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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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Little Boys Blue

Hard Blue Space

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Little Boys Blue a choisi pour port d’attache, Jackson, une ville sise dans le Tennessee, le long de la A40, à mi-chemin entre Memphis et Nashville. La formation compte plus de 20 ans d’existence et constitue un véritable déjà trait d'union entre les deux grandes cités du Tennessee. Memphis pour le blues et le rockabilly ainsi que Nashville pour la country. Publié en 2016, le précédent opus, "Tennissippi", avait littéralement enchanté la critique.

Le quintet implique le chanteur/harmoniciste JD Taylor, le bassiste Dave Mallard, le batteur Mark Brooks ainsi que les guitaristes, Alex Taylor et John Holiday, alias Kid Memphis. Ce dernier vient de débarquer dans le line up. Agé de 46 balais, cet enfant de Memphis est à la fois musicien et acteur. Il avait ainsi interprété le rôle de Carl Perkins dans le film consacré à Johnny Cash, ‘Walk the line’. Les sessions d’enregistrement se sont déroulées à Jackson et Memphis. Dix titres originaux ont été mis en boîte à l’aide de quelques amis, dont les gratteurs, Andrew White, Brad Webb et Wes Hensley, ainsi que le claviériste Dave Thomas.

Dès le titre d'ouverture, "Six foot down", on est emporté par les envols majestueux des cordes, mais également les interventions de l’harmo, dispensées face à l'orgue Hammond. Celles d’Alex sont à la fois fragiles, chargées de feeling et brillantes tout au long du Memphis blues, "Loving kind", avant qu’il ne soit rejoint par Kid. "Blues bug" et "If the blues start calling" sont deux excellents blues lents. Le premier est tapissé par un orgue chaleureux. Le second, se singularise par des accès de slide dégoulinantes. Ballade soul bien construite, "Got a mind of your own" met en exergue l’harmonica. Shuffle entraînant, "Going back to Memphis" clôt ce superbe long playing…

Little Boys Blue

Tennissippi

Écrit par

Vingt ans déjà que JD Taylor (chant/harmonica) et Steve Patterson (slide) ont fondé Little Boys Blue. A Jackson, dans le Tennessee. Ils cherchaient à célébrer leur cocktail de blues (Memphis et Tennessee), rockabilly, rock ainsi que country. "Bad love", le précédent opus –le troisième– est paru en 2014 sur le label de Jimmy Exum, Jaxon. Taylor est soutenu par deux guitaristes (Alex Taylor et Tyler Goodson), un bassiste (Drive Mallard), un drummer (Mark Brooks) et un claviériste (Dave Thomas). Les sessions d’enregistrement ont été réalisées au célèbre studio Muscle Shoals, en Alabama. Dix des douze plages sont signées par le groupe. Elles sont essentiellement issues des plumes de JD et Alex Taylor.

Invité, Webb amorce "Tennissippi" à la slide, un blues qui navigue quelque part entre Memphis et le Mississippi. La rythmique est saccadée et nerveuse. La voix de Jo Taylor passe bien la rampe. Et ce dernier s’autorise un envol sur son harmonica avant de céder le relais à Alex sur ses cordes. Une sonorité de gratte distordue par une pédale prélude "Lights on", un R&B cuivré par les Alabama Horns. La rythmique d’Alex Taylor s’évade, puis c’est au tour de l’orgue Hammond de Dave Thomas, de l’harmonica et enfin, de la trompette de Ken Waters, de bénéficier de cette latitude. Rapide, "Pack it up baby" est également cuivré. Dave Mallard rejoint JD aux chœurs. A la moindre occasion, les musicos prennent un billet de sortie ; que ce soit la guitare, l’orgue, l’harmonica ou le saxophone de Bad Brad Guin. Et pourtant l’ensemble se révèle particulièrement homogène et chaque musicien se montre respectueux de ses partenaires. "If Id’a know" est un blues nonchalant. Tout comme "35 years", une plage qui ne manque pas de charme. Goodson se réserve une superbe sortie sur la slide, bientôt rejoint par Dave, passé au piano électrique. Et quelque part, cette compo rappelle le Little Feat de feu Lowell George. A cause de cette voix quelque peu nasillarde et puis des interventions de slide… Et comme pour la plupart des pistes de cet elpee, les musiciens n’hésitent pas à mettre le nez à la fenêtre ! La reprise du célèbre "Chtilins con carne" de Kenny Burrell est une plage instrumentale dansante, aux accents exotiques. Le piano électrique, l’harmonica, la trompette et enfin la guitare (NDR : non, ce n’est pas Carlos Santana) se distinguent par d’excellentes interventions. Un riff d’harmonica balise "Do you no wrong", un R&B captivant et dansant, au cours duquel, les deux sixcordistes prennent de superbes envols. Introduit par des sonorités d’harmonica créatives, "Smoke rings" est blues lent, tapissé d’orgue et de piano, et traversé par une slide. JD Taylor chante cette ballade, d’une voix chargée d’émotion. "Health insurance blues" opère un retour aux racines, un blues classique découpé dans les cordes acoustiques, alors que l’harmo épaule le chant. Bien qu’amplifié, "Wanna be your loving man" est un blues imprimé sur un tempo gracile ; et JD ainsi qu’Alex libèrent une nouvelle fois leurs cordes. Un processus qu’on retrouve sur le solide "Big pimpin sugar daddy Romeo", un titre au rythme soutenu, chanté passionnément par JD, qui permet surtout à Dave Thomas de tirer son épingle du jeu sur l’orgue Hammond. D’excellente facture, ce long playing s’achève par "Jackson", un instrumental qui met une dernière fois en exergue, le talent des différents solistes.

 

Little Boy

Anyway (Ep)

Écrit par

‘Little Boy’ c’est le nom que les Américains ont attribué à la bombe atomique qui a détruit la ville japonaise de Hiroshima, en 1945. Mais c’est également le patronyme choisi par une formation normande. Issue de Bayeux, très exactement. Un groupe né, il y a deux ans.

Il accorde quelques concerts, puis décroche le prix du public, lors d’un concours. Ce qui lui permet de graver un premier Ep. Il est sorti en mars et s’intitule « Anyway ».

Après avoir écouté ce disque, on ne peut pas dire qu’il fasse l’effet d’une bombe. Ou alors elle est à retardement. Premières constations, la production est insuffisante, les musiciens manquent de cohésion et le chanteur possède un accent à couper au couteau.

Néanmoins, après plusieurs lectures, on se rend compte que le band recèle pas mal de qualités. Et notamment une intensité palpable sur toutes les compos de cet Ep. Le chanteur a quand même un timbre de voix évoquant un certain Greg Dulli (NDR : notamment sur « Come Along »). Et le sens mélodique est à la fois bien aiguisé et efficace. Aussi bien lors des morceaux les plus énergiques (« Staring Behind ») que paisibles (« Come Along », la ballade pop « Useless »). On est cependant bien loin de l’explosion de décibels ; et pourtant manifestement le groupe possède un talent certain.

Finalement, prometteur, cet Ep l’est. Il restera donc au groupe à transcender ses qualités et gommer ses défauts, sans quoi, il risque l’implosion plutôt que l’explosion…