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Howard Glazer

Looking in the mirror

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Howard Glazer est l'un des meilleurs bluesmen de Detroit, dans le Michigan. La Detroit Music Awards Foundation lui a d’ailleurs attribué, cette année, le titre de meilleur instrumentiste de blues et R&B. Glazer est sur les routes depuis plus de 20 ans. Il compte également plusieurs albums à son actif, dont le précédent, "Stepchild of the blues", est paru en 2013. De ces sessions, il en a conservé la section rythmique. Soit le fidèle Charles David aux drums et Chris Brown à la basse. De nouveau, Larry Marek se charge circonstanciellement des claviers. Glazer est devenu un homme à tout faire. Il a assuré la prise de son, le mixage et la production. Il signe aussi les douze plages!

Des cordes de guitare parcimonieuses introduisent "Midnight postman", un blues funk tapissé par les interventions d’orgue de l'orgue de Marek, alors que les voix féminines de Maggie McCabe et Stephanie Johnson soutiennent celle du leader. "Broken down hotel blues" emprunte un riff à Howlin' Wolf. La voix de Maggie épaule à nouveau celle d’Howard. Ce dernier libère une excellente sortie au sein d’une atmosphère cool. Howard écrase sa pédale sur "Take me baby" afin de torturer les vibrations électriques de sa guitare. Larry Marek prend un billet de sortie sur son orgue et réplique aux cordes acérées et bien amplifiées. De bonne facture, "All I ever wanted" jouit d’une excellente ligne mélodique. Miss McCabe susurre ses mots. L’assemblage des cordes est audacieux et bien réverbéré. Qu’elles soient acoustiques, électriques ou dispensées sur un dobro. Detroit shuffle, "Walking in Detroit" est très proche du blues de Chicago. La rythmique est bien marquée. Le duo vocal lymphatique. La guitare impeccable. Tout comme la sortie de David Kocbus à la trompette. "Eviction blues" est le long blues lent qu’on attendait. L'échange entre le chant et la guitare est bien mis en évidence. Armé de sa guitare resonator, Glazer chante d’un timbre quelque peu fatigué, le blues acoustique "Feeling so bad". Le titre maître est certainement le meilleur de l’opus. Un blues amplifié caractérisé par des grattes aux tonalités différentes qui s’entrelacent. La voix est nonchalante et le recours au bottleneck est tout à fait judicieux. Soutenu par les chœurs féminins, Howard change d’une voix ‘dylanesque’ "Wandering trails", une bien jolie ballade roots nappée d’orgue et balayée de cordes lancinantes, dispensées par le bottleneck qui glisse le long des cordes. Rock'n'roll classique, "Pushing the limits" adopte le riff de Chuck Berry. Delta blues original, "Misunderstood the devil" libère des sonorités décapantes, légèrement acides, destinées à préparer la rencontre avec le diable. Et la finale est tout à fait superbe. Blues lent accrocheur aux accords de gratte réverbérés, sulfureux, psychédéliques, "Emergency" est hanté par les fantômes qui peuplent les marais du Sud ; alors que la flûte de Tom Schmaltz tente de se frayer un chemin à travers les rares espaces libérés par la six cordes Impressionnant ! Finalement, Howard Glazer aurait dû davantage explorer l’aspect le plus ténébreux de sa muse…

 

Howard Glazer

Stepchild of the blues

Écrit par

Il y a déjà plus de 20 ans qu’Howard Glazer sillonne les routes. Originaire de Detroit, ce chanteur/guitariste est aussi à l'aise aux cordes acoustiques qu'électriques. Sa première production personnelle, "Brown paper bag", date déjà de 2005. Il grave ensuite "Liquor store legend", en 2007. En 2011, il publie "Wired for sound", toujours en compagnie de son backing band, les EL-34s et avec le concours du mythique David ‘Honeyboy’ Edwards. Le présent opus a été mis en boîte au coeur du Michigan par Howard en personne. Il s’est d’ailleurs chargé de tout. Pour la circonstance, il est soutenu par son fidèle drummer Charles David Stuart (NDR : il l’accompagne depuis les débuts !), Chris Brown ou Chuck Bartels (Bettye Lavette Band) à la basse et de l'un ou l'autre invité.

