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King of The World

Cincinnati

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King of The World est un quartet batave particulièrement dynamique. Fondé il y a cinq ans, il vient déjà d’enregistrer son quatrième opus. Intitulé "Cincinnati", il fait suite à "Can’t go home", paru en 2013, ainsi que "KOTW" et "Live at Paradiso", en 2015. Le line up est inchangé et implique toujours le chanteur/bassiste Ruud Weber, le guitariste Erwin Java, le claviériste Govert Van der Kolm et le batteur Fokke De Jong. L’elpee recèle 13 plages, dont douze sont issues de la plume de Weber et une reprise des Eagles. Pour la circonstance, le combo a reçu le concours d’une section de cuivres et de trois choristes.

En ouverture, "Voodoo" est vraiment superbe. La guitare est bien intégrée au sein de la section rythmique. La voix de Weber est toujours aussi expressive. Soutenu par la section de cuivres, l’orgue Hammond tapisse l’ensemble. Cet instrument évoque Booker T, tout au long de "Same old trouble", un Memphis shuffle au cours duquel Fokke s’impose au sein de la section rythmique. Et Erwin Java en profite pour décoller sur ses cordes. "Murder in the first degree" et "Heart and soul" baignent au sein d’un funky R&B largement cuivré. La guitare emprunte des tonalités à Albert King, mais en manifestant davantage de puissance. Ruud et Miss Cheryl Renee chantent en duo "Hurt so bad", un blues indolent imprimé sur un mid tempo. Et Erwin s’autorise une nouvelle sortie classieuse et bien maîtrisée. Ruud brille derrière le micro sur "World on fire", une ballade soul au cours de laquelle Govert double orgue et piano alors que Java se révèle intenable sur sa gratte. "Feel that flame" nous entraîne au cœur du delta du Mississippi. Face aux cordes, le chant se révèle primaire, avant que la compo ne vire au blues rock. Les riffs libèrent alors toute leur puissance tandis que la voix évoque carrément David Coverdale. "The waiting game" est un blues lent qui ne manque pas de charme. La voix de Weber est chargée du même feeling que celle de son ex-patron, Snowy White. Rudd dispense d’ailleurs ses accords de gratte aussi parcimonieusement et essentiellement que l’Anglais… voire de Peter Green… un autre Britannique. Ruud, Fokke et Govert se partagent les vocaux sur "Howling dog", une autre piste lente au cours de laquelle les sonorités du piano sont carrément ravagées alors que celles de la guitare sont triturées par les pédales… Une seule reprise, mais elle est traduite en blues. Il s’agit du "Life in the fast lane" des Eagles, titre qui mettait en exergue Joe Walsh à la six cordes. Les voix sont quelque peu éraillées, mais rien de renversant à signaler. Les ivoires et le saxophone de William Brian Hogg balisent le tempo de "She’s alright", un blues rock rythmé. Superbe, "No Way Out" clôt cet opus. Amorcé par le piano de Govert Van der Kolm, ce blues lent dépouillé adresse un autre clin d’œil à Snowy White. Et pour cause, la voix est tellement proche ; et puis, le toucher de gratte est aussi sobre et tellement efficace. En outre, ce morceau bénéficie du concours de John Zappa à la trompette. Et ses interventions sont vraiment épatantes… 

 

King of The World

Live at Paradiso

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King of the World est sans aucun doute l'une des meilleures formations de blues aux Pays-Bas. Après avoir publié deux albums studio, elle a décidé de proposer une nouvelle approche de sa musique en enregistrant un album ‘live’. Où ? A Amsterdam, dans la salle mythique du Paradiso. Les cinq musiciens du band jouissent d’une solide notoriété outre-Moerdijk. Ruud Weber a été nominé meilleur bassiste en 2014 par la Fédération néerlandaise de blues et Govert Van der Kolm, meilleur claviériste. Et le batteur Fokke de Jong ainsi que le guitariste Erwin Java sont aussi talentueux. D’ailleurs, en 2013, le combo avait raflé la totale. Les quatre musicos avaient ainsi été décrétés meilleurs instrumentistes, et le KOTW, meilleur blues band!

Ils ont donc fêté cette consécration en se produisant au Paradiso. L’elpee est découpé en 13 pistes, dont 7 sont tirées du premier opus ("Can't go home"), 5 du second ("KOTW") et une seule plage inédite, "Woman across the river", un morceau issu du répertoire de Freddie King et un autre de l'Allman Brothers Band.

