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Jeff Jensen

Live : The River City Sessions

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Jeff Jensen est né en Californie. En 2004, ce chanteur/guitariste/compositeur monte son propre groupe, le Jeff Jensen Band. Mais dès 2011, il décide de quitter la banlieue de Los Angeles pour s’établir à Memphis où il rencontre l'étoile montante locale de l'harmonica, Brandon Santini. Qui participe à l’enregistrement de deux excellents opus, "Road worn and ragged" en 2013 et "Morose Elephant", en 2015.

"Live : The River City Sessions" a été immortalisé en public, devant un parterre de fans, au studio Ardent de Memphis, en décembre de l’an dernier. Bill Ruffino se consacre à la basse et  Robinson Bridgeforth de la batterie. Jeff y a donc privilégié la formule trio. Il signe 9 des onze plages de cet LP d’une durée de 67 minutes.

Jeff attaque le notoire "T-Bone shuffle" de l'inoubliable T-Bone Walker. Il se révèle déjà très à l'aise dans cet exercice de swing et de jump. Sa vitesse d’exécution sur les cordes n’est guère banale. Les notes coulent d’ailleurs à flots. Il embraie par deux plages issues de son opus précédent, "Morose elephant". Tout d’abord, "Make it through', un funky R&B qui se distingue par une belle harmonie. Et même si Jeff n'a pas une voix autoritaire, elle s’intègre parfaitement dans l’expression  sonore. Un constat confirmé par "Empty bottles". A la fois gourmand et gourmet, il nous livre des solos parfaitement intégrés, marqués par ses descentes le long du manche de sa Gibson. Son "JJ Boogie" est un nouveau tour de force instrumental. Jeff vit son blues. Le dialogue qu’il établit entre sa voix et la guitare est plutôt éblouissant tout au long de "Find myself all alone", un blues à la fois flemmard, dépouillé, passionnel et captivant. Bref shuffle, "Brunette woman" se distingue à nouveau par une envolée de cordes très originale et complexe. Le titre maître de son dernier LP, "Morose elephant", est un autre instrumental. Une piste exceptionnelle qui met bien en exergue les interventions de basse opérées par Ruffino. Sa version du "Heart attack and Vine" de Tom Waits est superbe. Une claque ! "Can't believe we're through" est un extrait de son tout premier long playing, gravé en 2007 ; une ballade roots imprimée sur un mid tempo qui libère à la fois tendresse et créativité. Et particulièrement intense, l’envol des cordes vagabonde aux confins des univers de Jimi Hendrix ainsi que d'un Alvin Lee au sommet de son art. En rappel, Jensen chante "Ash and Bone", une ballade indolente empreinte d’une grande sensibilité. Et il achève son set par une longue cover du "All along the watchtower" de Dylan, tout en pensant à Jimi Hendrix… Jeff Jensen est un fameux guitariste !

 

Jeff Jensen

Morose Elephant

Écrit par

"Morose Elephant" constitue le quatrième opus de ce chanteur/guitariste californien. Il fait suite à "Jeff Jensen", paru en 2007, "I'm coming home", en 2009 et "Road worn and ragged", en 2013. L’artiste a toujours aimé mêler les styles : rock'n'roll, funk, jazz et blues. En 2004, il fonde le Jeff Jensen Band. Il participe quatre fois à l'International Blues Challenge de Memphis. Depuis 2011, il y réside d’ailleurs. Il s’est produit pendant deux années auprès du formidable harmoniciste, Brandon Santini. Lors de ses tournées, il est soutenu par une section rythmique. Soit le bassiste Bill Ruffino, et un nouveau batteur, le jeune noir Robinson Bridgeforth.

