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Isaiah B. Brunt

A moment in time

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Chanteur/guitariste et producteur, Iasiah B. Brunt est issu de Sydney, en Australie. A l’instar de son précédent opus, "Just the way that it goes", sorti en 2015, il a enregistré "A moment in time", à New Orleans.

L’album s’ouvre par l’excellent "Still waiting". La rythmique est nonchalante. Le piano de Mike Lemmler campe d’abord. Puis l’orgue de George Porter Jr entre dans la danse. La voix de Iasiah est cool. Discrètement, la slide de Brunt s’impose ; ce qui permet ensuite aux cuivres (Jeffery T Watkins au saxophone et Ian E Smith à la trompette) de prendre leur envol. "Singing the blues" adopte un tempo similaire. Les ivoires de Lemmler s’intègrent parfaitement dans l’ensemble. Chaleureuse, mais singulière, la voix est proche de celle de John Mayall. Quoique cool, "That place on the road" élève quand même un peu le tempo. Chaque instrument est parfaitement mis en place ; et tout particulièrement l’orgue Hammond ainsi que la slide. Et Smoky Greenwell, citoyen de New Orleans, en profite pour signer une intervention impeccable à l’harmo. "Lost Jacket blues" évolue sur un tempo vivace. Un r&b enrichi de cuivres ; et au cours duquel Watkins prend un billet de sortie au saxophone. La basse de Porter Jr. balise le plus funkysant "May I dance for you". Sarah Burker se charge de la réplique vocale. La gratte du leader et le saxophone entament un dialogue. "Travel back in time" nous plonge au sein du jazz néo-orléanais d’une certaine époque. Tuba Steve délimite les lignes de basse à l’aide de son sousaphone. Les interventions aux drums de Doug Belote entretiennent une ambiance réminiscente du Carré Français. Invité, James Evans se libère sur sa clarinette. "Party late all night" baigne au sein d’une atmosphère festive ; une invitation à la danse au cours de laquelle Iasiah force la voix, alors que Watkins brille encore au saxophone. L’orgue Hammond alimente le climat paresseux de "Same old road". Miss Sarah Brunt épaule une nouvelle fois son époux au chant. La slide gémit quelques accents. Et c’est dans une même atmosphère, indolente, mais empreinte de sérénité, que l’opus s’achève. "A moment in time" bénéficie d’une superbe mélodie. Ian E Smith se consacre au flugelhorn. David Stocker, au mellotron. Et ce dernier communique une densité et une forme d’esthétisme à l’expression sonore…

 

Isaiah B. Brunt

Just the way that it goes

Écrit par

De nationalité australienne Iasiah jouit d’une fameuse notoriété comme producteur. Et depuis bien longtemps. Disposant de son propre studio, il a notamment bossé pour Julio Iglesias, les Goo Goo Dolls mais aussi des groupes locaux comme Midnight Oil et Cold Chisel. Mais c’est avant tout un passionné de blues. Il a ainsi été élu comme ‘performer’ de l'année, en 2010, par la Blues Society de Sidney. En 2011, Brunt représente l'Australie à l'International Blues Challenge de Memphis. Puis publie un Ep 6 titres éponyme, en édition limitée. En 2013, il grave un long playing intitulé "Nursery Rhyme Blues". Pour la circonstance, il s’est rendu à New Orleans, aux studios Audiophile Recording. Il a mis en boîte neuf compositions personnelles. Lors des sessions, il a reçu le concours du bassiste Richard Bird, du batteur Mark Whitaker et du claviériste Mike Hood. Iasiah chante et joue de la guitare. Son blues est très personnel. Il en émane constamment un charme indéniable, une chaleur certaine. Et pourtant, l’artiste ne s'enflamme jamais. Il est cool, laidback comme on dit outre-Atlantique. 

Dès "She's s fine", on constate que la voix d’Iasiah est très expressive. Il la soutient de sa slide, mais bénéficie également du concours des interventions à l'orgue Hammond de Mike Hood, un élément important dans l’expression sonore de sa musique. L'atmosphère est toujours aussi flemmarde, tout au long du superbe "Let your heart know". Et comme les sessions se sont déroulées en Louisiane, on est naturellement plongé dans l'atmosphère paisible des swamps, réminiscente d’un certain Tony Joe White. Le Mississippi n'est pas loin, lorsque "The river runs high" adopte un profil blues basique. Kenny Claiborne (NDR : issu de la Crescent City, il est responsable d'un club sur Frenchmen Street, un des meilleurs de la Nouvelle Orléans, mais drive également son propre band) est à l’harmo et ses interventions sont blafardes… Mike Hood, un musicien local qui se produit régulièrement dans le quartier français, est remarquable aux ivoires, sur "Precious stone", une petite perle au tempo enfin plus enlevé. Superbe, "With a kiss" nous replonge dans le climat indolent. Langoureuse, la voix me rappelle quelque part celle du vétéran anglais, John Mayall. Les échanges opérés entre la slide à l’agonie et le piano sont de toute beauté. "Lover's blues" recouvre un chouia de rythme. L'orgue Hammond illumine "Just the way that it goes", alors que Brunt écrase légèrement les sonorités de ses cordes. Une langueur cadencée balise "Never give up", une piste au cours de laquelle le piano s’anime et la slide se met à gémir. Le mellotron de David Stocker dispense ses sonorités de cordes et de flûte, tout au long de "Which way to go", une finale mélancolique au cours de laquelle la ligne de basse tracée par Richard Bird sonne le glas...