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Edgar (animo)

Mangrove

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Edgar (ANIMO) réunit quatre Bruxellois qui apprécient la musique alternative, en général. Ainsi, les musiciens aiment aussi bien Sonic Youth, Animal Collective que David Bowie et Mr Bungle. Le combo pratique un math rock (NDR : ou post rock, je vous laisse le choix) dans l’esprit de Taïfun, Casse Brique ou encore El Dinah. D’ailleurs, je pronostique leur signature prochaine chez le label liégeois Honest House. 

La formation compte quand même dix années d’existence. Et pourtant, « Mangrove » ne constitue que son deuxième elpee. Il fait suite à « Tendre Savane », paru il y a deux ans. Un disque découpé en six plages d’une durée moyenne de 4 minutes. Les rythmes sont trépidants. Les riffs de guitare spasmodiques. Les vocaux sont rares. Il y a bien quelques cris. Et puis un peu de chant sur « One Little Eye », en fin de parcours, sur fond de guitare acoustique (NDR : le meilleur titre de l’opus). Des interventions judicieuses de trompette également, concédées un peu dans l’esprit de We vs Death. Les mélodies ne se dévoilent pas à première écoute. Pas de longs crescendos, mais un tempo soutenu en permanence. Peu de contrastes donc. Dommage, car Edgar (ANIMO) possède suffisamment de talent pour concocter une œuvre d’une toute autre envergure. Mais cette carence en substance et en densité lui est préjudiciable. En espérant que son troisième essai soit à la hauteur. C’est tout le mal qu’on lui souhaite…

 

Edgar (animo)

Tendre savane

Écrit par

Edgar (animo) éveille sur ce premier album un univers post-rock toujours en mouvement, discipliné par un travail d’esthète. Purement instrumentales, les compositions se fondent sur des rappels rythmiques et mélodiques savamment construits; parfois mathématiques –à la manière d’Autechre– parfois simplement réfléchies. Rien ne semble laissé au hasard et c’est un défi renouvelé que de sonder chaque morceau pour en ressentir la trame, les détours, diversions et les moments-charnières ; y deviner les boucles rythmiques, les références incessantes, l’alternance de sons simples et échevelés ; surtout, y explorer les conditions délicates de cet équilibre, toujours sur la corde raide mais jamais définitivement rompu. L’horizon est toujours à portée de vue, malgré les trompe-l’œil, les interludes expérimentaux, les cuivres surgis de nulle part et l’étrange moog, un synthé analogique au caractère bien trempé.

De cette humeur versatile traversant tout le disque, « Dolores Animo » donne le ton ; un premier morceau où le moog impose son empreinte avant d’acheminer une guitare saturée et grave, finalement évacuée par une accalmie presque chaleureuse ; à l’image de ce morceau d’entrée,  les breaks ne cesseront plus de scander les atmosphères les plus diverses, évacuant tant la complaisance que l’érosion. De quoi comprendre la sortie tardive d’un album qui, jamais, ne se repose sur ses acquis. Les crescendo de l’épuré au saturé vont et viennent sans se figer.

Les ambiances se donnent la réplique et font la part belle à chacun des instruments ; tous sont successivement mis à l’honneur et c’est là peut-être la richesse principale d’Edgar ; à travers la liberté d’expression qui est laissée à chacun des musiciens, on ressent la complicité, autre que purement musicale, qui relie les amis de longue date. Les enchaînements respectent les solos de chacun et même lorsque la machine s’emballe sans crier gare (comme sur « Nous esturgeons »), la rupture n’est jamais ni purement narcissique ni irréversible. La formule, en tout cas, ne demande qu’à faire ses preuves, le quatuor bruxellois se rendant disponible pour des concerts tout au long de l’année.