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Innes Sibun

Blues transfusion

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Innes Sibun est un chanteur/guitariste de rockin' blues anglais. Il a d’abord milité au sein du Blues Explosion, formation qui a publié "That's what the blues can do", un elpee mis en forme par le légendaire Mike Vernon (NDR : il a également produit à l'époque des artistes comme Eric Clapton et Peter Green du Fleetwood Mac), qui avait fondé le label Blue Horizon dans les sixties. En 1993, il est recruté par Robert Plant pour l’accompagner lors de sa tournée mondiale "Fate of nations". Innes va ainsi faire le tour du Monde. De retour chez lui, il reprend ses activités au sein de sa formation et publie quelques long playings chez Viceroy et Provogue. En 2004, Sibun remonte un nouveau backing group. Il repart en tournée et grave quelques opus, cette fois pour le label Zyx. Il y a peu, il a signé chez Blues Boulevard, écurie pour laquelle il a publié "Lost wilderness", fin 2013. Innes a toujours été un fervent admirateur du regretté irlandais Rory Gallagher auquel il est parfois comparé. Pour concocter ce "Blues Transfusion", il a reçu le concours de plusieurs musiciens issus de Bosnie-Herzégovine, mais également comme invités, le bassiste Charlie Jones et le batteur Clive Deamer. Huit plages ont été enregistrées à Mostar, en Bosnie Herzégovine, les quatre autres, en Angleterre.

"Love light" ouvre le long playing. Et c’est de la pure dynamite. Innes chante sans forcer, de manière décontractée. Il concède rapidement un solo dynamique qui fait mouche. Sa voix est soutenue par celle d'Antonja Batinic. "I'll take care of you" est une compo issue de la plume de Gill Scott Heron. Intimiste et tendre en introduction, elle se métamorphose au fil du morceau. Empreinte d’une grande sensibilité, la guitare reste cependant bien au service de la chanson. Sibun se réserve toutes les cordes (guitare, mandoline et basse), devant la batterie de Clive Deamer (ex-Portishead, Radiohead), tout au long de la roots song acoustique "Old time used to be". Instrumental, "Blues for Sherman" est un superbe blues lent dédié à son ami, le bluesman de couleur noire, Sherman Robertson. Innes égrène ses notes sur le fil du rasoir. Sa maîtrise est impressionnante, face à l'orgue Hammond de Gabrijel Prusina. Nonobstant les accords de gratte en dérapage contrôlé, "One of these days" est une plage de rockin' blues très mélodique. Autre instrumental, "Esma" est d’une extrême limpidité, proche de ce que pouvait nous réserver le regretté Gary Moore. Prusina siège derrière le piano pour "Find my way home", un blues/rock classique, imprimé sur un tempo soutenu. Innes nous propose encore deux plages acoustiques, en solitaire. Tout d’abord, "Stari Most". Encore un instrumental au cours duquel il double sèche et clavier. Entre blues et musique classique, sa ligne mélodique est accrocheuse. "Why don't you call me", ensuite. Qu’il attaque au dobro. Il rend alors un très bel hommage à Rory Gallagher en reprenant son "I fall apart", en formule trio. Soutenu par le drummer Dzenan Mujic et le bassiste Atilla Aksoj, on croirait vraiment entendre l'ange irlandais disparu. Speedé, "I used to be your man" émarge au rock'n'roll. Et c’est à nouveau au sein d’un autre trio, impliquant Deamer et Charlie Jones, qu’il clôt cet opus, à travers le blues/rock funky, "Give up the fight".