Le concert s’ouvre par "Messing with my mind". Le tempo est assez vif. Les deux solistes tirent leur épingle du jeu : Govert à l'orgue Hammond et Erwin sur ses cordes. Ce dernier amorce "On my way back home", un morceau au cours duquel Govert siège derrière le piano électrique. "If you want to leave" est un superbe blues lent qu’interprète Weber d’une voix très expressive, parfaitement adaptée à ce tempo lent, alors que Java est éblouissant sur ses cordes… L’orgue nappe le célèbre "Let's go get stoned" de Ray Charles. Indolent, "Bluesified" est empreint d’une extrême douceur. D’une grande sensibilité, la voix de Weber est proche de celle de son ami Snowy White. Les interventions de Java sont aussi parcimonieuses qu'expressives. Sa montée en puissance est impressionnante. "Evil thing" et le funky "Do it" excellent dans leur genre. "Better leave while you can" est davantage blues/rock. Le morceau lorgne carrément vers Deep Purple ou plus exactement Whitesnake ; on croirait presque entendre les grattes de Bernie Marsden et Mick Moody ainsi que le chant de David Coverdale. Une impression qu’on retrouve sur "Number one". "Can't go home" est la plus longue plage de l’elpee. Un slow blues bouleversant de près de 11' au cours duquel il règne une intensité dramatique réminiscente de Snowy White. Ces accords de gratte parcimonieux constituent la marque de fabrique du style adopté par Java. Govert passe ensuite au piano –avant de glisser à l’orgue Hammond– et nous entraîne dans les rues de la Nouvelle Orléans tout au long de "Broke and lonely", un morceau signé Johnny Otis et Johnny Guitar Watson. "Woman across the river" est hanté par l’Allman Brothers Band. Les interventions de Java sont exceptionnelles. Elles sont dignes de Duane Allman, tandis que Govert nous restitue celles de son frère, Gregg Allman. Un exercice de style remarquable. Ce superbe concert s’achève par le tendre et mélancolique "Beating like a dream". Le fantôme de Peter Green hante Erwin. A cause de ces sonorités profondément réverbérées. Excellent!

King of The World

KOTW

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King of the World nous vient des Pays-Bas. Un excellent quartet de blues réunissant le chanteur/bassiste Ruud Weber, le merveilleux guitariste Erwin Java, le claviériste Govert Van der Kolm et le batteur (ex-Normaal) Fokke De Jong. Java est un gratteur particulièrement populaire dans son pays. Pendant 25 longues années, il a figuré dans le backing group de Harry Muskee, authentique légende du blues et leader intemporel de Cuby and the Blizzards. Ruud a également longtemps sévi comme bassiste au sein d’un autre backing group. En l’occurrence celui du Britannique Snowy White. Et on l’entend tout au long de cet opus. Tant la voix que le style particulièrement mélodique.

King Of The World est né en 2012, un an à peine après la disparition du mythique Cuby. La formation avait publié un premier opus en 2013, "Can't go home". Et en Hollande leur popularité est montée en flèche en deux temps trois mouvements. D’ailleurs, lors de la remise des Dutch Blues Awards, en février dernier, elle a remporté cinq prix : meilleur blues band, meilleur guitariste, meilleur organiste, meilleur bassiste et meilleur batteur. Qui dit mieux?

Le long playing baigne dans un blues esthétique, mélodique, harmonieux. Et on s’en rend compte dès le premier morceau, "Fool no more", une compo empreinte de charme. La voix de Ruud est très expressive, proche de celle de son ami et partenaire des meilleurs jours, Snowy White. L’orgue Hammond de Govert communique à l’ensemble une chaleur naturelle ; et, enfin, les sonorités de guitare sont belles à pleurer. Le toucher est tellement parfait qu’on en oublierait presque que pour sortir de telles notes imaginatives, il faut être à la hauteur. Le tempo s’élève pour "Someway somehow". La section rythmique swingue naturellement. L'orgue est omniprésent et les cordes de Java décollent à nouveau pour atteindre les sommets. "If you want to leave" est le long blues lent de circonstance. Abordé dans le style des Blizzards, mais à l'anglaise, bien sûr, rappelant les jours glorieux de la british blues boom qui a sévi fin des 60’s. Les sonorités de la six cordes sont vraiment chargées d’émotion. On pense aussi parfois à David Gilmour. Surtout lorsqu’elles sont rejointes par l’orgue, dans l’esprit du Pink Floyd à son apogée. Le sens mélodique authentique des compositions est un des maillons forts de KOTW. Des compos qui ne souffrent d’aucune faiblesse. "Living with the ghost of the past" s’illustre par une fluidité claptonienne des cordes. La plage qui me botte le plus est incontestablement "Beatin like a drum". Une compo belle et pure. C’est à cet instant que Java se rapproche le plus du Dieu Peter Green. Ce son réverbéré ne peut émaner que d'une Gibson Les Paul. Face aux roulements de caisse, on retrouve l'impact de "Supernatural", l'inoubliable instrumental qui figurait sur l’LP "A hard road" des Bluesbreakers de John Mayall. C’était en 1966, Green et Dunbar y étaient impliqués. Erwin a empoigné le dobro acoustique pour négocier "Get up and do it", une plage roots. Nerveux, "Hurricane" réveille le souvenir du "Going down" de Don Nix. Fokke en assure la trame tout en puissance. Le piano électrique et les percussions communiquent un ton très jazz  à "Doctor doctor", une piste qui puise son inspiration dans les rues de la Nouvelle Orléans. "Money means trouble" clôt l’opus. Java est passé à la slide pour cette piste imprimée sur un tempo très vif. Et ce n'est pas tout à fait terminé, car le disque recèle une plage cachée, en l’occurrence une reprise intimiste du "I shall be released" de Bob Dylan. Un superbe album!

