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La Divine Comédie de Lora Gabriel

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Low Society

Sanctified

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Low Society est une formation née à Memphis, dans la Tennessee. Elle est drivée par la vocaliste Mandy Lemons et le guitariste Sturgis Nikides. Son premier elpee, "High time", avait été enregistré à New York, en 2011. Et le deuxième, l'excellent "You can't keep a woman down", est paru en 2014. Surprise pour le troisième, car l’essentiel des sessions s’est déroulé au Closed Session Studio, à Roulers, en compagnie d’une section rythmique du cru, réunissant le bassiste Jacky Verstraeten et le drummer Bart De Bruecker, deux membres du Raw Blues Experience. Le reste a été réalisé chez eux, à Memphis. Et le claviériste de Lucero, Rick Steff, est venu apporté son concours aux claviers. L’opus recèle huit compos signées par le duo et deux reprises.

Country/folk, "Angel from Montgomery" est un titre issu de la plume de John Prine. Cette cover bénéficie de superbes arrangements. Le climat est serein et épanoui. La voix de Mandy se détache, se déchaîne même. Le piano de Rick Steff et la slide de Sturgis sont à la fois discrets mais efficaces et constituent la structure du morceau. Brian Hawkins produit des sonorités étranges à l’aide de sa Jew Harp (guimbarde) tout au long de "Racoon song". La voix est presque hypnotique face au flux et au reflux de la slide. Balisée par l’orgue, "The Freeze" est une plage indolente au climat énigmatique, anxiogène, une atmosphère entretenue par les cordes. La guitare slide nous entraîne dans le delta. Le rythme est dansant. Et la voix brille alors que les sonorités traitées au bottleneck s'emballent devant les percussions de Bart. Low Society tire parfaitement son épingle du jeu tout au long des ballades r&b lentes. A l’instar de "River of tears", dont les interventions à la slide sont belles à pleurer. Ou de la cover du notoire "I'd rather go blind" d’Etta James, bien balisée par l'orgue de Steff. Sous un profil folk, donc essentiellement acoustique, on épinglera la très belle conjugaison de cordes réservée au long titre "Nina" ou le concours d'un accordéon sur "New York City Boy #3". Les rythmes syncopés, les percussions et le piano préludent le climat musical institué à la Nouvelle Orléans, sur "Here comes the flood", une ville qui a déjà tellement souffert des dégâts causés par les eaux. Le chant devient un cri. Rick Steff joue encore de l'accordéon. Blues/rock, "Drowning blues" baigne au sein d’un climat proche du Led Zeppelin ; une piste taillée pour les voix de Mandy et de Sturgis. Bien structurée, elle est parfaitement alimentée par la guitare, l'orgue et de la section rythmique.

 

Low Society

You can't keep a good woman down

Écrit par

Un duo mixte drive Low Society : la chanteuse Mandy Lemons et le guitariste Sturgis Nikides. Originaire de Houston, Mandy est depuis contaminée, depuis bien longtemps par la musique des racines, le Texas Blues et le Memphis rock'n'soul. Guitariste et producteur, Sturgis possède une fameuse expérience sur la scène musicale. Ce New-yorkais a ainsi accompagné John Cale, du Velvet Underground. De leur rencontre est né un mélange de hillbilly et de blues du Delta et ainsi que du Texas, le tout épicé d’une bonne dose de rock underground des seventies, pratiqué alors à NYC. Le band avait déjà publié un album en 2011, "High time". Le duo est soutenu par une section rythmique réunissant le drummer Mike Munn et le bassiste Nick Dodson. Les sessions se sont déroulées à l'American Recording Studio de Memphis.

"Crammed & jammed" prend un excellent départ. La slide de Sturgis impose une rythmique lancinante. Très vite, la voix Mandy entre en scène. Rageuse, déterminée, elle émane du fond de la gorge et rappelle une chanteuse mythique texane, feu Janis Joplin. Invité, Rick Steff (NDR : un membre du groupe local Lucero) se charge des parties d’orgue. Le "Voodoo woman" de Koko Taylor est une superbe cover. Un blues ‘à l'arraché’, marqué par les coups de griffes assénés par la slide. La voix de Miss Lemons semble possédée. Sur les planches, elle doit certainement devenir une vraie bête de scène. Pas étonnant qu’elle avoue être une disciple de Koko Taylor. Et Dr Herman Green intervient au saxophone, un vétéran du jazz qui a joué auprès d’une multitude de musicos, dont BB King. "Need yer love" change complètement de style. Une sorte de valse roots pour laquelle Steff est passé à l'accordéon ; une chanson qui pourrait facilement relever du répertoire d’Arno Hintjens. Compo singulière, "Son House says" bénéficie du concours d'une des légendes du blues du Delta, Mr Son House. Encore une bonne roots song qui démontre la richesse du répertoire du combo et l’amplitude vocale de la chanteuse. En outre, la guitare et l'orgue tirent parfaitement leur épingle du jeu, au sein de cette atmosphère plutôt cool. Le piano de Steff talonne la voix autoritaire de Mandy, tout au long de "You can't keep a good woman down", un roadhouse blues bien nerveux. Empreint de douceur, "This heart of mine" est un long blues lent qui permet de bien mettre en exergue le talent des deux leaders. Enrichi de chœurs "Up in your grave" s’inscrit davantage dans la tradition du gospel. Bien sudiste, la compo est enflammée par le bottleneck de Stugis. "Let me ride" est un blues plus traditionnel. Le climat évoque une époque au cours de laquelle les chanteuses commençaient à se frotter au blues. Dans les années 1920, pour être plus précis. Une piste soulignée par les cordes acoustiques de Mr Nikides et les accords du pianiste de jazz issu de Memphis, John Shaw. Mike Munn imprime le rythme du chemin de fer à "No money down", une plage country que colore Nikki de sa guitare steel. "You got a right" est un bon Memphis blues à coloration R&B. L’orgue domine le sujet, alors qu’on assiste à un nouvel envol de la slide! "El diablo" est une ballade roots aux accents traditionnels. La voix est sereine face à un ballet de cordes acoustiques. "Should've known better" est un shuffle à la texane. Lors de cette finale, la section rythmique donne bien l’impulsion nécessaire à l'ensemble. La voix de Mandy est à nouveau souveraine, alors que pour la dernière fois, le saxophone d'Herman Green s’immisce dans le décor sonore. Un excellent album!