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Lubomyr Melnyk

Fallen Trees

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Très tardive plongée dans l’univers néo-classique et avant-gardiste du label londonien Erased Tapes… Au programme, l’un des fers de lance du mouvement, aux côtés de Nils Frahm et Olafur Arnalds, le vétéran Lubomyr Melnyk. Et quelle belle découverte ! Agé de 72 balais, ce compositeur et pianiste canadien d’origine ukrainienne est notoire pour son extraordinaire dextérité sur les ivoires (19 notes par seconde de chaque main !), tout en créant une ‘Musique continuelle’ grâce aux pédales du piano qu’il active constamment. Et quel délice de se plonger dans son univers sonore doux et mélancolique, atmosphérique et profond (idéal pour bosser ou lire), tout au long de ce magnifique « Fallen Trees », inspiré par un voyage en train qui lui a permis de traverser les forêts européennes. A classer à côté de maîtres du genre comme Philip Glass ou Steve Reich.

Lubomyr Melnyk

Fallen trees

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En un peu plus de dix ans le label anglais Erased Tapes est parvenu à rendre ‘cool’ la musique néo-classique.  Aujourd’hui, des artistes tels que Olafur Arnalds ou Nils Frahm côtoient dans les grands festivals estivaux les formations de hip hop ou rock. Le plus grand mérite de cette écurie est incontestablement d’être parvenue à populariser la musique classique du pianiste Lubomyr Melnyk. Agé de 70 balais, cet Allemand d’origine ukrainienne au look reconnaissable va d’ailleurs fouler, pour la troisième fois en 3 ans, les planches du Botanique, et en particulier, ce 2 mais 2019, dans le cadre des Nuits Botanique.  

On ne peut que féliciter Erased Tapes pour avoir relevé ce défi, car devenue notoire pour son jeu ‘en continu’, l’œuvre de Menyk est tout simplement hallucinante. Le compositeur a une longue histoire. Il a ainsi débuté sa carrière à Paris en prestant pour des cours de danse moderne. Au cours des les 80’s, il a également établi plusieurs records mondiaux, notamment en exécutant 19,5 notes par seconde tout en maintenant cette vitesse de 13 à 14 pendant une heure. Au-delà de ces prouesses, finalement anecdotiques, la musique de Melnyk est envoûtante. A l’écoute de « Fallen Trees » (tout comme sur les précédents opus), on se sent submergé par le flux de ces notes. En outre, ses mélodies font mouche et il est difficile de ne pas y succomber.  

Chaque écoute d’une pièce est une expérience en soi dont ne peut que vous conseiller de vivre. Allongez-vous dans votre canapé, éteignez la lumière, et faites tourner le disque…

Lubomyr Melnyk

Piano, mais prestissimo…

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L’édition 2016 de l’Autumn Falls tire à sa fin. Depuis le mois de septembre, elle a permis à de nombreux artistes et groupes émergents, dont Death Grips, DIIV, Kevin Morby et Dan San, de se produire, tant en Flandre, en Wallonie qu’à Bruxelles. Ce lundi 12 décembre, elle accueillait le pianiste Lubomy Melnyk, à l’Orangerie du Botanique.

D’origine ukrainienne, Lubomyr est né à Munich, en 1948. Il joue du piano depuis l’âge de 6 ans. Il a cependant acquis la nationalité canadienne. Il s’est forgé une solide notoriété en se produisant à travers le monde –et tout particulièrement en Europe et Amérique du Nord– grâce à sa technique aux ivoires, définie comme ininterrompue. Il est ainsi capable d’aligner des séries notes extrêmement rapides, complexes et singulières, notamment à l’aide de ses pédales. Pourtant, malgré une discographie impressionnante, ce virtuose a dû attendre 2013, soit après la publication de ses deux essais sur le label de Nils Frahm, pour être reconnu à sa juste valeur.

D’ailleurs, ce soir, la salle bruxelloise est sold out. Et pour rendre le spectacle le plus confortable possible, les organisateurs ont opté pour la configuration assise.

L’artiste grimpe sur l’estrade à 21heures. Grande barbe blanche et longs cheveux, son look est aisément reconnaissable. Il s’installe derrière le micro, planté à côté d’un majestueux piano à queue. Puis, s’assied derrière son instrument et commence à en jouer. Affable et attachant, ce personnage prend le temps de fournir une analyse de ses différentes compos. Entre chacune d’entre elles. On est immédiatement impressionné par l’agilité de ses doigts sur les touches d’ivoire. Ils se déplacent à une vitesse vertigineuse. Tout lui semble facile ; et pourtant… Il est capable de jouer 19,5 notes par seconde tout en maintenant une vitesse de jeu entre 13 et 14 notes pendant une heure complète. Qui dit mieux ? Certains médias ont qualifié son néo-classicisme de minimaliste. C’est un peu réducteur. Son interprétation est chargée d’intensité et d’émotion. Dans l’auditoire, personne n’ose bouger, ni émettre le moindre son. Deuxième titre, « Love » est extrait d’un ballet que le musicien a orchestré au mois de septembre dernier. Il embraie ensuite par le superbe « Butterfly ». Mais pour clore le set, il nous réserve « Windmills », une pièce de 40 minutes, au cours de laquelle il conjugue son interprétation à celle d’une bande sonore préenregistrée. Au piano, bien sûr. Il va alors atteindre une vitesse d’exécution ahurissante sans pour autant perdre l’intensité émotionnelle. Pendant une heure et demie, Lubomyr Melnyk est parvenu à tenir en haleine un public littéralement médusé. 

En proposant un tel spectacle, Toutpartout est parvenu à introduire la musique néo-classique au sein du Botanique ; et, vu l’affluence, on peut affirmer que l’idée n’était pas aussi saugrenue qu’elle aurait pu paraître...

(Organisation : Toutpartout + Botanique)