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Carlos Santana & John McLaughlin

Live at Montreux (Dvd)

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Carlos Santana et John McLaughlin sont deux monstres sacrés. Deux virtuoses de la guitare qui possèdent une technique exceptionnelle. Les artistes s'étaient déjà croisés en 1973, lors de l’enregistrement de "Love devotion surrender", pour rendre hommage à John Coltrane. Ils étaient également devenus des disciples du philosophe Chinmoy. Ce qui explique pourquoi, lors de cette fameuse réunion, ils étaient tout de blanc vêtus. Coïncidence ou pas, hormis le  pantalon et les chaussures de John, lorsqu’ils montent sur les planches du casino de Montreux, pour célébrer cette "Invitation à l'Illumination", c’est à nouveau cette couleur qui est à l’ordre du jour.

Nous sommes le 1er juillet 2011. Le line up réunit deux drummers, soit la féline Cindy Blackman (NDR : c’est l'épouse de Carlos) et Dennis Chambers (ex-Funkadelic et membre de Santana depuis 2003), deux bassistes, en l’occurrence le Camerounais Etienne M'Bappé, pour l’instant impliqué au sein du groupe de John MacLaughlin (NDR : sa longue carrière lui a, en outre, permis de jouer pour Jacques Higelin, Liane Foly, Catherine Lara et Joe Zawinul) ainsi que le Batave Benny Rietveld (NDR : né à Utrecht, il a transité par les backing groups de Miles Davis, John Lee Hooker et Santana). Aux claviers on retrouve le claviériste David K Matthews, un Californien qui a sévi chez Tower Power et l’Etta James Band. Sans oublier les musicos de Santana, soit le second gratteur Tommy Anthony et le percussionniste Paul Rekow, mais également Tony Lindsay et Andy Vargas, deux vocalistes invités à monter circonstanciellement sur l’estrade. 

Dès le début, on ressent une évidente complicité entre Carlos et John. Le plaisir de se retrouver en ‘live’ se lit sur leurs visages. Ils s'embarquent dans un medley amorcé par le "Peace on earth" de Carlos. Les interventions du natif d’Autlán de Navarro sont explosives. Et celles de la section rythmique, le sont tout autant. Le périple transite par le "A hard rain's a gonna fall" de Dylan, le "Stairway to heaven" de Led Zeppelin et le "SOCC" de Sun Ra.  McLaughlin est un sorcier des cordes. Un virtuose hors format. Pourtant, Santana lui tient la dragée haute. La formation passe en revue tous les maîtres du jazz rock moderne. Et notamment le "Right off" de Miles Davis. Au menu également deux morceaux du Lifetime de David Matthews. "Vuelta Abajo" tout d’abord qui met en exergue la prestation de la tigresse Cindy Blackman. Le "Vashkar" de Carla Bley, ensuite. Pour "The creator has a master plan" de Pharaoh Sanders, le collectif est au grand complet. Lorsque les deux guitaristes seuls, assis sur une chaise, adaptent le "Naima" de John Coltrane et l'hispanisant "Lotus land op47 n°1", l’émotion est palpable. Place ensuite au blues "Downstairs", une plage qui figurait au répertoire de Lightnin' Hopkins, et au cours de laquelle c’est la section rythmique qui fait la différence. En fin de parcours, Carlos est absolument divin lorsqu’il nous accorde le superbe "Let us go into the house of the Lord", un titre empreint d’une grande spiritualité. Lors du rappel, les musicos nous réservent encore "A love supreme", un titre de John Coltrane, le "Black satin" de Miles David, et enfin "Shake it up and go". Ce boogie qui bénéficie du concours de Claude Nobs, le patron de Montreux, à l'harmonica rend hommage à John Lee Hooker. Mémorable !

 

John McLaughlin

Now here this

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McLaughlin est un vétéran de la scène jazz rock. Il a en effet fêté ses 70 balais, au tout début de cette année. Britannique, il a opéré ses débuts dans les milieux du blues insulaire ; et en particulier au sein du backing group de Duffy Power et chez le Graham Bond Organization. Il sympathise avec le bassiste Jack Bruce et participe à la confection de son "Things we like", en 68. Il publie sa première œuvre "Extrapolation", en 1969, en compagnie du saxophoniste John Surman. Il émigre aux Etats-Unis en 1969, pour rejoindre le Lifetime de Tony Williams. Il y devient assez rapidement un des piliers du jazz rock en herbe, et participe aux sessions d’enregistrement du classique de Miles Davis, "Bitches Brew". Il forme enfin, début des 70’s, le Mahavishnu Orchestra, avec Jerry Goodman et Billy Cobham. Le second chapitre de cette aventure impliquera notamment Jean-Luc Ponty et Narada Michael Walden. En 1975, il se plonge dans l’étude de la musique indienne à travers le groupe Shakti. Par la suite, il continuera à tenter de nouvelles expérimentations ; et en particulier en compagnie des guitaristes Al DiMeola et Paco de Lucia.

John McLaughlin signe les huit plages. Il est épaulé par Gary Husband (piano, synthés, drums), l’Indien Ranjit Barot (drums) et le Français originaire du Cameroun, Etienne M'Bappe (basse)

"Now here this" constitue le second opus de 4th Dimension. Il fait suite à "To the one", paru en 2010. Les compos sont complexes. Techniquement, John est demeuré un véritable virtuose. La rythmique est solide. Elle constitue l’assise qui permet aux solistes de se libérer.

"Trancefusion" ouvre l’elpee. Soutenu par le clavier de Gary, McLaughlin est parfaitement maître de son sujet. Tous les instrumentistes se fondent dans l’ensemble. Une compo qui se fond dans "Riff Raff". La rythmique est dense et nerveuse. Les interventions de John, à la six cordes, sont propulsées à une vitesse vertigineuse. La suite de l’elpee se révèle plus cool. Ainsi "Echos from then" est propice à la relaxation. Dans le même esprit "Wonderfall" baigne dans un climat paisible, atmosphérique, décontracté. Le clavier injecte énormément de sensibilité à cette plage particulièrement efficace. A contrario de "Call and answer", une piste de jazz rock bien trop nombriliste. "Not here not there" nous plonge dans une forme d’ambient esthétique, une très belle plage balisée par Husband. John brille sur ses cordes tout au long de "Guitar love". "Take it or leave it" clôt l’elpee. Un morceau un peu trop funky à mon goût (NDR : cette basse constamment jouée en ‘slapping’ !)