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Erskine Oglesby

Honkin´ & shoutin

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Originaire de St Louis, dans le Missouri, Erskine Oglesby est âgé de 67 ans. Un saxophoniste qui avait commis "Blues dancin", l'année dernière sur le label Black & Tan, label considéré comme le porte-drapeau du St Louis blues! Depuis, Oglesby a accompli une tournée européenne en compagnie de la très talentueuse formation allemande de blues, BB & the Blues Shacks. L'occasion était donc belle de réunir tout ce beau monde en studio. Une réunion qui s'est produite au cours du mois d'avril dernier. Et ce " Honkin'& shoutin " en constitue le résultat.

Ouverture instrumentale, "Cold duck" annonce la couleur. Une composition signée Eddie Harris, au cours de laquelle le saxophone se fait autoritaire. Nous percevons enfin la dimension du talent d'Erskine, propulsé par le swing naturel des musiciens teutons. Une rampe idéale, quoi ! Bien huilée, la machine poursuit son œuvre tout au long de "Let me go judge". Constituée de Henning Hauerken et d'Andreas Bock, la section rythmique est d'une solidité à toute épreuve. Talonné par l'orgue Hammond de Roel Spanjers et la guitare d'Andreas Arlt, dont le régime me fait penser à Albert Collins, le sax peut aller et venir. La reprise d'"I got eyes" de Johnny Guitar Watson est magistrale. Passé au piano, Spanjers donne la couleur boogie, pendant qu'Andreas Arlt peut s'affirmer avec bonheur dans l'exercice Watson. Le lent "Fair skin woman" permet au frère Michael Arlt de souffler dans son harmonica. Erskine se concentre sur le chant à la puissance naturelle aisée. Une ambiance swamp ouvre "I know I care" dont le rythme syncopé rappelle, bien entendu, la Nouvelle Orleans. Spanjers y est heureux derrière ses ivoires. Imbibée du delta, "I don't want to be no fat man" est une parenthèse très roots. Les frères Arlt en soupirent d'aise. Le sax se tait mais revient aussitôt à l'assaut, ravageur et éclatant, pour shouter l'instrumental "Backstreet". Un amusant duel entre le sax hurlant et l'harmo de Michael qui ne se laisse absolument pas dominer! L'opus recèle, en outre, deux reprises réussies: "Waiting on you" de BB King, et un superbe "It's good to see you" de Percy Mayfield. Autre bon blues, "Mindgames" permet à Arlt de libérer de ses cordes, des phrases empruntées à T-Bone Walker. La dernière plage "Early in the mornin" est inspirée de BB King. Cet album est, sans hésitation, l'un des trois meilleurs du catalogue Black & Tan. Erskine met en exergue ses talents de chanteur tout en permettant aux autres musiciens de prendre le devant de la scène.

 

Erskine Oglesby

Blues dancin´

Écrit par

Le label Black & Tan poursuit son approche intéressante des bluesmen de St Louis, dans le Missouri. Ernest Oglesby est né à St Louis, en 1937. Son instrument, c'est le saxophone ! Mais, il est loin de jouir d'une énorme popularité à travers le monde. J'ajouterai même qu'il est presque un illustre inconnu. A l'âge de 20 ans, il avait pourtant rejoint le Billy Gailes Band. Ce qui lui avait permis d'accompagner des grands tels que Albert King, Ike & Tina Turner, Little Milton et puis d'autres. Ces dernières années, il a parcouru l'Europe avec les St Louis Kings of Rhythm. Il partage ses passions musicales entre le blues et le jazz. Ce qui peut aisément se comprendre à l'écoute de ce 1er album.

"Jack and Coke" ouvre par une session instrumentale. Le sax est immédiatement présent, mais c'est le guitariste Brian Melching qui tire son épingle du jeu. Erskine chante "I have the same old blues" (de Little Milton), sur un mode rythmé, pendant que guitare et sax s'entendent avec bonheur. "Two franc blues" hausse encore le rythme. Erskine est définitivement lancé. Il nous livre une subtile partie de "honky" sax. Melching s'échappe dans le style jazzy, proche de Charlie Christian. Swing et jump avec "Two shots of Jack". Bob Lohr est efficace au piano. Brian nous donne une leçon de jump style sur les cordes. Brillant! St Louis se fait Chicago Southside pour "Train I ride" et "Caress me baby" de Jimmy Reed. Bob et Brian se muent en Otis Spann et Jimmy Rogers. Boogie woogie pour "Back at BBs". Erskine se libère sur son sax tenor, à la seule pensée de flâner dans la Beale Street de Memphis. Même ambiance swing boogie sur "I'm trying". Le "Madison blues" d'Elmore James se fait Oglesby, tant la version est personnalisée. Un excellent album qui se referme sur "Next time you see me" de Jr Parker, avec une dernière grande prestation de Melching. Nonobstant son manque de notoriété, Ernest Oglesby est un grand musicien qui s'inscrit dans la lignée des saxophonistes leaders tels que AC Reed et Eddie Shaw.