Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

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Early Day Miners

Night People

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Early Day Miners a donc décidé de réduire son patronyme en EDM. Et puis de quitter Secretly Canadian pour retourner chez Westen Vinyl, onze années après sa fugue. Ce qui ne change pas grand-chose au concept musical proposé par la bande à Daniel Burton. Enfin, dans son évolution naturelle. Puisque avoir tâté du slowcore et du post rock, le combo de Bloomington (NDR : c’est dans l’Indiana) a décidé d’en revenir, tout au long de son 7ème opus, à ce qu’il fait de mieux : du pop/rock alternatif. Une exception, « Milking The Moon », une plage instrumentale de 8’30 tout en crescendo qui aurait pu figurer dans le répertoire de Mogwai. Sans quoi, hormis le final, « Turncoats », ballade champêtre et inoffensive, le reste de l’elpee mérite une attention toute particulière. L’intensité est palpable tout au long de l’œuvre. On pense tour à tour à Arcade Fire, Magnolia Elecric Co voire à Songs :Ohia (NDR : Daniel avait d’ailleurs produit un de leurs albums) et même Mew, mais en faisant abstraction des vocaux. Faut dire que même s’il est parfois soutenu par Kate Long, le falsetto de Burton est plus écorché qu’atmosphérique. Tempo tribal, implacable, giclées de riffs de guitare (NDR : filandreux lorsqu’ils sont réminiscents de Psychedelic Furs, funkysants quand ils lorgnent vers Section 25), et parfois un zeste d’orgue vintage, trament des mélodies contagieuses et bourrées de charme, sur lesquelles viennent se greffer des lyrics qui traitent des relations humaines difficiles. Un chouette album !

 

Early Day Miners

The sonograph

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“The sonograph”, n’est pas un nouvel opus d’Early Day Miners, mais un Ep 6 titres qui sanctionne leur nouvelle signature chez Acuarela. Hormis le dispensable Mosaic II », les cinq autres fragments épousent une forme de mélancolie contemplative propice à la projection d’images indistinctes, mystérieuses, de cités fantômes. Pensez aux westerns d’Ennio Morricone ! Et lorsque Daniel Burton chuchote ses confessions, cette impression s’accentue. Ce qui n’empêche pas un morceau comme « Persih boom » de libérer une intensité fiévreuse, climatique, digne de l’indispensable « If I only could remember my name » de David Crosby. A « Bijou » de scintiller au gré des cordes entrelacées, à l’instar d’un Red House Painters ensoleillé. A « Albatross » de se lover dans l’intimisme d’un Neil Young, sur un lit de piano et d’harmonica. Ou encore de musarder à l’infini, tout en multipliant les méandres, sur le languissant « Bedroom, Houston », qu’un Low n’aurait pas renié ; et sur le semi-noisy/semi atmosphérique (Labradford ?) « Misrach »…

Early Day Miners

Jefferson at Rest

Ca commence dans un souffle. En sourdine. Comme si Daniel Burton, le chanteur, n'osait pas trop nous bousculer, quémander notre précieuse attention. Un peu comme ces concerts où le groupe se met à jouer pendant que les gens discutent toujours, en buvant une bière. C'est peut-être une condition sine qua non pour apprécier ce genre de musique, lente, timide, qui ne déploie ses charmes qu'après un certain temps, à laquelle on ne prête attention qu'au fur et à mesure, pour terminer très attentif, les yeux rivés sur la scène, les oreilles collées au baffle. Et cette bière toujours en main, mais désormais chaude, sans mousse. Ce serait donc ça, l'effet Early Day Miners : " lentement mais sûrement ", pourrions-nous dire. Une constante, donc, chez les groupes slowcore (écouter Low, Arab Strap, Pinback, At the close of every day, Transmissionary Six,…), dont EDM fait assurément partie. " Jefferson at Rest " est le troisième album de ce groupe américain à géométrie variable (cette fois ils sont 7). La différence avec les précédents : un son un peu plus rock, plus nerveux. Il faut dire qu'avec trois guitares et une basse, EDM peut tisser ce qu'il veut, de la sophistication reposante des trois premiers morceaux aux envolées sourdes des titres de fin. Parfois, un violon ou un synthé jouent les renforts, de quoi rendre l'atmosphère moins étouffante. Reste encore cette voix, traînante et désespérée, qui donne un peu le cafard. EDM n'a toujours pas envie de sourire... Tant pis : leurs disques resteront bien planqués dans notre discothèque. En cas de déprime, ça vient toujours à point.