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Jason Steel

Fire Begot Ash

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Un triste jour d’hiver. Votre serviteur est seul. Dans une cabane, perdue au sein des montagnes nord-américaines. Au beau milieu des Appalaches, très exactement. Il fait froid et il neige. Heureusement, le poêle fonctionne. Foutue saison! Je regrette déjà mon voyage en terres américaines. Soudain quelqu’un frappe à la porte. Un inconnu demande s’il peut partager mon gîte. Pour me remercier de mon hospitalité, il sort un banjo et me gratifie d’un récital dont l’épure réchauffe le cœur. Des chansons intemporelles écrites pour les hommes des bois ou des steppes. Un goût de l’Ouest américain que j’étais venu chercher. Je lui avoue mon origine belge… et que si j’avais su qu’il suffisait d’écouter ce genre de musique pour voyager à travers les terres américaines, je serais bien resté au chaud chez moi ! Il me répond alors qu’il est Anglais et que cette authenticité bluegrass, il l’a puisée dans son Yorkshire natal… Vous avez ainsi un bref aperçu du climat au sein duquel baignent les douze morceaux de « Fire Begot Ash ». Des compos trempées dans le folk blues traditionnel, voire dans l’americana le plus pur.

Jason Steel est guitariste chez Owl Service. Et « Fire Begot Ash » constitue son deuxième opus solo. Pendant un peu plus de 30 minutes, le Britannique nous plonge au sein d’une époque qu’il a découverte en regardant les westerns rehaussés par la présence de Clint Eastwood, lorsque le banjo et les guitares acoustiques servaient de bande sonore à la Conquête de l’Ouest cinématographique. Une belle aventure, en quelque sorte. Au sein du tracklisting, figurent quelques titres instrumentaux. Qui ne dénaturent jamais l’ensemble. Cependant, c’est lorsque l’artiste parvient à habiter ses chansons qu’il devient le plus performant. A l’instar de la ballade paisible « The Black House » ou encore la plus poignante « Cling & Klaw », au cours de laquelle un frisson vous parcourt l’échine. Mais le plus beau challenge accompli par Jason Steel, c’est d’être parvenu à éviter de sombrer dans la monotonie, en n’utilisant qu’un seul micro et en se limitant à un strict minimum de moyens. Un disque simple et beau à la fois,  concocté dans l’esprit d’Iron & Wine voire de John Fahey.