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Ken Saydak

Love without trust

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Bien que blanc, Ken Saydak est incontestablement un des meilleurs pianistes du Chicago blues contemporain. Il avait déjà commis un album pour Delmark, "Foolish man".

Il ouvre son nouvel opus par une cover du "Watching the river flow" de Bob Dylan. Une excellente reprise d'ailleurs, alimentée par le piano roulant, la slide de Mark Wydra et l'harmonica de Ron Sorin. Un retour opportun pour ce remarquable musicien qui sévissait chez les Big Shoulders. Le backing band est très soudé. Il produit ainsi un Chicago blues de bonne facture, tout au long de "Love without trust". Ken y partage le chant en compagnie de Miss Roberta Thomas. "Junco partner" nous emmène dans le Carré français de la Nouvelle Orléans. Le piano gumbo est particulièrement frétillant devant l'insatiable Sorin. Vieux amis du Westside, James Wheeler et l'élégant Bob Stroger rappliquent pour interpréter la ballade lente "Breakdown". Nonobstant ce riff cher à Mister Maghett, imprimé par les ivoires de Ken et non par la guitare, le rythme adopté est proche de Magic Sam. Ken est pianiste. Il aime le boogie. Et c'est tant mieux. "Clo Clo boogie" est un clin d'œil généreux aux grands de la Cité des Vents : Big Maceo Merryweather, Roosevelt Sykes et surtout Sunnyland Slim. Saydak n'a pas une mauvaise voix. Chaude, grave, un tantinet rocailleuse, elle manque sans doute de charisme, de modulation, de vécu, mais elle passe bien la rampe. A l'instar du blues bien rythmé, "Big City". Sa voix écume, sans nul doute, les fins de soirées des bars enfumés de Chicago. Un late night blues que l'on goûte sur "Expressions of tenderness" ; et qui bénéficie du concours du sax tenor de John Brumbach. Ken revendique l'héritage d'un autre géant des ivoires : l'inimitable Otis Spann. Il reprend ici, avec beaucoup de bonheur, son "Great Northern stomp". Un bon album qui s'achève par " Illinois ", titre emprunté au nom de l'Etat dont Chicago est, bien entendu, la capitale.