"Don't love you no more" ouvre l’elpee. Le style est franc et direct. La rythmique se mêle aux cordes acoustiques. Largement amplifiée, la guitare talonne la voix, secondée par deux choristes. "Shakin'" est introduit par le ‘diddley beat’ imprimé par les fûts de Stuart. Alors que les arrangements se révèlent subtils, les interventions de gratte sont manifestement cinglantes, très amplifiées, mais totalement maîtrisées. Glazer travaille le son et dose ses effets. Il est d'ailleurs réputé pour son ‘high energy blues’! "Gaz pump blues" est un superbe blues acoustique au cours duquel Howard retrouve son vieux partenaire, Harmonica Shah. L’harmoniciste noir chante et souffle puissamment devant la guitare Resonator de notre leader. Howard vit profondément "Telephone blues", un blues lent. Il s’y sent comme un poisson dans l'eau face à l'orgue de son ami Larry Marek. Les cordes sont toujours aussi déjantées et saturées tout au long de "Honey & spice". Ponctuellement, Glazer passe à la slide, mais ses interventions sont tout aussi ravagées. Les effets pervers de son blues rock sont récurrents. "Somewhere" adopte un profil tout à fait différent. Plus roots, cette compo se distingue par des effets plus recherchés. La gratte acoustique est omniprésente. Choeurs et orgue constituent une rampe de lancement idéale pour les cordes électriques, très travaillées… "Cried all my tears" nous entraîne le long des berges du grand fleuve. Une plage aux sonorités primaires, inspirée du Delta. Très métallique, la slide vit, palpite, bouillonne… Howard reprend son "Liquid store legend", un morceau qui figurait sur son album, paru en 2007. Marek le soutient à l'orgue. Et la finale est un grand moment de délectation. Harmonica Shah est de retour pour un blues lent monumental intitulé "Hurtful feeling". Gouailleuse et saturée, la slide dialogue avec l'harmonica, rappelant le Chicago southside, le cachet agressif de la Motor City en sus. Excellent !

 

Howard Glazer

Liquor store legend

Écrit par

Howard est originaire de Detroit. Ce guitariste vit d’ailleurs toujours dans la Motor City. Son blues rock est électrique et puissant. Il tourne régulièrement en Europe flanqué de sa section rythmique : les El 34s. En l’occurrence le bassiste Bob Godwin et le batteur Charles Stuart. Naguère, il a joué en compagnie de l'harmoniciste noir local, Harmonica Shah. Une collaboration particulièrement longue. Les El 34s sont également responsable d’un album : "Brown paper bag". Glazer a écrit les treize plages de ce nouvel opus.

Il ouvre la plaque par le titre maître. Pour la circonstance, le trio est renforcé par l'orgue Hammond de Larry Marek. Howard n'attend guère longtemps avant de mettre le feu aux cordes. Cette plage d'ouverture est très participative. Les Greenfield Street Singers apportent leurs voix à celle du leader. Rock'n'roll bien emballé, "Let's go for a ride" emprunte le célèbre riff de Chuck Berry. Le gratteur est à son affaire. Il s’aventure en solitaire, suivi de ses fidèles acolytes. "Broken down Hotel blues" marque un retour au blues primaire, un morceau imprimé sur un tempo qu'aurait apprécié le géant Howlin' Wolf. Le son de la guitare est écorché. L'homme travaille sans filet, malmenant ses cordes pour créer son univers musical malsain. "Wonder why" constitue le blues lent usuel. Un exercice de style apprécié par Glazer. Ce musicien possède à coup sûr le feeling pour extraire de son instrument les phrases qu'il imagine dans son for intérieur. L'orgue épouse le chant. Les cordes reviennent sans cesse, même au bord de l'épuisement. Elles souffrent mais tiennent le coup face aux outrages que lui fait subir le maître. Le trio hausse le tempo pour aborder "Hanging by a thread". La section rythmique se révèle aussi solide que le métal de Detroit. Dommage que les chœurs féminins édulcorent quelque peu l'ensemble. Composition nerveuse, "Burning ain't no fun" est balayé par une slide gouailleuse, digne de l'albinos Johnny Winter. Blues étrange, presque grave, "Got to get going" mêle cordes acoustiques et timidement électriques. Les percussions semblent hors tempo. Une approche originale que Glazer devrait développer. Sans aucun doute la plage la plus originale. La machine bien huilée poursuit son chemin. "Take me back" se complait au cœur d’un climat torride. "Power" aligne un déferlement de notes triturées, décapantes. Il s’y dégage une énergie assez dévastatrice. Il n'est désormais plus possible de calmer le leader. Il n’en fait qu'à sa tête. Il s'engage dans un nouveau blues poisseux, saturé d'électricité, une compo intitulée "Walking in the rain". Dommage que le timbre vocal soit aussi monocorde car c’est un sacré musicien! Il fait rugir, gémir ses cordes, comme un Hendrix des temps modernes. "Bar fly boogie" prend son envol tout au long (oui, oui, et même bien long) boogie. Probablement une indication du style pratiqué par le combo sur les planches. Efficace, solide, soudée et entraînante, la section rythmique rencontre son moment de gloire! Howard achève cet album de bonne facture en solitaire. Il chante "Next train out", en s’accompagnant de sa guitare Resonator acoustique.

