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Loose Fur

Born again in the USA

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Une balade en forêt, une partie de foot, se torcher la tronche dans un bar. Quelques exemples du passe-temps entre potes quand on s’ennuie ferme. D’autres font des disques. Jeff Tweedy, Wilco en chef, Glenn Kotche, batteur de son état (chez Wilco notamment) et leur compère sorcier multi-instrumentiste Jim O’Rourke (le Brian Eno du nouveau siècle) sont de ceux-là. Ces trublions ont initié le projet en concoctant « Loose Fur », album de six (longs) titres aux accents acoustiques. En 2003. Ils remettent le couvert sous la forme d’un « Born Again In The USA » en forme d’échappatoire à la pression de leurs carrières respectives. Inévitablement, le concept peut apparaître comme une récréation, impression qui se renforce à l’écoute du guilleret et siffloté « Ruling Class » mais on perçoit rapidement que la force motrice et créative de l’échappée belle vogue au-delà de ces considérations. Les bonshommes, trop pétris de talent pour se la couler douce ne font rien d’évident. Rock cabossé (« Hey Chicken »), folk futuriste (« Answers To Your Questions »), mélodies piétinées tout en cassures (« Apostolic »). Ils restaurent même à une certaine idée du krautrock, marotte de Tweedy ces dernières années, via l’interminable et planant « Wreckroom ». Ces gars doivent avoir une drôle de conception du fun. Certes, si cette parenthèse est moins indispensable que leurs récents travaux, elle demeure néanmoins une admirable façon de passer le temps.