Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Kim Wilson

Smokin' joint Volume Two

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Le premier opus live solo de Kim Wilson s’intitulait "Smokin' joint". Publié en 2001, sa pochette était illustrée par une paire de chaussures fumantes. L’album réunissait des enregistrements live opérés en deux endroits différents. Tout d’abord, au Rhythm Room (NDR : c’est à Phoenix, en Arizona), cher à Bob Corritone. Puis au Café Boogaloo d’Hermosa Beach, à deux pas de Los Angeles. Ce nouvel elpee n’a été publié qu’en tirage limité. Il a été baptisé "Smokin' joint Volume 2". Et pour cause, il immortalise la suite des sessions ‘live’ accordée au Rhythm Room. Au cours desquelles avaient participé quelques fabuleux musiciens, dont Larry Taylor, Richard Innes, Rusty Zinn et Billy Flynn.

La même paire de chaussures fumantes est reproduite sur la pochette. Kim Wilson se sent chez lui à Phoenix. Il est relax et manifeste une belle assurance. Il s’avance vers le micro et balance au public, un ‘How do you feel tonight ?’ La guitare de Rusty Zinn embraye aussitôt pour attaquer "Same old blues". Ce Blues avec un grand ‘B’, l’équipe va le célébrer pendant une bonne heure. En y manifestant de la bonne humeur tout en y répandant d’excellentes vibrations. Au cours de cette compo, la contrebasse acoustique de Larry Taylor se distingue. Kim sort de sa cartouchière un harmonica et démarre sans attendre, une assez longue introduction à "Take a little walk with me". Le tempo est paresseux. La ligne mélodique ressemble étrangement au célèbre "Sweet home Chicago". Le rythme s'accélère sensiblement lors du "Hands outa my pocket" de Sonny Boy Williamson. Un schéma que n'aurait pas renié Mr Jimmy Reed. Kim est en très grande forme. Il souffle généreusement dans son harmo et étale toute l’amplitude de son registre, face au groove dispensé par le maître percussionniste Dick Innes, le vétéran du Hollywood Fats Band. La progression rythmique s'intensifie encore. Et en particulier sur "I'm leavin' you". J’ignore si c’est Rusty ou Billy qui est responsable de la sortie de cordes, mais elle est remarquable. Un crescendo qui conjugue intensité et finesse. Changement de climat lors du "Learn to treat me right" des Fabulous Thunderbirds. A cause des sonorités trempées dans le delta du Mississippi, des accents métalliques de la guitare et des interventions à l’harmo, subtiles, brèves, mais tellement efficaces. Le Kim Wilson Blues Review met le cap sur la cité des vents (NDR : oui, oui, Chicago). A la slide, Billy Flynn jouit d’une expérience certaine. Il concède un riff cher à Elmore James avant de s'embarquer dans "Blue eyed baby". Ses interventions constituent autant de coups de griffes. Kim souffle à la manière de Sonny Boy Williamson II. Nonobstant leur prestige, les collaborateurs manifestent une cohésion stupéfiante. Ce qui n’empêche pas les solistes de prendre leur billet de sortie, à tour de rôle. Et pour cause, ils sont conscients de la capacité des autres musicos, à assurer les arrières. A l’instar de "Date bait", dont l’envol au cordes rejoint la cinquième étoile. Slow blues royal, "Please come back to me" est empreint d’une grande sensibilité. Chicago shuffle, "Born (eyesight to the) blind" est absolument superbe. Sans surprise, Kim se révèle, derechef, disciple de Sonny Boy. Excellent texas blues, "Please don't leave me" trahit un aspect T-Birds indéniable. Kim s’y sent comme un poisson dans l'eau! Bourré de swing, "I'm going home" nous embarque dans un West Coast jump, un aventure au cours de laquelle Rusty jouit de toute liberté pour mettre en exergue son propre style. Le Please don't leave" de Fats Domino nous replonge dans l’ambiance louisianaise. Un style tellement apprécié par Kim. Au cours du "Gumbo blues" de Smiley Lewis, Mr Zinn se déchaîne sur ses cordes. Que du bonheur! Les musiciens sont rappelés pour s’engager lors d’un medley final de plus de 10', au cours duquel, ils vont mêler "I hear you knockin" et "Bring it on home". Un conseil ? Précipitez vous sur le site de Bluebeat Music!   

