La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

logo_musiczine

Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (3 Items)

Joe Satriani

Black Swans and Wormhole Wizards

Écrit par

Nous ne vous ferons pas l’affront de présenter Joe Satriani. Artisan riffeur passé maître dans l’art de ciseler des solos de haute voltige, le gaillard est aussi bon prof que compositeur. Ce quatorzième album solo confirme que les années n’ont en rien altéré son imagination et son savoir-faire.

Après avoir écumé les festivals d’été au sein du super groupe Chickenfoot, fort d’un elpee époustouflant, Satch s’est attaché à l’élaboration de onze nouveaux titres qui symbolisent plus que jamais l’alliance de la mélodie et de la technique.

Si d’ordinaire les albums instrumentaux visent essentiellement un public de musiciens passionnés, le simple mélomane trouvera sa dose de sensations fortes dans ce réjouissant « Black Swans and Wormhole Wizards ». Le maître en assure la production, épaulé par le talentueux Mike Fraser. Les quatre premiers fragments déroulent une structure résolument metal. « Premonition » annonce la couleur. Le son est monumental, heavy à souhait, sec et rond à la fois.

« Pyrrhic Victoria » confirme que l’aventure Chickenfoot n’a pas laissé Satriani indifférent. Pas étonnant que son riff évoque le Van Halen des années 80 ! La mélodie est parfaitement calibrée. On se laisse séduire.

Les morceaux s’enchaînent avec grande aisance. Le guitariste a savamment étudié ses plans, évitant de sombrer dans les clichés éculés des plages instrumentales à rallonge. « Light Years Away », au groove contagieux, constituera un excellent single, tandis que le très bref « Solitude » assure la transition vers des titres qui lorgnent davantage vers le funk, le blues et même le jazz. On pense souvent à certaines expérimentations de Steve Vai, mais on trouve aussi une parenté avec le talent de Jeff Beck et même d’Hendrix. La wah-wah, utilisée sobrement sur « Wind in the Trees », n’est pas un accessoire coutumier dans le jeu de l’artiste.

Le meilleur reste à venir, lors d’un « Wormhole Wizards » qui s’annonce comme un futur classique. Le riff de base est divin et la mélodie balaie les codes des exercices de style dont sont friands les guitares heroes de la génération Satriani.

Si vous avez craqué sur le classique « Flyin in a Blue Dream » il serait peu opportun de vous priver de cette nouvelle galette éclectique dotée d’un énorme potentiel.

 

Joe Satriani

Professor Satchafunkilus and the Mysterion of Rock

Écrit par

Qu’on aime ou que l’on déteste le style, force est de constater que Joe Satriani est le seul rescapé de la vague des fameux ‘guitar heroes’ issus des années 80. Bien sûr, les Yngwie Malmsteen, Vinie Moore et autre Tony Mc Alpine ne sont pas relégués aux oubliettes, mais leurs œuvres ne sont plus distribuées par une major, comme c’est le cas de cette nouvelle offrande du Satch. Son secret ? Aussi à l’aise dans le heavy, que dans le jazz, le folk, ou le funk, Satriani a compris qu’il fallait se renouveler pour garder toute crédibilité dans le domaine du hard rock instrumental. Bien sûr, on se demande bien où il est allé chercher un nom d’album pareil ; mais ce douzième opus se révèle tout aussi mystérieux et passionnant au fil des écoutes. D’emblée, le riff de « Musterion » évoque le classique « Surfing with the Alien ». On reconnaît immédiatement la patte du maître ! Le son se révèle plus agressif sur « Overdriver », mais la mélodie est quelque peu délaissée, au profit de la virtuosité. « I Just Wanna Rock » est le seul titre véritablement accessible dès la première écoute. On y entend Joe y chanter d’une voix métallique, façon Peter Frampton. Pas étonnant qu’il soit sorti en format single. Plus dansant, et introduit par un saxophone, « Professor Satchafunkilus » contraste avec la ballade « Revelation » et son lyrisme exacerbé. Si « Out of the Sunrise » s’oriente sans pudeur vers un blues rock sexy et vénéneux, le sommet de la technique instrumentale explose sur les deux titres finaux. Les sonorités du fantastique « Asik Vaysel » ne sont pas sans rappeler l’incontournable « The Extremist ». A déconseiller aux ‘sixcordistes’ en herbe, sauf s’ils souhaitent être dégoûtés à vie de leur instrument de prédilection !

Un excellent album, signé par un grand musicien, pour des amateurs de grande musique… chapeau bas !

Joe Satriani

Crystal Planet

Écrit par

Evidemment, lorsqu’on découvre le parcours de ce New-yorkais, on comprend mieux pourquoi il est devenu un virtuose de la six cordes. Prof de guitare dès le plus jeune âge, il a goûté un peu à tous les styles musicaux. En particulier au blues, au rock, à la pop, à la prog et au jazz. Ce qui lui a permis de côtoyer des tas de gens tels que Billy Bauer, Lennie Tristano, Pat Martino, Kenny Wayne Stepherd et même Robert Fripp. En 1988, Mick Jagger l’avait même recruté comme soliste pour accomplir sa tournée personnelle, alors qu’en 1994, il rejoignait le Deep Purple pour assurer leur tournée européenne et japonaise. Tout ceci vous donne une petite idée de la carte de visite de Satriani. Et il ne se gène pas pour faire l'étalage de son talent tout au long des quinze fragments de ce " Crystal Planet ". Un opus exclusivement instrumental, pour lequel il a reçu le concours de Stuart Hamm à la basse, de Jeff Campitelli aux drums et de Mike Fraser à la production. Maintenant, nous voulons bien qu’un soliste jouisse d’une dextérité époustouflante, de dominer à la perfection le registre technique des Hendrix, Clapton, Page, Fripp, Van Halen et consorts ; mais faudrait peut-être qu’il pense à y injecter un zeste d’émotion…