug donne tout ce qu'il a dans les poumons. Il passe à l'instrument chromatique pour "Temptation", une ballade dont les accents exotiques sont empruntés aux Caraïbes. Mo Fuhrhop siège derrière l'orgue. Mr Jay brille tout au long de cette mélodie délicate. "Show me the way to love you" va à la rencontre du Texas Blues. Les accords rythmiques de Reiter sont proches de Jimmie Vaughan. Le talentueux Christian Rannenberg a pris place aux ivoires et assiste à un solo incisif sur les cordes, parcimonieux mais vigoureux,  talonné par Jay accroché à son harmo chromatique. Malgré son titre, "Without love" est une bien jolie chanson d'amour. Empreinte de tristesse et d'émotion. Doug y injecte toute sa sensibilité qu’il met entièrement au service de son blues. "Don't want your love no more" opère un changement de style. Caractérisé par la présence des saxophones de Gorson Beadle et de Tino Barker, ce blues swingue. Une plage qui sent bon la Louisiane. Une fois de plus, Reiter se met dans la peau de Guitar Slim! Les cuivres s’attardent lors du très séduisant "Losing hand" de Little Milton. On se croirait dans un club de Beale street à Memphis. Christophe dispense ses notes à la BB King. Sax Gordon souffle puissamment dans son sax ténor. Le swing de la West Coast illumine la cover du "Love grows old" de Lowell Fulson. Rannenberg imprime le tempo très boogie. Remarquablement soutenu par sa section rythmique, Reiter continue à jouer dans un registre parcimonieux. "Poor me" est un blues lent classique. La voix de Doug colle bien à ce style. Pour la circonstance, il signe un de ses meilleurs soli. Mr Jay aime le dilettantisme. Louisianais, bien sûr. Et il le prouve une nouvelle fois tout au long du très zydeco "It's easy whan you know how" de Lonesome Sundown…

 

Doug Jay

Jackpot!

Écrit par
Douglas H Jay est né en 1953. A Pensacola, en Floride. Sa famille émigre de la Virginie au Texas, en passant par Rhode Island, la Californie, Hawaï, avant de se fixer enfin à Washington D.C. Inspiré comme beaucoup de ses contemporains par Little Walter, Doug taquine très vite l'harmonica. Ses débuts professionnels remontent à 1976. Il incorpore les All Stars from Charlottesville, en compagnie desquels il enregistre l'album "Tip your waitress", en 78! En 80, il rejoint le groupe de Bob Margolin. En 1990, il tente sa chance à San Francisco en compagnie du guitariste local, Anthony Paule. Ils commettent un premier elpee en 93 : "Until we meet again". Le band s'embarque alors pour l’Europe. Il va d’ailleurs y accomplir de nombreuses tournées. Entre-temps, il revient à Washington pour graver un nouveau long playing : "Get it while it's hot", flanqué d’Alex Schultz et de Big Joe Maher.
 
Il semble cependant de plus en plus attiré par le Vieux Continent et réunit ses nouveaux Blue Jays en Allemagne ; musiciens qui participent à la confection de cet opus. En l’occurrence le guitariste/chanteur Christoph "Jimmy" Reiter, le bassiste (NDR : un Néerlandais !) Jasper Mortier (ex-Sugarcane et Boyd Small) et le batteur André Werkmeister.
 
L'album s'ouvre par "In the darkest hour". La guitare de Christoph Reiter imprime un riff cher à Magic Sam. Une excellente entrée en matière ! Et vous pouvez me croire, Reiter est capable de faire sonner sa guitare sur un axe Chicago West Side. Il aligne de petites grappes de notes dans un style proche du Jump de la côte Ouest! Doug prend le relais et signe une entrée dynamique sur "I'll do anything for your love". Et c'est encore Christoph qui se met en évidence. Il joue d'abord en rythmique pour épauler la basse et la batterie, avant de s'envoler en solo. Les Blue Jays s'inspirent de la Louisiane et de New Orleans en particulier, tout au long du titre maître. Et la prestation au piano de l'excellent teuton, Chris Rannenberg, n’y est pas étrangère. Instrumental plaisant, "Giddy-up" permet enfin à Doug de manifester son talent, qu’on pourrait facilement comparer à Little Walter. Chicago shuffle, "Real bad girl" permet aux musiciens de se réserver de bonnes parties. Doug et Rannenberg notamment. Plage divertissante, "Ya hoodoo me" fleure bon les parfums exotiques. Tout est parfaitement en place. Guitare et harmonica se conjuguent en parfaite harmonie. Le tempo s'envole sur "I jump". Une parenthèse - bien entendu - dans le style jump californien. Jimmy s’y inspire largement de Hollywood Fats! Mais pour la circonstance, Doug se révèle bien plus proche de Rod Piazza voire de William Clarke. Excellent! Et "Just say so" est sculpté dans le même moule. Le swing envahit alors l’espace sonore. Lors du "When I get lucky" de Floyd Dixon, la formation s'étoffe. Le piano de Chris et deux saxophones évoluent à l'avant-plan. Thomas Feldmann et Sax Gordon Beadle en décousent avec l'harmonica. Le groupe adapte deux compositions d'Otis Spann : le saignant "It must have been the devil" (impliquant Rannenberg en pole position au clavier) et le plus lent "Half ain't been told". Cette dernière plage libère beaucoup d'émotion. Et Christian (très Spann en effet) ainsi que Doug sur l'instrument chromatique tirent leur épingle du jeu ! Mr Jay et Reiter ont co-écrit le funkysant "I know what's been goin' on". Acides et largement amplifiées, les cordes aigues et amplifiées s’agitent devant l'orgue de Roel Spanjers. Le duo a également composé "Tumbleweed", un instrumental surf. Cet album de bonne facture s’achève par une compo signée Doug et Jasper : "Each & every day" ; un léger boogie blues inspiré des swamps louisianais, au cours duquel Doug Jay se réserve un solo dans les aigus.

