L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

logo_musiczine

Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

Johnny Moeller

Bloogaloo!

Écrit par

Johnny Meller milite au sein des Fabulous Thunderbirds, depuis 2007. Comme guitariste. Ce Texan pur sang est originaire de Fort Worth où il est né il y aura bientôt 40 ans. Un véritable bluesman dans l’âme. Ses premiers pas en studio, il les a accomplis en 1996. Il avait alors participé à la confection de "Return of the funky worm", l’album de Paul Size, le gratteur des Red Devils ; un disque publié sur le label de la Dallas Blues Society. Sa première œuvre personnelle remonte à 2001. Elle s’intitule "Johnny’s Blues aggregation".

Pour concocter "Bloogaloo", il a reçu le concours de toute une série de collaborateurs. Et tout d’abord, son propre band ; soit le bassiste Steve Gomes, le claviériste Matt Farrell et le drummer Rob Stupka. Mais plusieurs invités notoires ont contribué à la conception de cet elpee, réalisé au sein des studios de Church House.

Le titre maître ouvre le feu. Une plage instrumentale aux accents texans très prononcés. Et manifestement abordée dans l'esprit des petites pièces musicales qui avaient permis à Freddie King, de se forger une réputation, dans le passé. Johnny signe "I'm movin' on up". Un titre solide et grave. Très rythmé, il trahit des références R&B dansantes indéniables. L'orgue de Farrell communique une coloration très Memphis à l’ensemble. Le timbre vocal de Shawn Pittman (NDR : un pote à Moeller) est chargé de passion. Et pour clôturer cette plage, Johnny se réserve une intervention particulièrement saignante sur les cordes, proche d'un Jimmie Vaughan au sommet de son art. Un climat r&b délicieusement fun qu’on retrouve sur le "Trick bag" d'Earl King. Moeller ne dispose pas d’un organe vocal exceptionnel. Il en est conscient. Aussi, il injecte toute son énergie dans les cordes et le rythme. Et finalement son jeu en devient très caractéristique. Il est violent, sauvage. Le tempo s’élève. Il galope même. Matt est passé au piano. Johnny est alors rapidement soutenu par Kim Wilson (NDR : son boss chez les T-Birds). Il est venu donner la réplique vocale et a emporté son harmonica. Johnny compte énormément d’ami(e)s du côté d'Austin. Ainsi l'énigmatique Lou Ann Barton est venue apporter son concours. Elle chante vigoureusement, autoritairement, "I'm stuck on you". Ce qui a le don de piquer au vif notre Moeller, qui signe une sortie de haute facture. Elle interprète également "Everybody's got to cry sometime", mais d’un timbre fausset. Une plage indolente, hantée par la réputation de femme de mauvaise vie véhiculée par Miss Barton, mais qui transcende littéralement le jeune Johnny, dont les interventions aux cordes touchent au sublime. Instrumental, "Theme from the one armed swordsman" pourrait servir de B.O. de film. Caractérisé par la présence de l'orgue et la frappe métronomique de Stupka, la guitare se détache de l’ensemble. Deux autres copains sont venus épauler Johnny sur  "Raise your hands". Deux Texans. Issus d’Austin, également. Tout d’abord le jeune noir Gary Clark Jr ; et puis James Bullard. Ils lui donnent la réplique vocale. Kim Wilson revient chanter "Well goodbye baby". Energique, parcouru par les ivoires trépidantes de Farrell, il s’agit certainement d’une des meilleures plages de l’opus. Torride, "Shufflin' around" est un autre instrumental. Une plage au cours de laquelle les cuivres tentent de baliser la guitare, manifestement insatiable. Cet album sans prétention s’achève par "Tease my baby", un titre plus roots. Moeller est seul. Il s’accompagne à la guitare. Dans un style proche de John Lee Hooker voire de Lightnin' Hopkins!

Johnny Moeller

Johnny´s Blues aggregation

Écrit par

Voilà donc la nouvelle perle de la guitare texane! Il est vrai que la prestation de Lee McBee flanqué de ses deux guitaristes, Johnny et Hash Brown, lors du dernier Spring Blues Festival, a été assez extraordinaire. Une véritable claque ; et le public ne s'y est d'ailleurs pas trompé. Le jeune Johnny n'est pas un débutant. Dès la fin des 80s, il faisait partie de Texas Heat, le groupe de Darrell Nulisch. Il a joué sur "It's Lewis" de Lewis Cowdrey, sorti sur Antones. Il avait aussi commis un album de funky blues, sur le même label de Société de Blues de Dallas. Intitulé "Return on the Funky worm", il avait reçu le concours de l'ancien Red Devil, Paul Size.

Indéniablement, Johnny détient une tonalité propre, rappelant parfois celle de Jimmie Vaughan. Il touche un peu à tout : au blues, au R&B, au rockabilly. Il est très bien entouré par son frère Jason à la batterie et par Matt Farrell au piano ; Mike Keller ainsi que Johnny Bradley se partageant la basse. Ce petit monde constitue habituellement le backing band de Lou Ann Barton. Son blues prend parfois les attitudes paresseuses des swamps. A l'instar de l'ouverture "Oh baby Oh", sur laquelle il prend déjà un superbe envol sur les cordes. Dans le style Baton Rouge, très bien chanté par Homer Henderson, "You turn to cry" (de Roy Head) est une de ces ballades qui semblent sortir tout droit des jukeboxes des mêmes 50s. Homer possède la voix traînante pour aborder ce style. Elle fait merveille sur la reprise de "You got me crying" de Jimmy Reed. "Thinking" (de Johnny Watson) est une petite perle dans le genre. Shawn Pittman est au piano, alors qu'on le connaît surtout à la six cordes. L'instrumental "Bak 'n' forf" est sous l'emprise du rythme des Caraïbes. Autre instrumental plus jazzy, inspiré de Wes Montgomery, "Slingin' Hash" traduit peut-être un clin d'œil adressé à l'ami Hash Brown. Boogie rock'n'roll, "Let's get high" déménage. Le piano de Matt roule de tous côtés, pendant qu'il chante comme un véritable rocker des 50s. Cette voix colle bien à l'ambiance de la plage rythmée, "Stagger Lee". Le Chicago blues n'est pas oublié à travers l'excellente reprise de "Worried life blues", de Maceo Merryweather. C'est le moment de gloire pour Matt Farrell qui chante et joue du piano à la manière de Big Maceo ou d'Otis Spann. Matt en remet une couche lors du traitement funky de "Mama, the way you look tonight", de Memphis Slim. Ce très bon album se termine sur "J's scratcher", un hommage évident à Slim Harpo. Prenez le temps d'écouter Johnny Moeller et ses amis, cela en vaut la peine!