Death Valley Girls de retour sur terre

Les Death Valley Girls sont une valeur sûre de la scène rock du sud de la Californie. Après avoir détruit la maison de la chanteuse Bonnie Bloomgarden à Altadena, les incendies dévastateurs qui ont ravagé la ville ont été une source d’inspiration poignante…

logo_musiczine

The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

Little Feat

Late night Truck stop

Écrit par

Ce double album a été enregistré le 19 juillet 1973. Live. A Ebbets Field, Denver, dans le Colorado. A la grande époque de ce groupe légendaire. La formation de Little Feat remonte à 1969. Suite au départ du guitariste Lowell George des Mothers of Invention de Frank Zappa. Il est d'abord rejoint par le claviériste Bill Payne. Puis par le batteur Richie Hayward et le bassiste Roy Estrada, un autre Mother of Invention. Sous cette formule, le groupe enregistre les deux 1ers albums, "Little Feat", en 1970 et "Sailin' Shoes" en 72. Estrada quitte alors le navire pour rejoindre le Magic Band de Captain Beefheart. Deux musiciens du backing band de Delaney & Bonnie font alors leur entrée : Kenny Gradney et le percussionniste Sam Clayton. Pour compléter le tout, Paul Barrère ramène sa six cordes pour permettre à Lowell de se concentrer sur la slide. En 73, ce combo met en boîte "Dixie Chicken". C'est à ce line up qu'est essentiellement consacré ce double album.

Little Feat pratiquait de l'American Music, un rock largement teinté de blues, de country, de soul et de boogie. Trois titres issus des albums susvisés figurent sur cette compile. Les amateurs de blues apprécieront d'autant plus, que le premier morceau de plastique débute par un hommage à Howlin' Wolf, à travers "Apolitical blues". Un titre proche du thème de "Little Red Rooster", au cours duquel Lowell est bien en voix devant le piano de Payne. La musique posée du Feat défile alors, convaincante, de haut niveau. Superbe morceau, "Got no shadow" permet à tous les musiciens de se mettre en valeur. La rythmique est très dense. La slide et l'orgue peuvent sortir de leur tanière. Très complexe, "The fan" ne peut relever que de musiciens talentueux. Ce titre allait sortir, un an plus tard, sur l'album suivant, "Feats don't fail me now". "Texas Rose Cafe" est, à la base, un blues ; mais une écoute plus attentive permet de découvrir des tas de sons incroyables, dont une parenthèse hispanique accordée sur la slide. Un tour de force ! Les raisons de se réjouir sont nombreuses. Sur "Snakes on everything", Lowell George est génial. Véritable blues, "Cat fever" est chanté sur un ton un rien fausset, alors que le piano sonne comme à l'époque du cinéma muet! "Fat man in Bathtub" est agité par ses rythmes. Autre blues illuminé par la slide, "Sailin' shoes" achève le premier disque.

La seconde plaque s'ouvre par "Dixie Chicken". Une chanson qui exhale un délicat parfum de la Nouvelle Orleans. Payne y est frétillant au piano. La longue version de "On your way down" d'Allen Toussaint est d'une beauté immaculée. Repris ultérieurement par les Byrds, Commander Cody et Linda Ronstadt, "Willin" manifeste un calme, une quiétude folk. Le concert se termine par 13' du funky "Cold, cold, cold". Quel festin! Lowell George devait malheureusement décéder en 1979. Little Feat sévit toujours aujourd'hui ; mais ce sont Shawn Murphy et Fred Tackett qui tentent d'y faire oublier le vide laissé par Lowell!

 

Little Feat

Chinese work songs

Écrit par

Du line up initial, fondé en 1969, il ne reste plus que Richie Hayward et Bill Payne. Plus de trace de Roy Estrada, qui avait tout un temps joué avec les Mothers of Invention de Frank Zappa, ni de Lowell George, mort d'une overdose en 1979. La formation s'était d'ailleurs séparée, suite à ce drame, avant de se reformer en 1998, en compagnie d'une flopée de nouveaux musiciens. Le groupe compte d'ailleurs aujourd'hui sept personnes. Maintenant, on se demande bien à quoi peut servir ce type de reformation ; d'autant plus que leur mélange de rythm'n blues, de jazz et de rock a mal vieilli et n'a plus guère de punch. Et les musiciens ont beau être des virtuoses, on a l'impression qu'ils jouent pour eux mêmes, chacun dans leur coin. Echappent au naufrage le classique ‘boogisant’ " Marginal creatures ", dont le climat nous rappelle la meilleure époque du Steve Miller Band, et le titre maître, nonobstant les quelques vagues et inutiles sonorités asiatiques. Imprimée sur un tempo échevelé cette composition est littéralement rognée de claviers avec une fureur digne du Keith Emerson circa Nice. Mais deux fragments sur onze morceaux, c'est un peu maigre…