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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

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Hans Theessink

True & Blue Live

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Bluesman, Hans Theessink jouit aujourd'hui d’une solide notoriété. Agé de 67 ans, ce Batave vit depuis de nombreuses années à Vienne. Il possède une discographie personnelle conséquente. Elle doit dépasser les 20 albums.

De couleur noire, Terry Evans est chanteur américain de blues et de soul. Originaire du Mississippi, il affiche déjà 78 balais.

Les deux hommes sont devenus amis. Ils avaient déjà enregistré deux albums ensemble : "Visions, en 2008 et "Delta Time", en 2012. Ce "True & Blue" a été immortalisé au Metropol de Vienne. Les deux artistes se consacrent au chant et la guitare, Hans se réservant également l’harmonica. Sur les 14 plages, six ont écrites par Hans et une par Terry. Le reste est partagé entre classiques du blues et de la roots. Et en route pour 70' de downhome blues.

Le concert s’ouvre par "Demons". Les deux voix sont parfaitement complémentaires : celle bien grave de Hans, l'autre claire et davantage aigue de Terry. Blues limpide, indolent, dépouillé, "Mother Earth" est un standard signé Memphis Slim. Le "Glory Hill" de William J. Hill est un morceau qui remonte à la période d'avant-guerre, un titre qui figurait au répertoire de Benny Goodman, Count Basie et Dean Martin, entre autres. "Gotta keep moving" (NDR : extrait de l'LP "Live and let live", gravé en 1988) a été écrit par Terry Evans et son ex-partenaire Bobby King, à l'époque où ils assuraient les chœurs au sein du Ry Cooder Band. Du Mississippi blues propice à l’utilisation du bottleneck. Hans attaque "Vicksburg is my home", un blues expressif qu'il a composé en hommage à Terry Evans (NDR : ce dernier est né dans cette ville, au bord du Mississippi). Le duo reprend alors toute une série d’illustres compos. Dont le "Bourgeois blues" de Leadbelly. Hans souffle dans son harmo. Le recours au bottleneck s’impose. Les couplets sont repris successivement par les deux chanteurs qui se rejoignent lors du refrain. Ensuite, "Don't let the green grass fool you", un morceau popularisé, il y a bien longtemps, par Wilson Pickett. Puis l'inévitable "Cross Road blues" de Robert Johnson, une piste balayée par des interventions de slide bien inspirées ! Et enfin le "Maybelline" de Chuck Berry. Mais dans un style bien blues. Le tempo est soutenu. Les deux artistes s’entendent comme larrons en foire et prennent leur pied. Et l’auditoire participe allègrement à la fête. Retour au delta blues pour "Delta time". Le rythme est enlevé. Le duo est toujours aussi soudé. Hans a sorti son harmonica. Une dernière cover, le notoire "Talk to your daughter" de JB Lenoir. Evans est à la manœuvre. Ses accords de gratte sont créatifs et alertes. Assurément, un des meilleurs moments du concert. Reste trois compos de Hans Theesink. Le lent et mélancolique "Shelter from the storm", une plage minimaliste, particulièrement mélodieuse, au cours de laquelle les cordes s'expriment en toute simplicité. "I need money" donne un coup d’accélérateur au tempo. Le refrain est repris avec force et conviction par les deux compères. Et pour la circonstance, ils invitent le public à le reprendre en chœur. Et ça marche! Le rythme est toujours aussi dynamique pour "Tears are rolling", le titre final de l’opus. Une conclusion qui confirme que les deux artistes appréhendent le répertoire de l’autre et partagent un même plaisir de le livrer au public!

