Les mille destins d’eightycuts

Nouvelle signature du label Teenage Menopause, eightycuts réunit Siam Coudrais à la batterie et Grégoire Léauté Culioli à la guitare et au chant. Le duo publiera son premier long playing, Thousand Fates, le 25 septembre 2026. Inspiré par Solénoïde de Mircea…

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Lampshade

Let´s Away

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Le Nord ne manque décidément pas de ressources. Second essai des Suédo-danois de Lampshade, « Let’s Away » vacille entre un spleen glacial et une luminescence ardente. De ces deux pôles antinomiques découlent douze titres bruts articulés autour de la voix délicate de Rebekkamaria. Comme sous une neige éternelle, le disque nous plonge dans un état d’hypothermie auditive constante. Les sens engourdis, on se noie dans les profondeurs du splendide « It’s Ok », les aigres regrets de « Silver » ou les tourments sanguinaires de « Come Closer ». Lampshade malmène les solitaires en jonglant avec leurs émotions. Si la formation tend la main aux délaissés sur des titres tels que « Come Closer » et « Joy », c’est pour ensuite vicieusement les replonger dans un lent désespoir sur « Feather Of Lead » ou « Tonight I Will Retire ». Entre pop d’une gracieuse légèreté et trip-hop obscur bien agencé, le successeur de « Because Trees Can Fly » marque les esprits de par la richesse de ses paysages sonores. A écouter sous la couette ; seul, à deux, à trois ou plus si affinités.

Lampshade

Because trees can fly

Écrit par
Lampshade possède la particularité de réunir musiciens danois et suédois. Un quintette qui recèle une chanteuse douée d’une superbe voix : Rebekkamaria. Dont le timbre rappelle tantôt Björk, tantôt Stina Nordenstam, tantôt Henriette Sennenvaldt (la vocaliste du collectif danois Under Byen). Musicalement on navigue plutôt au sein d’une sorte de post rock qui doit autant à My Bloody Valentine qu’à Mogwai. Encore que la musique se révèle ici beaucoup plus luxuriante. Et les moments de quiétude font rarement appel au minimalisme. Pourtant, si l’intensité sonore est quasi constante, la présence d’une trompette ou d’un violoncelle apporte une touche méditative, plus atmosphérique, à l’ensemble. « Because trees can fly », constitue leur premier opus, un disque qui ne manque pas de charme, même si les influences sont encore beaucoup trop distinctes…