La Texane Reba Russell donne la réplique vocale à Jeff sur "Make it through", un R&B funkysant. Ce dernier libère ses cordes dans un style très élégant. Victor Wainwright, un pote, siège derrière le piano électrique tout au long du solide "Get along", une plage aux sonorités métalliques. Et Jensen nous y réserve un envol irrésistible. Il se révèle toujours aussi brillant sur "Fall apart", une ballade R&B intimiste, discrètement cuivrée, dans le parfait esprit du southern soul de Memphis. Robinson canalise le tempo sur ses fûts tout au long de "Going home". Un titre funk qui ne manque pas de charme au cours duquel la voix de Miss Russell vient une nouvelle fois se joindre à celle de notre leader! Et les interventions de guitare sont belles à pleurer! "Paper walls" concède des accents empruntés à la valse et au jazz. Chris Stephenson joue sur un piano d'enfant et double à l'orgue Hammond. Signé Memphis Minnie et Kansas Joe McCoy, "What's the matter with the mill" lorgne vers le Memphis blues de BB King. Jeff et son ami Victor Wainwright partagent les vocaux, avant que ce dernier ne vienne se défoncer sur les 88 touches de ses ivoires, lors d’un boogie woogie furieux. Le violon d'Anne Harris colore "Ash and bone", une ballade acoustique, de teintes joliment surannées. "Elephant blue" baigne dans une atmosphère jazz, une piste instrumentale caractérisée par des échanges entre la guitare, l'orgue de Stephenson et la basse de Bill Ruffino. "Bad bad whiskey" est un succès décroché par Amos Milburn, en 1950. La nouvelle version a été traduite en country/blues classique. Victor se réserve le micro sur ce morceau dominé par les cordes acoustiques et l'harmonica d'Eric Hughes, un concitoyen de Memphis. "I'll always be in love with you" opère un retour au R&B cuivré. Victor Wainwright brille de mille feux au piano sur cette cover d’un ancien hit de Brenda Lee. Et avant de refermer cet opus, on a encore droit à un bonus track : "Empty bottles". Un duo acoustique échangé entre l’harmoniciste notoire californien, Gary Allegretto, et Jeff Jensen, qui se consacre également aux vocaux.

 

Jeff Jensen

Road worn and ragged

Écrit par

Né en Californie, Jeff écoute, dès son jeune âge, la musique des années 50, 60 et 70. Du blues, du rock'n'roll, mais aussi du funk, du punk et du jazz quand ils s’y mêlent. Depuis l’âge de 11 ans, il joue de la guitare. En 2003, il fonde, en compagnie de Chris Sabie, la Santa Clarita Blues Society. Santa Clarita est la commune la plus au Nord du Comté de Los Angeles. En 2004, Jeff met sur pied le Jeff Jensen Band et commence à écumer les scènes californiennes. Son premier opus, "Jeff Jensen", sort en 2007, un elpee pour lequel il reçoit le concours de l’harmoniciste John 'Juke' Logan à l'harmo. Il embraie par "I'm coming home", en 2009. En 2011, il se fixe à Memphis où il collabore étroitement avec la nouvelle sensation de l'harmonica, Brandon Santini.

C’est son nouveau JJ Band qui a mis en boîte ce "Road worn and ragged". Le backing group réunit le bassiste Bill Ruffino, le drummer James Cunningham et l’organiste Chris Stevenson. Et parmi les invités, figurent le pianiste notoire Victor Wainwright et son nouvel ami Santini à la musique à bouche.

Jeff propose des compositions qui sont autant d'expériences de sa propre vie. Il y injecte une passion dévorante. "Brunette woman" démarre en force. Un morceau d’ouverture idéal. La voix est un peu élimée, mais le coup de tonnerre est réservé à l'harmonica de Santini. Implacable, irrésistible, il offre une rampe de lancement judicieuse aux cordes de Jensen. Une plage particulièrement dense. Ballade roots, acoustique, "Goodbye Portland" opère déjà un changement radical de style. Guitare et piano dialoguent. La voix de Jensen prend toute sa dimension lors de la reprise du "Heart attack and vine" de Tom Waits. Elle donne du relief au texte. La mise en place des instruments est parfaite. Les interventions de Santini sont bouleversantes. Il constitue manifestement un des nouveaux souffleurs les plus sollicités, aux côtés de Jason Ricci et Dennis Gruenling. Le jeu de Jeff est très complexe, mais brillant et novateur, tout au long de "Pepper", un instrumental particulièrement vif et nerveux. Probablement un Freddie King des temps modernes. Blues très lent et dépouillé, "Gee baby ain't I good to you" laisse filtrer des intonations jazz. La voix est à l'avant. Caractérisées par leur feeling intimiste et saisissant, les notes de guitare sont aussi parcimonieuses qu’inspirées. Jensen adapte un des classiques de Willie Dixon, "Little Red Rooster", sur un tempo inhabituellement rapide. Il y injecte beaucoup de swing. Très personnelle, cette version met bien en exergue les différents instruments, et notamment l'harmo de Santini, la guitare bien franche de Jeff et l'orgue Hammond aux propriétés enveloppantes de Chris Stephenson.  Brandon tire une nouvelle fois son épingle du jeu sur la reprise du "Crosseyed cat" de Muddy Waters. Il souffle en puissance, à la manière de James Cotton. L'introduction aux cordes sur "Raggedy Ann" est extrêmement raffinée. La complicité entre la guitare de Jeff et le piano de Victor est tout à fait remarquable. Minimaliste, "River runs dry" est une ballade empreinte de tendresse et de désespoir. Une compo bouleversante, sentiment accentué par le vécu de la voix. De toute bonne facture, "Thankful" achève le long playing. La voix est impeccable. L’instrumentation excellente. Une piste ponctuée par une dernière envolée de guitare classieuse…