 

Hans Theessink

Wishing well

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Hans Theesink est un artiste prolifique. Ce chanteur/compositeur/multi-instrumentiste est originaire des Pays-Bas. Agé de 65 ans, il réside depuis bien longtemps, à Vienne, en Autriche. Sa discographie est impressionnante. Son plus gros succès, "Baby wants to boogie", remonte à 1987, une compo pour laquelle il avait reçu le concours de John Sass. Ce dernier y assurait les parties de basse, à l’aide de son tuba. En 2012, il avait publié un superbe album en compagnie du chanteur noir américain Terry Evans. Il a enregistré et produit ce nouvel opus chez lui, à Vienne, pratiquement seul. Il n’a d’ailleurs toléré la présence que de quelques invités. Hans possède une voix très caractéristique. Un solide baryton. Particulièrement folk blues, son répertoire pioche au cœur des racines traditionnelles américaines.

D’un ton grave, il chante "New home upon the hill", une compo qui traite de la succession de catastrophes climatiques : les ouragans, les raz-de-marée, etc. Ces calamités naturelles lui rappellent un épisode vécu au cours de sa jeunesse, lorsque des digues se sont rompues aux Pays-Bas. Les interventions de David Pearlman à la pedal steel sont empreintes de délicatesse. Une douceur que l’on retrouve sur le titre maître, une ballade que Theesink dépeint comme une suite de tableaux. "Wayfaring stranger" rend hommage à Johnny Cash, une plage qui baigne dans la sérénité. Pedal steel et mandoline balisent élégamment ce traditionnel country. Autre tribut, celui rendu à Townes Van Zandt, sur son "Snowing on Raton". Tout comme "Hellbound". Inspiré de son vieil ami, ce chant country est cependant personnel. Hans défend très bien la cause de la musique roots. Dans le genre, il est capable d’adapter des morceaux passés ou non à la postérité. A l’instar de "Make me down a pallat on your floor", "Alberta let your hair hang down low" ou "Delia". Hans a beaucoup voyagé. Il s’est produit dans le cadre de l’Hilmalayan Blues Festival, au Népal. Une source d’inspiration pour composer le très joli blues "Kathmandu", une piste pour laquelle il a bénéficié de la participation de Gyan Singh aux tablas. Theesink s’est également attaqué au répertoire de Dylan. En l’occurrence, l’épique "Ballad of Hollis Brown", une longue ballade dépouillée, où se mêlent cordes acoustique, astucieusement amplifiées et un harmonica. Subtilement rythmé, "Did'nt we try" est un superbe blues au refrain contagieux.

 

Hans Theessink

Delta time

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Dans le milieu du blues et de la roots music, Hans Theesink compte déjà une bien longue carrière. Hans est né à Enschede, aux Pays-Bas, en 1948. Mais il y belle lurette qu’il réside à Vienne ; en fait depuis qu’il a épousé sa manager. Ses premiers enregistrements remontent aux 70’s, et on lui attribue plus de vingt albums personnels.

Terry Evans est un chanteur noir. Il est originaire de Vicksburg, dans le Mississippi. Il est surtout connu pour avoir chanté en compagnie de Bobby King ; et ce duo a souvent soutenu Ry Cooder. Terry est également un chanteur de studio très apprécié et sollicité. Il a, en outre, commis quelques excellent elpees de blues, parus chez Telarc, Audioquest et Virgin. La paire Theesink/Evans avait déjà gravé un long playing en 2008, "Visions".

