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John Latini

Just makes me feel good

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John Latini chante le blues et la soul. Bien qu’originaire du quartier du Queens à New York, c’est dans le Michigan, du côté de Detroit, qu’il s’est forgé sa notoriété. John avait déjà publié deux elpees: "Lake of my dreams", en 2010, et "Lovers, liars and losers", en 2012. Et "Just makes me feel good" constitue donc son troisième.

Imprimé sur un mid tempo, "Black eyed blues" ouvre la plaque. La voix de John est plutôt autoritaire et colle bien à sa musique. Latini est également guitariste. Grâce à sa technique, il est capable de dispenser ses cordes en crescendo. En général, chœurs, orgue et cuivres trament une texture qui baigne au sein d’un climat cool. A l’instar de "Lord made me a weak man", une piste qui se distingue par une sortie de cordes bien ficelée. Le leader est passé à la slide pour "Three AM", une compo un peu plus rythmée, mais qui se complait dans une certaine torpeur. Les deux gratteurs, John Latini et Brian Roscoe White, tirent leur épingle du jeu sur l’excellent "Woodchuck blues". "Pull me up" met le cap sur la Nouvelle Orléans. Les drums de Todd Glass impriment le tempo. Jamie-Sue Seal donne la réplique vocale. Et Latini se concentre sur sa slide à la manière de Lowell George. Qui se charge de reverb sur l’atmosphérique "Rutabaga Cheesecake. Et entretient l’ambiance flemmarde, menaçante, tout au long du remarquable titre roots, "My town’s got a river and a train". "Broken man" est davantage contaminé par le r&b. Les deux guitaristes dispensent des accords rock’n’roll, mais au ralenti, avant d’embrayer sur un mode plus vivace, véhiculant alors des accents jazz et swing. Shuffle cuivré, "Gotta have my babies" déménage littéralement. Blues enlevé, "Hard walkin’ woman" est ponctué d’une solide sortie des cordes ; mais surtout adopte un tempo réminiscent de ce bon vieux Jimmy Reed. John interprète d’une voix assez graveleuse, "I will be haunting you", un downhome blues qui clôt ce long playing.