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EG Kight

Southern comfort

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Chanteuse et guitariste, Eugenia Gail Kight est issue de Dublin, en Georgie. Considérée comme la réplique féminine à Delbert McClinton, elle est souvent comparée à Bonnie Raitt, Phoebe Snow ou encore K.D Lang ; mais elle avoue une préférence pour Koko Taylor et Etta James. A ce jour, elle est responsable de trois elpees : "Come into the blues" en 1997, "Trouble" en 2000, et ce « Southern comfort ».
 
Une section de cuivres introduit le funky "If you ever touch me". EG possède une voix claire, puissante, pas trop éloignée de celle de Bonnie Raitt. Une voix taillée pour chanter le blues ! La slide de Bill Hinds emmène cette plage largement teintée de rhythm & blues. Comme son titre l’indique, "Sad sad sunday" est blues lent empreint de tristesse. G y épanche son spleen avec beaucoup de feeling. Michael Boyette double au piano et à l'orgue Hammond pendant que Bill Hinds se charge de la guitare solo. Un exercice à la six cordes opéré avec beaucoup de retenue, mais aussi le soupçon de menace nécessaire pour alimenter ce type de tempo qui génère un énorme mal de vivre. R&B entraînant, légèrement cuivré, "If it's a mighty big word" est une ballade enfiévrée par le solo torride de Marcus Jones au sax ténor. Autre ballade, mais douce, "No time for the blues" est destinée à affronter le public des petites heures dans un cabaret. La voix éraillée colle bien à cette chanson que suit à la trace le piano délicat de Chuck Leavell. Cet opus laisse également une place au rythme et au rock'n'roll. A l’instar de "Let the blues move you". Timù Starnes est à l'harmonica. Bruce Hornsby au piano. Particulièrement southern rock, écorchée, la slide guitare de Leroy Parnell est bien plantée dans le décor. Et pour couronner le tout, Chris Hicks y accorde son lot de répliques vocales. "Cry like a rainy day" est une autre ballade douce soulignée par les accents jazzy du piano de Michael. Des ivoires qui épousent la voix passionnée, toute en relief d’EG. Et elle prouve encore toute l'étendue de son registre vocal sur "Somebody's gottagive", un chant gospel qu’elle maîtrise parfaitement en s’appuyant de nouveau sur le piano de Chuck Leavell et l'orgue Hammond de Bruce Hornsby. Michael Pierce se réserve la guitare sur le titre maître. Un blues lent classique, sans surprise, mais sans faiblesse. Complainte country à la mélodie subtile, "Angel from Montgomery" est signée John Prine. Trois guitares occupent le devant de la scène : EG à la rythmique, John Pierce en soliste et Bill Hinds à la slide. Un des meilleurs moments de l'album ! Si "Blues and greens" trempe dans le funk, "Lucky in love" émarge au blues lent. Une plage savamment chantée devant un trio de saxophones et de choeurs à nouveau très gospel. En finale, EG interprète de sa voix veloutée un "Just one more" face au seul piano de Paul Hornsby, une compo qu'elle a écrite en compagnie de Gaye Adegbalola". Sans faille mais sans éclat, cet opus ne manque pas de passion. Depuis, un autre elpee a déjà vu le jour : "Takin' it easy". Un disque rehaussé par la présence de Chris Hicks, du Marshall Tucker Band, d'Ann Rabson et de Greg Piccolo (ex Roomful of Blues).