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Eric Sardinas

Boomerang

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Originaire de Fort Lauderdale, en Floride, ce guitariste de blues/rock est âgé de 43 ans. C’est un spécialiste du bottleneck et de la guitare slide. Vu sa manière de chanter et de gratter, on l'a souvent comparé au regretté Johnny Winter. Malgré la génération d’écart, il possède une même dégaine ; et puis des cheveux de braise alors que ceux de Winter étaient blancs. Eric a entamé son parcours, alors que celui de Winter était plutôt confidentiel. Sa discographie n’est pas très conséquente. Son premier elpee, "Treat me right" remonte à 1999. Il a publié "Devil's train" en 2001, "Black pearls" en 2003, "Eric Sardinas & Big Motor" en 2008 et "Sticks and stones" en 2011.

Sardinas se produit sous la forme d’un trio. Il est épaulé par le bassiste Levell Price, dont la barbe est plutôt imposante, et le drummer Bryan Killing. Eric amorce "Run devil run" à la guitare Resonator, qu’il amplifie rapidement. La batterie imprime un rythme tribal. A la poursuite du diable, la voix de Sardinas communique sa fureur et son travail sur les cordes est impressionnant. Rock’n’roll, "Boomerang" est imprimé sur un tempo très enlevé. Les musicos assurent les backing vocaux pour leur leader qui vocifère à la manière d’un jeune Johnny Winter. Matt Gruber a accompli un remarquable boulot à la production. Et il tire un maximum du trio. Plus lente, "Tell me you're mine" est une plage interprétée d’une voix frémissante, alors que les percus entretiennent un climat de folie permanente. Les sonorités métalliques du dobro acoustique ouvrent "Morning glory". Les vocaux affrontent les claquements de mains et les accords hallucinants de guitare. La version du "Bad boy blues" d'Eddie Taylor est classique et plutôt primaire. Plus subtil, "If you don't love me" est un blues rock bien équilibré qui ne manque pas de charme. Signé par la célèbre paire Leiber & Stoller, "Trouble" est un blues lent bien ficelé, dont le rythme change radicalement en cours de route, servant alors de tremplin idéal à l’envol décisif de la guitare slide. Caractérisé par ses excellentes interventions de six cordes, "Long gone" revient au rock'n'roll. La cover du "How many more years" de Howlin' Wolf colle parfaitement au style de Sardinas. Et ce n’est pas étonnant. Eric est dans son élément, la voix convaincante et la guitare demeurant constamment aux abois. Baignant dans le delta blues, "Heavy loaded" clôt l’elpee. La guitare Resonator et le kazoo du Hilo Boy Honorady Brigade participent à la folie collective. Sans surprise, cet opus est dédié à la mémoire du regretté Johnny Winter.

 

Eric Sardinas

Devil´s train

Écrit par

Eric Sardinas incarne la version contrastée de Johnny Winter. Il commet l'album "Treat me right", en 1999. Pour accomplir ce second chapitre, il n'a rien changé, profitant à nouveau de l'absence prolongée de son idole albinos. Eric n'est pas texan mais californien. Il dirige son trio sans concession, flanqué du bassiste Paul Loranger et du batteur Scott Palacios.

"Piece of me" ouvre l'album. La slide réverbérée dégage un maximum d'énergie. Le chant est éructé à la manière de qui vous devinez. Sardinas déballe sa National steel pour aborder "My sweet time". Son jeu sur l'acoustique est de qualité. Il se permet par ailleurs une version étonnante du "Gambling man blues" de Honeyboy Edwards, quand il chante en duo avec le mythique bluesman. Pour obtenir le son que dégage la slide, il a recours à une guitare resonator acoustique amplifiée. Une technique qui donne d'excellents résultats pour les plages inspirées par le Mississippi Delta country blues, telles que "Aggravatin' Papa", "Be your man" et "Devil's train". Eric peut adoucir son tempo, et même un tantinet calmer son chant. A l'instar de "Killin' time blues". Son cœur s'arrête du côté de Chicago, lorsqu'il reprend le "My kind of woman" d'Elmore James, en dispensant le riff de slide bien connu. Une autre facette intéressante du personnage relève de son attachement au southern rock. Et il le manifeste à travers "Country mile" et "8 goin' south". Pour produire ce " Devil's train ", Eric a reçu le concours de Neil Citron. Et la mise en forme accomplie par le duo est de qualité. (NDR : Loranger, puis Citron ; faut croire qu'il aime les agrumes…)