Kim Wilson

My blues sessions : Kim's Mix Vol I

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Kim Wilson est incontestablement un des plus grands harmonicistes blues de la planète. Et il l’a démontré aussi bien chez les Fabulous Thunderbirds que tout au long de sa carrière personnelle, radicalement et authentiquement blues ! Natif de Detroit, Kim est aujourd'hui âgé de 56 ans. Il a passé sa jeunesse en Californie, mais son aventure musicale n’a réellement commencé qu'en 1974 ; c'est-à-dire lorsqu'il s’est fixé dans le Texas. A Austin, très exactement. Il y fonde les Fabulous Thunderbirds en compagnie du guitariste Jimmy Vaughan.

En 1997, Kim avait commis son deuxième elpee solo. Intitulé  "My blues", il était paru sur le label Blue Collar. Le présent album a été réalisé par Kim en personne. Il réunit des sessions datant de l'enregistrement de "My blues" et épingle des versions alternatives de titres issus de l’opus ainsi que des plages inédites. Un petit trésor pour les nombreux admirateurs de l'artiste. Sur ce Cd, figurent sept plages qui figuraient sur l'album originel, mais aussi autant de titres non retenus pour la plaque.

Elle aligne d’emblée deux prises différentes et alternatives de "Oh baby". Un shuffle bien nerveux marqué par l'harmonica. Impérial, cet instrument dirige toute la manœuvre. Je préfère cependant la version qui ouvre le disque. Plus courte, son impact est plus direct. On imagine même facilement l'artiste se produisant juste devant nous. Faut dire que son blues sans la moindre fioriture est interprété avec tellement de présence et d'autorité. Bénéficiant du concours de deux cuivres, en l’occurrence Tom Fabre au saxophone et Scott Steen à la trompette, "Everything I do is wrong" amorçait l’elpee "My blues". Sans guitare, cette plage mettait en exergue le talent d’un Fred Kaplan étincelant et virevoltant devant son piano et une section rythmique chargée de groove, constituée de Larry Taylor et Richard Innes. Les mêmes musiciens sont reconduits pour attaquer l'instrumental "Hop, skip and jump". Entre les deux versions de "Tryin' to make a livin'", la seconde semble la plus saignante. Faut dire qu’elle implique le concours très perceptible du grand Junior Watson aux cordes, dont l’intervention ici est tout à fait exceptionnelle. Rusty Zinn coopère aux cinq derniers morceaux dont "Gumbo blues" et "Break it up". Adepte du style de Junior Watson, il se révèle particulièrement brillant. Cheval de bataille des concerts de Kim Wilson, "Tell me why" est le théâtre de la plus époustouflante partie de musique à bouche! La claque! Et puis, le tracklisting réunit également des compos qui n'ont pas passé le cap de la sortie officielle de l'album. Tout d’abord "Bea's boogie". Bien entendu un boogie. Un boogie marqué par la versatilité du pianiste et la sortie sur le fil du rasoir de Jr Watson. "Irene" ensuite. Un swamp blues proche de Guitar Slim. Imprimé sur un tempo particulièrement paresseux, il semble sortir des faubourgs de Baton Rouge. Un style qui colle à la peau de Kim. "Mambo crazy" est une plage instrumentale percutante. Dynamisée par le rythme exotique du mambo, elle frôle la perfection. Kid Ramos est impressionnant à la guitare. Les changements de rythme sont bien huilés. Les roulements de caisse d’Innes irréprochables et l'harmonica chromatique de Wilson au sommet de son art. Le riff d'Elmore James, imposé par le Kid sur sa slide, sculpte le chicago blues classique "Blues eyed baby". "Born blind" est un exercice de style proche de l'un des maîtres de Kim : Sonny Boy Williamson II. En particulier son "Eyesight to the blind". Et pour être complet, sachez que l’œuvre recèle encore deux instrumentaux, "Come and git it" et le titre final, modestement intitulé "Instrumental Take 3". Cet album ne bénéficiera pas d’une distribution officielle. Vous pourrez cependant vous le procurer lors des concerts accordés par Kim ou en vous branchant sur le site de Bluebeat Music. Il devrait être suivi par deux autres volumes. Fans de Kim, soyez attentifs!

