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Gardens & Villa

Dunes

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Le premier elpee de Gardens & Villa remonte à 2011. Un opus éponyme dont l’électro-pop efficace n’était pas passé inaperçue outre-Manche. Depuis, le groupe a pas mal tourné et a intégré le label prestigieux Secretly Canadian (Damien Jurado, Jens Lekman, Yeasayer,…)

Pour enregistrer leur deuxième long playing, le quintet a voulu se remettre en question. Il n’a d’ailleurs pas choisi la facilité, en désertant sa ville de Santa Barbara, pour se rendre dans un studio au Michigan. Mais afin de mettre tous les atouts dans son jeu, la formation californienne a confié la mise en forme de ce nouvel essai à Tim Goldsworthy, producteur et cofondateur du label DFA.

Première constatation, il règne une morosité bien palpable sur la plupart des plages de ce disque. A l’instar du précédent long playing, l’électronique demeure une composante essentielle chez Gardens & Villa. Les claviers 80’s sont omniprésents, tout comme les rythmes électroniques. Deux exceptions qui confirment la règle : « Chrysanthemums » et « Minnesota », deux chansons uniquement tramée sur des accords de piano. Parfaite, la voix androgyne de Chris Lynch est, plus que par le passé encore, chargée d’émotion. Il y a bien quelques pistes plus entraînantes voire dansantes (« Bullet Train »), mais en général, « Dunes » privilégie les atmosphères bien structurées. Recouvert de nappes de claviers atmosphériques, « Purple Mesas » finit même par envoûter. Si l’ensemble tient bien la route, et nécessite davantage d’attention que le précédent LP pour être apprécié à sa juste valeur, il faut reconnaître que le recours massif aux claviers 80’s finit parfois par agacer, rappelant même un aspect kitsch qui colle encore à cette décennie…