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Lackthereof

Your anchor

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Après avoir été marqué au fer rouge par l’excentricité de Menomena, le projet solo du batteur suscitait la plus vive curiosité. En ébauche depuis plusieurs années, Lackthereof n’est donc pas la prolongation ni le succédané de Menomena. Il serait plutôt son exutoire. A entendre Danny Seim en interview, son nouveau projet accueille précisément ses suggestions avortées, refoulées ou défigurées par l’univers borné de Menomena. Et pour cause, il cite en zigzag des motifs de perfectionnisme et de fausse démocratie, des choix de créativité et de business. Toujours est-il que ce transfert permet de mieux comprendre le caractère décousu de « Your anchor » ; un album qui ne manque pas d’idées –puisqu’elles y ont atterries à mesure des frustrations de son protagoniste– mais bien de conviction. Il se répand, s’écoule sans s’imposer véritablement. Au début, il procède à tâtons, installant parcimonieusement les fragments de son univers. Puis, l’empreinte se creuse enfin sur « Choir practice », un troisième morceau qui fait instantanément grimper le curseur. L’accroche est solide, notamment grâce à ces breaks typiques des Menomena qui maintiennent passionnément la tension.

La suite est malheureusement moins déterminée ; le fond saturé et la mélodie répétitive de « Locked upstairs » épuisent rapidement. Il manque une ascendance pour s’élever. Peut-être une voix plus assurée, un rythme moins tâtonnant, une batterie plus intransigeante. En somme, un Dieu. Un roi. Ou une âme quelconque dont le charisme survole l’ensemble de l’œuvre pour lui donner sens. Du moins, laisser entrevoir l’horizon pour justifier de telles déconstructions intérieures.

On comprend aussi difficilement le sens de la reprise peu concluante de « Fake empire » (The National) dont le mystère tout entier réside pourtant dans le timbre grave et troublant de Matt Berninger. Dommage de clôturer l’album sur ce morceau qui, avec la meilleure volonté du monde, ne parviendra à effleurer l’émotion déversée par sa version originale. Outre cette référence déplacée aux National, outre cet ego frustré des Menomena, la tentative de Lackthereof sur ce « Your anchor » reste musicalement digne d’intérêt.