Pour Bodega, tout est à l’intérieur de l’aquarium

Prévu le 9 octobre chez Chrysalis Records, « All Inside Aquarium » marque un changement de cap pour BODEGA. Après trois opus nourris par l’héritage post-punk de Talking Heads, Sonic Youth ou des B-52s, le quintette new-yorkais privilégie un rock plus…

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KillCity

White Boys Brown Girl

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Durant les années 80 et 90, Alan McGee a signé sur son label Creation tout ce qui a compté et compterait un jour : Primal Scream, Oasis, Ride, Jesus & the Mary Chain, My Bloody Valentine, Super Furry Animals, etc. Quelques dépressions et abus de drogues plus tard, il a fondé une nouvelle structure, tout aussi fantasque que la précédente et dénommée Poptones. C’est ici qu’on été signés les Anglo/Gallois de Kill City. Un quatuor emmené par Lisa Moorish à la voix et Pete Jones à la basse. Une musique typiquement anglaise : des programmations rythmiques directes, des guitares électriques vitaminées et une attitude punk qui n’oublie pas les mélodies pop. Les premières écoutes du disque ne sont pourtant pas flatteuses : on a l’impression d’entendre encore une autre de ces productions très eighties qui commencent à saturer le marché. Les quelques ‘hommages’ appuyés sont d’ailleurs proches du pastiche. La mélodie de voix et la batterie de « New York in My Pocket » sont piqués au « Disorder » de Joy Division. Ces quelques réserves passées, il faut reconnaître que les morceaux sont plutôt bons. On notera le très pop « Hooligans On E » (co-écrit par l’ex Libertines Pete Doherty), hymne « lad » par excellence. « ‘T Is a Pity she’s a Whore », « Just Like Bruce Lee », ballades pop up-tempo. Dans un registre plus calme, l’électro western de « Strychnine » fait aussi son effet. La plage titre est quant à elle déclinée en pas moins de 3 versions, dont un remix d’Andrew Innes (Primal Scream). Au bilan, on n’ôtera pas à ce disque ses qualités indéniables (surtout les compos), mais la production peu inspirée de l’ensemble risque de lui filer un coup de vieux prématuré.