"Delta Time" plante parfaitement le décor. Les cordes acoustiques nous entraînent au cœur du Delta du Mississippi. Hans est aux vocaux. La réplique est accordée par un canon de trois voix impliquant Evans, Arnold McCuller et Willie Greene Jr. "Blues stay away from me" est une compo signée par les frères Delmore, un tandem de country/blues qui a marqué les années 30. La nouvelle version est somptueuse et fragile à la fois. Le baryton de Hans et le ténor de Terry font merveille, sur fond de cordes tapissées par Ry Cooder! La cover du "It hurts me too" de Tampa Red est un classique du blues. Guitare et mandoline soulignent les voix empreintes d’émotion de notre duo. La slide électrique de Ry Cooder opère un retour magique sur le "How come people act like that" de Bobby Charles, un chanteur louisianais canadien. Un bottleneck glisse sur les cordes tout au long du "Down in Mississippi" de J.B Lenoir. La voix de Terry y est envoûtante. Lorsque celles d’Evans, McCullum et Greene se conjuguent, c’est un véritable régal pour les oreilles. On entre même dans le gospel sur "Build myself a home" ainsi que "Heaven's airplane", et le spiritual sur "Shelter from the storm", une plage marquée par une dernière apparition de Ry Cooder. Le duo propose aussi sa version du traditionnel "Pouring water on a drowning man", une compo notamment reprise, et à des époques différentes, par Little Milton, Otis Clay, Percy Sledge, Darrell Nulisch et Elvis Costello. Le "Honest I do" de Jimmy Reed est une autre cover à épingler. La finale est longue. Elle s’étale sur plus de 10’. Une piste intitulée "Mississippi" qui évolue dans un registre nonchalant et intimiste proche de Tony Joe White. Pendant que Hans souffle dans l'harmonica, les trois chanteurs noirs lient intimement leurs voix, prolongeant notre périple dans le Delta, tout en se remémorant tous les bluesmen célèbres, nés sur cette terre sacrée.

 

Hans Theessink

Next morning at Sunrise

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Inspiré depuis toujours par Big Bill Broonzy, Brownie McGhee et Leadbelly, Hank bourlingue depuis fort longtemps sur la route de blues. Son premier disque date d'ailleurs de 1970. Un Ep intitulé "Next morning at Sunrise". En 1986, il rencontre Jon Sass à la Nouvelle Orleans. Un joueur de tuba en compagnie duquel il enregistre "Baby wants to boogie". L'originalité de ce duo va enchanter les milieux du blues. A ce jour, Hans a commis un nombre important d'elpees, parmi lesquels il faut surtout retenir "Hard road blues" (94), "Crazy moon" (95) et "Lifeline" (98), ce dernier flanqué des Holmes Brothers. "Songs from the Southland" constitue un hommage aux bluesmen d'hier qui l'ont tant marqué dans sa peau de chantre. A ses influences, si vous préférez. Hans possède un registre vocal particulièrement ample. Grave sa voix est en permanence chargée de vécu. Claire, elle peut sans aucune difficulté s'élever dans la tonalité et la sensibilité. Tout au long de ce répertoire issu du sud des Etats-Unis, il veut nous faire revivre une large part de l'histoire du blues.

L'opus s'ouvre par "St James infirmary". Une interprétation limitée à sa voix et ses cordes. Signé Leadbelly, "My girl" libère une fameuse dose d'émotion. Le dobro est clair. Les voix féminines arrivent à propos. L'effet est très réussi. L'artiste a fort bien assimilé les différentes techniques de l'épopée du blues d'avant-guerre, mais aussi d'aujourd'hui. Il le démontre tout au long du fameux "Mercury Blues" de KC Douglas. Mais aussi de "A hundred and ten in the shade" signé John Fogerty, l'imparable leader du Creedence Clearwater Revival. La basse de Danny Thompson est omniprésente. Les voix féminines répondent au ton grave de Hans. Une cover vraiment étonnante ! "From four til late" de Robert Johnson et "61 Highway" de Fred McDowell, tout au long duquel il prouve qu'il a assimilé parfaitement la technique du maître du bottleneck, témoignent de son admiration pour les deux grands. Nous pouvons distinguer le timbre particulier du tuba de Jon Sass sur "He was a friend of mine" et "Green green rocky road". Par les vertus du rerecording, la densité sonore est souvent amplifiée. Celle procurée par les deux guitares atteint même des sommets sur le "Hard time killing floor" de Skip James. Theessink continue d'entretenir ce tribut, jusqu'aux dernières notes de l'album. A l'instar de "M&O Blues" de Willie Brown, "Hesitation blues" de Rev Gary Davis, ainsi que de "Frankie & Albert" de Mississippi John Hurt. Nonobstant une voix quelque peu lassante, cet elpee demeure de bonne facture. Mais il est vrai que ce travail a été opéré avec tellement de passion. Et puis, il met en valeur la musique qui a séduit l'artiste…