Howard Glazer

Brown paper bag

Écrit par
Howard Glazer est un citoyen de la Motor City. Un pur et dur. Normal puisqu’il est né à Detroit, dans le Michigan. Il pratique une forme musicale qualifiée de ‘high energy blues’. Il monte sur les planches, pour la première fois, à l’âge de 13 ans. A cette époque, il joue alors du jazz, du rock et du punk. A la fin des années 80, il s’oriente vers le blues. Il vit quelque temps à Chicago, sans doute pour s'imprégner de la musique locale ; mais revient vite chez lui pour former un duo en compagnie de l'harmoniciste noir Harmonica Shah. Ce tandem sévira six années et se produira un peu partout sur le nouveau et l'ancien continent. Il est également responsable de quelques albums, parmi lesquels je vous recommande "Deep Detroit" (Bluetrack), paru en 2000 et "Tell it to your landlord" (Electro-Fi), en 2003! Des différents musicaux provoquent leur séparation. Howard opte alors pour une aventure plus personnelle. Il fonde cependant les El 34s. En l’occurrence une section rythmique impliquant Bob Goodwin à la basse et Charles Stuart à la batterie. Glazer avoue avoir beaucoup écouté Buddy Guy, Johnny Winter, Hubert Sumlin et son concitoyen, Fred "Sonic" Smith (MC5). Et pour la 1ère fois, il peut enfin donner libre cours à son inspiration à travers treize compositions personnelles. Le Glazer blues est né.
 
L'album s’ouvre par le titre maître. Le trio joue naturellement sans filet. La guitare occupe - avec bonheur - tous les espaces. Enfin plus exactement une slide généreuse, gouailleuse et assez primaire. Quoique relativement monocorde, le chant s’intègre parfaitement aux cordes. "Cold, sad and lonely" évolue sur un tempo moins vivace. L’introduction émarge au Chicago westside. Un style proche d'Otis Rush. La guitare est en permanence sur le qui vive. La voix est grave, presque parlée. Elle ne se manifeste qu’épisodiquement, s’effaçant dès que possible, au profit des cordes. Le répertoire est très éclectique. Il passe au roots sur "Steamrollin' baby". Seul, armé d’une guitare acoustique, le chant du leader est en totale harmonie avec son instrument. Le courant passe! Glazer écrase les pédales pour accentuer les effets de ses cordes. Il chante "Going to Chicago" en relatant cet axe Chicago Detroit, qui lui tient tant à cœur. Maggie McCabe lui donne la réplique vocale. Mais le plus interpellant procède de la guitare détonante, bourrée d'effets. Tonique, elle broie tout sur son passage, dans un style proche de Jimi Hendrix. Blues long et lent, "Sad situation" constitue un exercice de style attendu. Howard (NDR : pas un débutant !) ne distille que les notes nécessaires. Il entrecoupe ses interventions d’espaces vides. Conférant à son interprétation des instants dramatiques. Tout en laissant le champ libre à la sensibilité exacerbée du musicien. Une formule qui ne manque pas de charme. Le solo monte progressivement de quelques degrés pour atteindre des sommets escomptés. Des sommets empreints d’une d'une fragilité bien naturelle pour ce blues à fleur de peau! Un point d’orgue atteint derechef sur "The dogs they bark at midnight". Intensité, émotion et douleur se rejoignent le temps de 9 minutes. Les doigts font de plus en plus vibrer les cordes. Ils y communiquent de l'effet. Nous ne somme plus loin d’un Buddy Guy! Howard attaque "Radioactive woman" sous un format acoustique. Un blues bien rythmé par les percussions de Charles. La voix soutient le texte dans un style, ma foi, assez personnel. "Full moon blues" constitue certainement un des meilleurs moments de l'album. L'homme est seul. Ses cordes au bord de la rupture libèrent un feeling tellement présent. L'échange opéré entre la voix et les cordes concède un rare moment de blues authentique ! Cinq minutes de bonheur ! Roots blues rock, "Don't love you no more" manifeste des accents empruntés au sud. La ligne de guitare est mélodieuse. Les voix féminines de Maggie et Stephanie Johnson épaulent le timbre particulièrement rugueux du leader. La guitare rythmique épouse délicatement un profil rock'n'roll. "Mean harted woman" conjugue virtuosité et technique tout en laissant le champ libre aux vertus instrumentales des El34s. Blues rocker, "Smokin' and drinkin" est une parfaite démonstration du style Glazer. "Start again" constitue un exercice en solitaire inspiré par John Lee Hooker. Et une musique freeform, sans doute inspirée par le fantôme de Jimi Hendrix, achève cet opus! Un elpee à savourer ! Et sans réserve !