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King King

Reaching for the light

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Steve et Alan militaient chez les Nimmo Brothers depuis 1990, une des meilleures formations écossaises de blues/rock. Depuis quelques années, ils ont décidé d’embrasser une carrière plus personnelle. Alan a monté King King en 2010, un quartet qui s’est établi à Glasgow. La formation a publié "Take my hand" en 2011, puis "Standing in the shadows" en 2013.  En 2012, les Nimmo Brothers avaient néanmoins opéré leur retour en gravant "Brother to Brother", sur le label Armadillo.

Chez King King, Alan se consacre au chant et à la guitare. Le line up est complété par le bassiste Lindsay Coulson, le drummer Wayne Proctor et le claviériste Bob Fridzema. Au cours des dernières années le combo a collectionné les British Blues Awards, dans la catégorie ‘Best Band’ et ‘Best album’.

Le quatuor signe 8 des 9 plages de cet elpee. Le power blues rock de King King véhicule des accents dramatiques. La voix d’Alan est particulièrement puissante. Elle se détache dès "Hurricane", une ouverture au cours de laquelle ses partenaires se chargent des choeurs. Il chante d’un timbre particulièrement expressif, "You stopped the rain", une ballade à la superbe ligne mélodique, dont le groupe a le secret. Malgré l’intensité libérée, Alan exécute sa première sortie sur les cordes, tout en subtilité. Nimmo et Wayne Proctor ont soigné la mise en forme. Elle est focalisée sur l’aspect mélodique des compos, en réduisant le chant libre aux parties en soliste. Ce choix peut paraître discutable. Mais reconnaissons que ce type d’écriture rend l’écoute plus accessible. A l’instar de "Waking up" et "Rush hour". La voix décontractée et tendre rappelle finalement celle de l’ex-Free et ex-Bad Company, Paul Rodgers. L'envol de la guitare a bien été préparé ; dommage qu'il soit si court… Une recette reconduite pour "Crazy", nonobstant un tempo plus enlevé. Bob Fridzema tapisse "Lay with me" de ses interventions chaleureuses au Hammond. "Lay with me" est une douce ballade chargée d’intensité. Une seule reprise : "Just a little lie". Signée Paul Carrack et Miss Charlie Dore, cette version adopte un léger ton funk voire R&B. L’orgue Hammond plante à nouveau le décor sur "Take a look", une plage qui prend une ampleur dramatique. Raffinées, les cordes d’Alan montent progressivement en puissance. Excellent ! Ballade intimiste, "Stranger to love" confirme que le combo écossais est un spécialiste de l’exercice de style. Le climat se réchauffe rapidement sur "Take a look", une montée de température qui permet aux cordes du leader de s'emballer. Dommage d’ailleurs qu’elles n’aient pu davantage s’exprimer… 

 

King King

Standing in the shadows

Écrit par

Les Nimmo Brothers réunissaient Alan et Stevie, deux frères glaswégiens. Les deux frangins écossais ont voulu mener leur propre barque, sans jamais réussir à se départir du style de leur duo. Alan a donc décidé de monter sa formation qu'il a baptisé King King, soit le titre de l'album mythique des Red Devils de Lester Butler. Mais manifestement le style n'est pas vraiment similaire. La formation a publié un premier opus intitulé "Take my hand", en 2011.

Alan, tout comme son frère d'ailleurs, a toujours été des adeptes du regretté Stevie Ray Vaughan, mais sous une forme moins puriste et certainement plus mélodique. "More than I can take" adopte ce profil. Lorsqu’il dispense un solo, Alan est un expert pour faire monter l’intensité dramatique, sans jamais déborder de sa ligne de conduite. Ballade, "Taken what's mine" adopte un format semblable. L’attaque rythmique bénéficie cependant de la complicité de Bennet Holland, à l'orgue Hammond. Et Alan entretient ce climat sur une autre ballade sympathique, "A long history of love". Pour la circonstance, il injecte un maximum de sensibilité dans sa Stratocaster, un peu comme Eric Clapton, et la montée en puissance de son intervention est tout en retenue, parfaitement maîtrisée. King King reprend le "Jealousy" de Frankie Miller. La voix est profonde, généreuse, expressive, à nouveau dramatique. Les notes émanent du cœur et de l'âme. "What am I supposed to do" baigne dans un climat de douceur de vivre. Holland double à l'orgue et au piano électrique. Une atmosphère qui permet à la voix d'Alan de prendre toute sa dimension soul. Les percussions de Wayne Proctor ouvrent "One more time around". Sous une véritable chape de plomb, cette compo est découpée par un riff reminiscent de Free, une formation légendaire, qui a brillé de mille feux à la fin des sixties, en plein british blues boom. Et l’envol des cordes est écrasé par le jeu des pédales. Nimmo reprend d’ailleurs un titre de Free, "Heavy load" (NDR : plage qui figure sur "Fire and water", paru en 1970). Et la version est excellente. La voix d’Alan est même très proche de celle de son idole, Paul Rogers! On pourrait même facilement se tromper. Mais si Alan appréciait beaucoup le regretté Paul Kossoff, il avait surtout énormément d’admiration pour Peter Green et Eric Clapton.