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La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

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Giant Tiger Hooch

Panda Panda Panda

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Giant Tiger Hooch est une formation batave, amstellodamoise très exactement, qui pratique du r&b. Mais un r&b qui se teinte régulièrement de punk et de garage. A la sauce hollandaise, quand même. Elle avait publié son premier elpee, "76", en 2014. Et ses musicos vouent une grande admiration au Neil Young des sixties, mais également au Jon Spencer Blues Explosion. Pour enregistrer "Panda Panda Panda", elle a reçu le concours de Mischa den Haring (T-99), à la mise en forme. Le line up implique deux gratteurs, Jeroen Ligter (NDR : également préposé au chant) et Jorris Makkinga. Ce sont les leaders. Et le drummer/claviériste Herman Ypma ainsi que le bassiste Simon Zijlstra.

Des cris en boucle ouvrent "Head". Ils répètent ‘Panda Panda Panda…’ à l’infini. Sauvage, la voix se détache des riffs rythmiques de ce r&b nerveux, hypnotique, au cours duquel une guitare déjantée et agonisante se libère rapidement. Une succession d’accords rythmiques récurrents découpent "Come on", un r&b caractéristique, au cours duquel, épaulé par la voix de Lisa Gritter, celle, primaire de Jeroen Ligter, finit par émerger. Un morceau dont la sonorité brute de décoffrage, sale, rappelle certains bands garage qui ont sévi au cours des 60s, comme les Pretty Things ou encore les Outsiders et Q65, aux Pays-Bas. Ce qui n’empêche pas certains morceaux d’adopter un profil davantage élaboré. A l’instar de "Crows", enrichi par les interventions d'orgue de Herman Ypma. Le GTH revendiquent également l'héritage de John Lee Hooker et il lui rend hommage à travers "Miles", un boogie spontané qui fait mouche. Jeroen emprunte un timbre vocal proche de celui du vieux bluesman, tout au long d’une piste rappelant également les débuts de Dr Feelgood. Excellent! Une guitare fuzz amorce "Down". Et au sein de ce climat transique, la rythmique est implacable, la voix caverneuse et la guitare déjantée. "Ho ho ho" sert d’interlude récréatif, sans plus ; même si les soubresauts de la slide font quand même la différence. Une rythmique hypnotique balise "Heart", une ballade complètement décalée qui communique un mal de vivre. Soutenues par la ligne de basse, les percussions d'Ypma introduisent "Return". La voix trahit sa solitude avant que les grattes n’entrent en action. Superbe ! "Gospel" est la plus longue plage du long playing. Et elle s’inscrit davantage dans l’esprit du Jon Spencer Explosion que du mouvement garage. Alimentée par les cordes conjuguées de Jorrit et Jeoren, elle monte progressivement en puissance. Faut dire aussi que les sonorités électroniques viennent également s’immiscer dans l’ensemble. Et le résultat débouche sur une certaine forme de singularité, propre à GTH. En outre, l’effet obsessionnel obtenu est absolument irrésistible. Une formule qui me rappelle un groupe anglais totalement méconnu qui a sévi à la fin des 60’s, Red Dirt. L’opus s’achève par "I don't mind", une piste acoustique qui s’ouvre au sein d’un climat paisible ; mais au bout d’une trentaine de secondes, elle adopte un tempo digne des Stones originels, autorisant la guitare à déraper au cœur d’un véritable délire rock'n'rollesque...

 

Giant Tiger Hooch

76

Écrit par

Giant Tiger Hooch (traduisez ‘la gniôle du tigre géant’) est une nouvelle formation batave, issue d'Amsterdam plus exactement, fondée en 2011, qui pratique une musique née d’un mélange de blues, punk et R&B. Elle a signé chez Cool Buzz, un label qui dans le passé, a hébergé nombre d'artistes intéressants (Cuban Heels, T99, Hokie Joint, Big Blind, Drippin' Honey, Sugarcane, …) Ce quatuor réunit deux chanteurs guitaristes (Jeroen Ligter et Jorrit Longo), un bassiste (Simon Zijlstra) et un drummer (Johannes de Boer). Trois musiciens blancs et un noir, Johannes, le maître du rythme.

"76" constitue leur premier véritable elpee. Auparavant, le groupe avait publié un Ep. Les musiciens ne manquent pas de talent, même si ce ne sont pas des techniciens de haut vol. Leur expression sonore nous replonge dans le passé. Elle me fait d’abord penser à la vague punk qui a déferlé fin des 70’s. Au pub rock qui a débarqué un peu plus tôt, aussi ; et en particulier à Dr Feelgood. Mais également aux groupes insulaires apparus au cours des sixties qui masquaient leur manque de planches par une énergie débordante. A l’instar des Pretty Things, à leurs débuts, par exemple. Pas de méprise, car au fil du temps, la formation va devenir de plus en plus expérimentée, créative et attachante. Elle est même devenue mythique !

Revenons à nos tigres géants. Ils démarrent en force par "My time". Impeccables, les percus de Johannes canalisent bien l'ensemble et l'harmonica d’Ivo van Jar, invité pour la circonstance, communique une couleur pub rock indélébile à la compo. "Get high" embraie sur un tempo aussi vivifiant. Si le son est impeccable, le chant est volontairement primaire, sans compromis. Bien sollicité en slide, le bottleneck accentue cette impression. La conjugaison des cordes électriques largement amplifiées et de l'harmonica forge le plus souvent la trame des compos. "You and I" entre dans une transe hypnotique. La reprise du "Mojo" de Bob Dylan atteint parfaitement sa cible. L’attaque est brutale, alors que la voix n’est pas tellement éloignée de celle du Zim au début des sixties. Le tempo ralentit quelque peu sur "Horse", même si les sonorités rugueuses, coupées au couteau, sont très susceptibles de rappeler une certaine technique chère au géant Howlin' Wolf ! L'atmosphère est lourde. Les guitares discordantes envahissent "Oh my lord". L’équipage néerlandais décide alors de chante en chœur, comme si leur vie en dépendait. Toujours bien amplifiées et réverbérées, les grattes attaquent "Blacka woetade". Le chant est punk et agressif. Métallique, le son flirte avec la surf music. L'étreinte ne se desserre pas. Anouk Vissee accorde la réplique vocale féminine sur "Six 49". "My momma told me" trempe un peu dans la pop festive. Et surprise, les musicos achèvent l’elpee par une compo acoustique, un morceau de folk/country/blues que le band restitue sans se prendre vraiment au sérieux…