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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

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Ghost Town Blues Band

Backstage Pass

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Ce combo est né à Memphis, la ville mythique du blues et du rock'n'roll. Multi-instrumentiste, Matt Isbell en est le leader. C’est également un adepte de la cigar box. Son backing group implique des musiciens talentueux. En l’occurrence le guitariste Taylor Orr, le claviériste Tim Stanek, le tromboniste Suavo Jones, le saxophoniste Kevin Houston, ainsi que la solide section rythmique constituée du bassiste Matt Kramer et du batteur Preston McEwan. La formation s’est forgée une brillante notoriété au fil de ses shows accordés sur les scènes des clubs et des festivals, aux States. On était donc très impatient de connaître un premier enregistrement ‘live’. Il a été immortalisé au Lafayette's Music Room de Memphis (NDR : of course !) Et manifestement, le résultat est de très haut niveau. On pourrait même considérer GTBB comme un jam band capable de prendre le relais du mythique Allman Brothers Band, aujourd'hui à l'arrêt, suite à la disparition des légendaires frères Allman. Le long playing réunit compos signées Isbellet reprises de titres populaires.

La cover du "Come together" des Beatles ouvre les hostilités. Plus speedée que la version originale, elle est colorée par la voix rocailleuse d'Isbell. La singularité de ce set procède de la présence de Suavo Jones, un tromboniste un peu fou, mais pourri de talent ; et ses interventions se produisent tout au long du concert. A l’instar du néo-orléanais "Tip of my hat", de "Givin' it all away", de "One motre whiskey" ou encore de "I need more love". Mais si on compare volontiers le GTBB à l’Allman Brothers Band, c’est à cause de la vraie complicité entre les deux gratteurs, Matt et Taylor. Et ils le démontrent tout au long de la longue reprise de "Whipping Post" ainsi que sur "Giving it all away" ; mais également lors de leurs nombreux clins d’œil qu’ils adressent à de nombreux groupes ou artistes rock qui ont marqué les seventies. Comme lors du "Norvegian wood" des Beatles, du "Whola lotta love" et "Rock'n'roll " de Led Zeppelin, du "You can always get what you want" des Rolling Stones ou encore du "Walk on the wild side" de Lou Reed. Le Ghost Town BB est vraiment taillé pour le ‘live’. Il casse littéralement la baraque. Bien vite qu’il passe par l’Europe. On adore !

 

Ghost Town Blues Band

Hard road to hoe

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Cette formation nous vient de Memphis. Elle pratique du funky blues et du R&B. C’est à Memphis qu’est né le label Stax, véritable vitrine du southern soul. En 2013, Ghost Town Blues Band a été finaliste de l'International Blues Challenge, qui se déroule dans leur fief ; et l’année suivant, il a décroché la deuxième place. 

Réunissant le drummer Preston McEwen et le bassiste Alex Piazza, la section rythmique est puissante. Le line up est complété par le chanteur/guitariste Matt Isbell, le claviériste Jeremy Powell ainsi que deux cuivres, Suavo Jones au trombone et Richie Hale au sax ténor. Le groupe avait déjà publié deux albums, "Dust the dust" en 2010, et "Dark Horse" en 2012. Matt Isbell avait déjà gravé un opus solo, "Once there was a cigar box". Les douze plages ont été mises en boîte au studio Ardent. Et c’est bien sûr, à Memphis !

"Hard road to hoe" nous transporte dans le climat du delta. Primaires, les percus sont dispensés à l'aide d'un balai électro-acoustique et d'une pelle. La ‘cigar box guitar’ est rapidement rejointe par les cuivres. La musique peut alors prendre sa vitesse de croisière, sous les riffs métalliques assénés par Isbell. Une superbe entrée en matière caractérisée par une large palette d’émotions sonores. Le piano de Jeremy Powell nous plonge alors dans du pur rock'n'roll, bien enlevé, digne de Jerry Lee Lewis ("Big Shirley"). Matt en profite pour prendre son envol sur sa gratte. "Tip of my hat" est une célébration des rythmes néo-orléanais. Les percus sont particulièrement mises en exergue. Ravagée, la voix de Matt est proche de celle de Dr John. Brandon Santini le seconde aux vocaux, avant que ce souffleur de génie (NDR : il est toujours du même patelin) ne prenne un billet de sortie sur sa musique à bouche. Tous les musiciens sont bien en place et apportent leur concours à l’ensemble. Santini est encore présent pour attaquer "Doggy". Nous sommes toujours au cœur de la ‘Crescent City’. L’ambiance baigne dans le soul/jazz. Jeremy est passé à l’orgue alors que Matt chante à nouveau dans un registre proche de Malcolm Rebennack. En vagabondant à travers les rues de New Orleans, on croise un brass band festif qui attaque le bref "Mr Handy Man". Il s’agit, en fait, d’un hommage rendu à un artiste considéré comme un maître à Memphis, WC Handy. Ce titre prélude "Hate to see tou go", un R&B local. Suavo Jones tire son épingle du jeu au trombone avant de céder le relais au saxophone de Richie Hale. Une plage au cours de laquelle, Miss Vicki Loveland soutient Matt aux vocaux. "Tied my worries to a stone" est un autre r&b investi par les rythmes du sud. Le leader libère ses cordes largement amplifiées, alors que l'orgue Hammond tapisse discrètement l’expression sonore. "Dead sea" marque le retour de la boîte à cigare dont la caisse de résonance, stimulée par bottleneck, réverbère des sonorités particulièrement métalliques. La voix d'Isbell est autoritaire. Un sommet de l'album ! Plus classique, "Nothin' but time" est un blues lent à la ligne mélodique soignée. L'orgue Hammond talonne les superbes interventions vocales. Un contexte qui permet aux cordes de prendre leur envol. "Dime in the well" nous plonge au sein du Mississippi. La slide en impose. La voix est primaire. Et la cigar box est dans son élément. Ballade soul, "Seventeen" se métamorphose progressivement en Memphis blues, dans l’esprit du grand BB King. De toute bonne facture, cet elpee se referme dans le climat paisible du delta. Matt chante doucement et chaleureusement "Road still drives the same", une plage hydratée par l’orgue Hammond et que Matt illumine de son bottleneck…