Doug Jay

Get it while it´s hot

Écrit par

Doug est né en 1953 à Pensacola en Floride. Après avoir bien bourlinguée, sa famille s'est finalement fixée à Washington, DC. C'est en écoutant les albums de Little Walter qu'il est devenu un fan de blues. Il monte son premier groupe en 1976 : les Allstars from Charlottesville, en compagnie duquel il grave "Tip your waitress", deux ans plus tard, sur Adelphi. En 1980, il rejoint le groupe de Bob Margolin. Vu l'explosion de la scène blues qui touche la West Coast en 1990, il émigre à San Francisco. Son premier album solo, "Until we meet again" sort en 93. Il y est épaulé par l'excellent guitariste local, Anthony Paule.

Il est revenu à Washington depuis quelques années ; et " Get it while it's hot " constitue le résultat de ses dernières expérimentations musicales. Un disque qui réunit des sessions opérées en 95 et en 98!

L'opus s'ouvre par la plage titulaire. Composition vigoureuse, très cuivrée, "Keep rockin' me baby" est un shuffle à la texane, pas éloignée des premiers Thunderbirds. Doug souffle à la Wilson. Kevin McKendree secoue ses claviers. Cette même ambiance joyeuse se reproduit sur "Down at the Dew Drop Inn". Doug empoigne l'instrument chromatique pour aborder l'instrumental bien swinguant "Slinky". Inspiré par Little Walter, ce morceau se fluidifie au contact de l'orgue de Mc Kendree. R&B entraînant, "Baby can I change your mind?" met en exergue Alex Schultz à la guitare et Big Joe Maher aux percussions. Entouré de tels solistes, la musique a tout pour swinguer. Et elle ne s'en prive pas sur "Someone just like you" et "Every step of the way", titre au cours duquel l'harmonica de Mr Jay flirte avec les cuivres, comme pouvait le faire jadis un certain Paul Butterfield. Doug aime le rock'n'roll originel. Ainsi, enrobé des chœurs doowop des Legendary Orioles, "Fools fall in love" semble sortir tout droit d'un jukebox des années 50. Doug s'est aussi largement inspiré du Chicago Blues. Il reprend d'ailleurs deux fois Little Walter. Tout d'abord sur "I got to find my baby". Ensuite sur une version nerveuse de "Hate to see you go". L'harmonica s'évade. Des fantômes passent : ceux de Sonny Boy I, de Billy Boy Arnold et de Slim Harpo. Un grand moment ! Il adapte aussi "I feel so bad" d'Eddie Taylor avec le même bonheur. Rick Olivarez est aux cordes. "The devil was a pretty girl" est certainement le titre que je préfère. Il s'égrène sur un rythme délicatement exotique enrichi par l'apport de percussions complémentaires, alors que les cordes d'Alex s'inspirent d'Otis Rush. La diversité est de ce monde ; ainsi, les climats paresseux de la Louisiane apparaissent chez "Where can you see". Un titre marqué par le retour des chœurs doowop et des somptueuses parties d'harmonica et de guitare. La joie prend le chemin de la Nouvelle Orléans, tout au long de la reprise du "Tore up" de Smiley Lewis. Et pour clore l'opus, Alex Schultz et Kevin McKendree obtiennent leur dernier billet de sortie sur l'instrumental "Clip joint". Un excellent album ! D'après les dernières informations que j'ai pu recueillir, Doug semble s'être aujourd'hui installé en Allemagne. Ce qui peut s'expliquer lorsqu'on sait que ses Bluejays sont teutons…