La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Jo Ann Kelly

Kelly Jo Ann

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Disparue le 21 octobre 1990, Jo Ann Kelly fut incontestablement la chanteuse de blues la plus authentique, outre Manche. Elle a laissé un héritage discographique conséquent, mais ce double CD lui rend un bel hommage, puisqu’il se penche sur toute sa carrière. Depuis ses premières apparitions, opérées au cœur des 60s, jusqu'à ses derniers jours. Heureuse initiative, la pochette fournit de précieuses informations. En outre, elle est abondamment illustrée ; un phénomène assez rare chez cette artiste, pour ne pas le souligner.
 
Miss Kelly était née en janvier 1944. Dès les 50s, elle s'essayait déjà au skiffle ; et au début des 60s, elle montait sur scène pour jouer en compagnie des Yardbirds. A cette époque, un certain Eric Clapton y sévissait déjà à la guitare. En 1965, elle commence à écumer les clubs et pubs de Londres, de Bristol et de Newcastle pour chanter son folk blues, dans un style largement inspiré par Memphis Minnie. En 1966, Jo Ann interprète remarquablement "Where is my good man at" et "This is your last chance now", flanquée de son jeune frère Dave (Kelly bien entendu) à la guitare. Ce sont les deux plages qui ouvrent l’elpee. Ce disque inclut les plages enregistrées la même année par Mike Vernon, pour son label Purdah ; des morceaux qui sont parus dans la collection "Blues anytime – An anthology of British blues". "Keep your hands out of my pocket" et le bouleversant "No chance with you" remontent à 1968. Deux superbes plages qui transpirent l'authenticité. Le meilleur pianiste de blues et boogie anglais, Bob Hall, le guitariste Tony McPhee (Groundhogs) et l’harmoniciste Steve Rye lui apportent leur collaboration. Son adaptation d’"I can't quit you baby" vaut le détour. Elle chante a capella "Levee camp holler". Sa voix est est profonde, éclatante. A vous flanquer des frissons partout ! Entourée du duo de Bristol, Simon (Prager) & Steve (Rye), ainsi que de Bob Hall au piano, elle nous concède encore de très bons moments. "Louisiana blues", tout d’abord. Nous pouvons clairement y entendre Jo Ann jouer du bottleneck dans le style de Fred McDowell. Bob Hall est capable de passer du piano à la mandoline avec une facilité déconcertante. Il le démontre à plusieurs reprises. Et en particulier sur le "Boyfriend blues" de Joe McCoy (NDR : un des époux de Memphis Minnie) et "I've been scorned". Elle chante encore "Catfish blues", "Walking the dog", "Can I get a witness, le très barrelhouse "You win again" de Hank Williams et "It's too late that now", un boogie woogie accompli en duo avec Bob Hall. "Jump steady daddy" est un autre exemple de la pureté de son blues. Remarquable, ce premier disque s’achève par trois plages immortalisées en 1974, par la formation Tramp. Bob Hall est toujours au poste, mais aussi les guitaristes Pete Emery et Putty Pietryga, ainsi que les chœurs des Kokomo Singers. Cette même session issue de 74 ouvre le second elpee. Pour la circonstance, elle bénéficie d’un environnement amplifié. Ce qui n’exclut pas les bons moments. A l’instar de "Help me through the night", au cours duquel la voix est toujours aussi impressionnante. Une prise ‘live’ de Tramp, commise la même année, épingle Danny Kirwan à la guitare sur le "Baby what you want me do do" de Jimmy Reed. Bob Brunnning à la basse, Keef Hartley à la batterie et Dave Brooks sont également de la partie. La nouvelle version d’"It's too late for that now" est détonante. Les interventions de Bob Hall et de Brooks y sont brillantes. Jo Ann était également capable de s’illustrer dans d’autres styles. Le cabaret par exemple. Le pianiste Dick Welstood et le bassiste Lucas Lindholm nous plongent dans un milieu franchement jazz pour aborder "Make me a pallat", Key to the highway", "You got to move" de McDowell (NDR : dont le traitement gospel est surprenant), ainsi que la plage titulaire. Sa remarquable interprétation ‘live’ du "Big boss man" date de 1984. Elle s’appuie alors sur le Quaggy Delta Blues Band de son époux et le guitariste Pete Emery. En 1988, elle était en pleine possession de ses moyens. Elle nous enchante par son interprétation de "Come see about me". De nouveau proche de Memphis Minnie, elle manifeste un feeling pas possible, lorsqu’elle chante a capella "Rising sun shine on" et "Death have mercy". Cette remarquable collection s’achève comme elle avait débuté, dans le pur Delta Blues. Ne passez pas à côté de cette artiste qui avait enregistré ‘live’ avec Fred McDowell, en 1969. Et la même année, Bob Hite lui avait demandé de rejoindre Canned Heat. Ah, le blues!

Jo Ann Kelly

Tramp 1974

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Tous les amateurs de ‘british blues’ se rappellent encore de Jo Ann Kelly, demeurée, sans conteste, la meilleure chanteuse de blues locale. Cet album était sorti l'année dernière. Je corrige donc mon retard. Ce "Tramp 1974" est pourtant déjà le 3ème volume de la série ‘Rare & unissued recordings’. Pour rappel, les deux premiers s'intitulaient "Key to the highway" et "Talkin' low".