Kim Wilson

Lookin´ for trouble!

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Kim Wilson est incontestablement un des plus brillants et des plus populaires bluesmen contemporains. Jadis, il impressionna le légendaire Muddy Waters pour son extraordinaire talent à l'harmonica, alors qu'il débutait dans son groupe déjà mythique, les Fabulous Thunderbirds. Il est né en 1951. A Detroit, dans le Michigan. Il a grandi en Californie et a tout naturellement émigré au Texas, dans les années 70. A Austin, très exactement. Kim mène aussi aujourd'hui une carrière individuelle ; mais il prend toujours soin de s'entourer d'excellents musiciens, en compagnie desquels il a notamment commis "Tigerman", "That's life" et "My blues". Il a signé chez MC au début de ce nouveau siècle. Pour lequel il a enregistré le 'live' "Smokin' joint", "Memphis barbecue sessions" en compagnie de Big Jack Johnson, l'an dernier, et enfin, " Lookin' for trouble', son premier album studio en six ans.

La première plage laisse augurer une suite fort intéressante. Véritable brûlot, "Looking for trouble", nous plonge dans une ambiance boogie rock'n'roll. Un son pourri se dégage des cordes. Le piano de Mark Stevens (aujourd'hui impliqué au sein de Roomful of Blues) frétille. "Tortured" est un R&B cuivré, ficelé à la manière des shouters de Kansas City. La voix de Kim est autoritaire. Proche du style de Luther Tucker, la guitare de Troy Gonea réussit un parcours sur le fil du rasoir. L'harmonica est ici manifestement influencé par la West Coast. L'instrument chromatique évolue sur l'axe Chicago Los Angeles, à l'instar d'un George Smith des meilleurs jours. Swing et jump investissent "Hurt on me". Constitué de Jon Ross à la basse et du professeur Richard Innes à la batterie, la section rythmique étonne par sa légèreté. La section de cuivres est très efficace. Pas étonnant lorsqu'on sait qu'on y retrouve de fameux clients tels que "Sax" Gordon Beadle au sax ténor, Doug James au sax baryton et Scott Aruda à la trompette ; une armada que complète sans faille le jeu du maître à l'harmonica! Le solo dispensé à l'harmo est d'une classe indiscutable. Avec Kim, tout semble si facile! Direction Chicago et le South Side pour "Money marble and chalk" dont l'introduction sonne tellement proche du Muddy Waters Band. Il est vrai que ce fragment est issu de la plume de Jimmy Rogers. Le jeune Troy Gonea a parfaitement assimilé le jeu des vieux maîtres. Le son de l'harmo est particulièrement bien rendu. L'émotion et l'intensité qui se déversent peuvent nous rappeler le meilleur Big Walter Horton voire Junior Wells… entre autres. Toujours confiné dans la cité des vents, il reprend "Love my baby" de Willie Dixon, dans un style pur jump. Toute la machine est bien huilée. Le piano de Mark Stevens se fond dans la section rythmique. Gonea étale toute sa virtuosité devant les petits riffs de cuivres. Shuffle bien marqué, "Love attack" opère un changement de rythme. La section rythmique est d'acier, l'harmonica n'a plus qu'à s'envoler, et Monsieur Wilson ne se fait pas prier. Sur cet axe Chicago Austin, il manifeste sa parfaite intégration du meilleur Little Walter. Il embraie immédiatement par "F Fat", un instrumental à couper le souffle. Kim poursuit son voyage vers la Nouvelle Orleans. Sa palette est très diversifiée. Ses musiciens n'ont pas froid aux yeux. Ils s'attaquent au répertoire de Dave Bartholomew avec aisance, à l'instar de "Hook line and sinker". Gordon Beadle y est intenable sur son sax ténor. Cosigné par Wilson et Danny Kortchmar, "Hand to mouth" date sans doute de leur collaboration accordée, voici quelques années, aux Fabulous Thunderbirds. Cette longue épopée hypnotique est imprimée sur un rythme cher à Howlin' Wolf. Le climat de l'album continue à voler très haut tout au long de "Sometimes. Inspirée par le BB King des débuts ou encore par un Otis Rush au sommet de son art, la guitare de Gonea est très saignante. Ce blues très rythmé et nerveux fait très forte impression. Nous demeurons dans le Chicago de la grande époque pour le "Tried to ruin me" de Snooky Pryor. Le rythme force l'admiration. Mark Stevens pianote comme un des ténors des ivoires. Et je pense tout particulièrement à Sunnyland Slim. Heureux comme un gosse, Kim reprend la plage titulaire de l'album ; mais pour la circonstance comme un shuffle texan. Nous sommes ici très proche des T-Birds des débuts. Un véritable régal ! Kim souffle comme un dieu, avec puissance, profondeur, passion et plaisir. Le swing n'est pas abandonné. Il est omniprésent sur "Down with it" de L.C McKinley. Gonea y est impérial. Autre titre victorieux, le boogie "Highline" affiche un maximum de vigueur dans le jeu d'harmonica, pendant que les cuivres et le piano le suivent à la trace. Ce superbe album s'achève par un instrumental à la tonalité jazz. Stevens y va de son Jimmy Smith à l'orgue et Troy s'emballe une dernière fois dans le swing. Ce " Lokin' for trouble " figurera sûrement parmi les meilleurs albums de l'année 2003.

