La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

logo_musiczine

Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (1 Items)

KK Null + The Noiser

KK Null + The Noiser

Écrit par

Fruit de la réunion entre deux artistes radicaux, cet album ne pourra plaire qu'aux aficionados d'expérimentations sonores. D'un côté, KK Null alias Kazuyuki Kishino, légende de la noise japonaise, ancien collaborateur de Merzbow et leader de Zeni Geva, un projet mené jusqu'il y a peu en compagnie de Mitsuru Tabata (Acid Mother Temples). De l'autre, le Marseillais Julien Ottavi aka The Noiser, membre du collectif Apo33, en tant que vidéaste, poète, performeur, développeur de logiciels libres et grand amateur de sonorités insupportables pour le commun des mortels. The Noiser habille d'ailleurs d'images et de lumières les prestations live du duo.

Le premier morceau (NDR : aucune piste n’a de titre) cueille l'auditeur à froid. C'est le plus extrême. Des déflagrations harsh-noise répondent à un piano minimaliste, des beats micro-house apparaissent puis mutent vers un hardcore expérimental bombardé de drones stridents. Le ton est donné. Il ne reste plus qu'à se laisser porter et parfois malmener. L'album s'écoute en continu, comme une histoire improvisée par deux conteurs schizophrènes. On passe de la musique contemporaine au field recordings, de l'electro-acoustique à l'ethnique sans toujours saisir les associations d'idées. Les deux guides de ce voyage en sons inconnus se plaisent à louvoyer quitte à nous emmener, à certains moments, dans des coins peu hospitaliers. En ce sens, le dernier morceau, une improvisation de 25 minutes extraites d'un concert accordé à Vienne en 2011 est assez éprouvant. Se succèdent vrombissements, scratches étirés, chants d'oiseau, sonorités cristallines, bruits industriels, accords fous de piano qui seront étirés, concassés, répétés, ralentis jusqu'à la mort du dernier bleep, dans un ultime maelström sonore.

Pour public averti, selon la formule.