Tramp était un groupe projet monté en 1969 autour de Jo Ann. Il impliquait son frère Dave, de Danny Kirwan, Mick Fleetwood, du Fleetwood Mac, ainsi que les inséparables Bob Hall et Bob Brunning. Un elpee éponyme était paru à l'époque. Pourtant, il faudra attendre que Jo Ann revienne d'une expérience américaine, pour que le projet renaisse de ses cendres. Début 1974, très exactement. Et dès janvier, un second album ("Put a record on") est ainsi mis en boîte.

Le style Tramp est un mélange de blues, de soul, de funk, et de R&B imaginé dans une ambiance de pub. Cet album est composé d'une session de studio datant du printemps 74 et d'un enregistrement live de la même époque. Jo Ann laisse éclater toute l'étendue de sa voix sur l'ouverture, "Till my back ain't got no bone", face aux choeurs conjugués par les vocalistes de Kokomo, Dyan Birch, Paddie McHugh et Frank Collins. Le long "Love blind" est une plage qui s'étend paresseusement sur le rythme imprimé par Brunning et Pete Miles. Sa voix dialogue avec les chœurs, le piano de Bob Hall et le sax free de Dave Brooks, au sein d'une ambiance délicieusement cool. "Nicki Hocki" est une pièce funky, au rythme soutenu et toujours tramée sur ce même dialogue qui bénéficie du renfort de la guitare d'Adrian "Putty" Pietryga (ex-John Dummer Band). La voix claire et pure prend tout sa saveur sur "Feel like breaking up somebody's home". Elle peut passer de la douceur absolue à la rage contenue, l'espace d'une seconde. Interprété en duo, "Jump steady daddy" est un blues pur, échangé entre la voix et le piano du remarquable Bob Hall. "Put a record on" et surtout "Help me through the night" sont de fort jolies ballades. Les six dernières plages sont donc live. Elles réunissent autour de Miss Kelly, nos deux Bob, le vétéran Keef Hartley à la batterie, Dave Brooks au sax, et Danny Kirwan à la guitare (NDR : discrète, il est vrai !). La reprise de "Baby what you want me to do" de Jimmy Reed est somme toute classique. La voix de Jo Ann se détache remarquablement. Brooks brille au sax. "It's too late for that now" est un boogie woogie. Une composition écrite par Bob Hall qui déménage, et au cours de laquelle le piano et le sax éclatent de bonheur. Le soul funk trouve sa place chez "What you gonna do". Le rythme se veut hypnotique et la voix se libère. Témoignage d'une époque, le saxophone évolue très librement au cœur de cette toile sonore. Jo Ann se retrouve dans son élément lors de la reprise de "You don't love me baby". En finale, les ballades maison, "Put a record on" et "You got to move", sont chantées sur un mode gospel. Un bon album !

 

Jo Ann Kelly

Talkin low´

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Au sein de l'univers du blues, Jo Ann Kelly était, sans doute, la chanteuse de couleur blanche à se rapprocher le plus de l'authenticité de Memphis Minnie et de Big Mama Thornton. De son vivant, elle avait sorti de nombreux albums. Eponyme, son tout premier était paru chez Epic en 1969. Mooncrest avait édité en 98 un 1er volume consacré à des inédits : "Key to the highway". Sous-titré, "Rare and unissued recordings 1966-1988, cet opus constitue le deuxième de la série.

Etalés sur une période particulièrement longue, les titres proposés campent inévitablement des styles forts différents. Nous trouvons ici les plus anciens enregistrements de Jo Ann. Ceux de 1966, lorsqu'elle était accompagnée de son frère cadet Dave, à la guitare. Dont deux plages du répertoire de Memphis Minnie, "Where is my good man at" et "This is your last dance". Les Kelly recréent d'ailleurs ici les échanges de guitares opérés entre Minnie et Joe McCoy. En 67, Dave Kelly rejoignait le John Dummer Blues Band. Pour y jouer de la guitare, bien sûr. Mais avec l'ex et futur Groundhogs, Tony McPhee. C'est en leur compagnie que Jo Ann chante en 1968 "I can't quit you baby". Quatre plages datent de 1970. Elles réunissent quelques grosses pointures du blues anglais acoustique de l'époque. En l'occurrence le pianiste Bob Hall ; mais surtout l'harmoniciste Steve Rye et le guitariste Simon Prager, mieux connus sous le patronyme Simon & Steve. Sans oublier Jo Ann. J'ai été très agréablement surpris par la présence du "No love in my heart" d'Elmore James. En 74, Jo chante superbement devant un pub band qui répond au nom de Chilli Willi and the Red Hot Peppers. Un groupe qui implique alors Martin Stone et Phil "Snakefinger" Lithman aux guitares. Au cours de la même année, Jo Ann enregistre pour Tramp. Elle est accompagnée de Bob Hall, de Bob Brunning, et de son mari Pete Emery. 4 plages issues de cette époque, dont l'excellent funky, "Feel like breaking up somebody's home" ont été sélectionnées. On la retrouve en 1984, au sein du Quaggy Delta Blues Band, pour y interpréter "Big boss man". Et puis en 88 pour "Rising sun shine on". Chanté a capella, cette composition me flanque chaque fois le frisson. Les deux derniers titres qui lui sont consacré datent de la même année ; peu de temps avant sa disparition prématurée. Un bel hommage à cette grande dame du blues.