 

Kim Wilson

Smokin´ joint

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Tous les amateurs de blues contemporain sont unanimes : Kim Wilson est l'un des tous meilleurs, sinon le meilleur harmoniciste contemporain. Il est aussi un chanteur puissant au timbre vocal riche. Il affiche une présence de scène imparable. Bâti littéralement comme un athlète bodybuildé, il s'est désormais taillé le crâne comme un œuf. L'ancien Fab-T a enfin enregistré live, non pas pour son label Blue Collar, mais pour MC. Le tout a été immortalisé lors de deux concerts. Le premier accordé en février 99 à Phoenix, en Arizona ; et l'autre en décembre 2000, au Café Boogaloo de LA. Point commun à ces deux concerts, la fidèle section rythmique composée des anciens du Hollywood Fats Band. En l'occurrence Larry Taylor à la basse et Richard Innes à la batterie. A Phoenix, deux gratteurs au talent confirmé complétaient le line up : Rusty Zinn et Billy Flynn.

A LA, nous le retrouvons en compagnie de 2 autres guitaristes : le coloré Kirk Fletcher et l'inconnu Troy Gonyea. Le claviériste Mark Stevens complétant l'équipe. Et vous vous en doutez, la solution sonore vole à très haut niveau tout au long des 7 titres de Phoenix et des 6 autres provenant de Los Angeles. Vu la nature live de ce disque, les plages sont naturellement tirées en longueur, laissant ainsi l'espace aux solistes pour s'exprimer. Les deux blues lents sont bien connus. "Early in the morning", tout d'abord. De sa slide, Billy Flynn parvient à ne libérer que les notes nécessaires. Une intervention exceptionnelle ! Ensuite un "Telephone blues" adressé en forme de clin d'œil au maître de Kim, George Smith. Kim parvient sans difficultés à faire swinguer toute cette machine. A l'instar de "I stay in the mood". Et puis surtout de "Got to let you go". 9 minutes de bonheur procurées par les interventions de Wilson, de Fletcher et de Gonyea. Réponse immédiate de la paire Zinn/Flynn sur "Tomorrow night". Instrumentale, la plage titulaire libère un shuffle pas possible ! Kim doit avoir plusieurs poumons ! Il reste aussi toujours inspiré par le Chicago blues. Comme sur l'impeccable "High and lonesome" de Jimmy Reed, qui met Billy Flynn à l'honneur. Aux dernières nouvelles, Kim aurait enregistré un album à Memphis. En duo. Avec la vedette du label MC, Big Jack Johnson. Un disque de Delta Blues sur lequel Pinetop Perkins est venu donner un coup de piano sur deux titres. Il devrait paraître début 2002.