 

King of The World

Can't go home

Écrit par

Ce blues band batave a choisi pour patronyme, King of the World, soit le titre d’une compo de John Lee Hooker. Une formation drivée par Erwin Java. Guitariste, c’est un vétéran de la scène blues locale. Il a entamé sa carrière chez White Honey ; mais en 1981, il rejoint le Wild Romance d’Herman Brood. A l’époque, le regretté pianiste était très populaire. Erwin intègre ensuite le Muskee Gang, en 1986, un combo dirigé par Harry Muskee, alias Cuby, le bluesman le plus notoire aux Pays-Bas. Le combo emprunte ensuit le patronyme de Cuby and The Blizzards, et cessera son parcours, après le décès de son leader, en 2011.

Bassiste, chanteur et compositeur (NDR : excellent par ailleurs), Ruud Weber est également important au sein du combo. Il a milité chez Albatross, un trio guidé par chanteur/guitariste irlandais Barry McCabe avant de rejoindre White, un des meilleurs gratteurs insulaires, au sein du Snowy White's Blues Project. Ruud est d’ailleurs toujours impliqué au sein de ces S.W.B. L’organiste Govert Van der Kolm (NDT : il a côtoyé l’Anglais Matt Schofield) et le drummer Fokke de Jong complètent le line up.

Ruud Weber est un fameux personnage. C’est lui qui forge la spécificité du groupe. Il accompagne Snowy White, on le remarque dès la première piste, "Bluesified", un blues très raffiné, mélodique et enchanteur. La voix est excellente. Les sonorités dispensées par la guitare de Java rappellent Snowy White, qui à son tour, a beaucoup puisé son inspiration chez Peter Green. Erwin Java est un superbe gratteur. Il dispense ses notes tout en retenue. Plus classique, "Evil thing" est un blues imprimé sur un rythme soutenu. Govert double au piano et à l'orgue. Introduit par la batterie et les percus, "Help me find the way" met en exergue le solide travail de Fokke. Les musiciens chantent en chœur, avant de laisser la guitare de Java se libérer. Ses interventions sont instinctives et reflètent un sens mélodique soigné. Elles poursuivent ensuite une lutte fratricide avec l'orgue. Balisé par les accords subtils du piano de Mr Van der Kolm, "Gone gone gone" est sculpté dans du boogie blues. "Mr Big shot" est un blues aux accents jazz. La section rythmique entretient un swing tempéré. Le chant est excellent et prélude un changement de tempo. Le jeu d’Erwin est entrecoupé de silences révélateurs. Plus surprenant, "Learn to cry" est une compo revivaliste, réminiscente du Pink Floyd. A cause des interventions d’orgue. Mais surtout de guitare, dignes de David Gilmour. Et "Wrong side of life" épouse un profil semblable. "Better leave while you can" célèbre un retour à un blues plus tonique. Première reprise, "Broke and lonely" est issu de la plume de Johnny Otis et Johnny Guitar Watson. Govert s'éclate à l'orgue Hammond sur cette compo syncopée, qui lorgne vers Little Feat. Le regretté chanteur de soul Howard Tate avait interprété "She's a burglar". L’adaptation de ce shuffle est menée à la manière de Stevie Ray. Et le résultat est impeccable. Blues lent, "Let's go get stoned" est une chanson signée Ashford et Simpson. Les Coasters et Ray Charles en avaient créé leur propre version. Avec succès. La voix du chanteur est très expressive. Les solistes se réservent des billets de sortie particulièrement remarquables. "Number one" adopte un profil plus rock. Et en finale, "Can't go home" est caractérisé par une sensibilité mélodique souveraine…