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Mangoo

Neverland

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Mangoo nous vient de Finlande. De Turku, très exactement. Leur naissance remonte à 2005, mais leur premier album, “Neolithic”, n’est sorti qu’en 2009. Pickles dirige la manœuvre. Il se réserve le chant et la guitare. Il est soutenu par Igor à la basse, Teemu aux drums Nikky aux claviers et un second gratteur, Mattarn.

L’elpee s’ouvre dans un chaos métallique. Une intro majestueuse qui précède la sérénité et la douceur engendrées par le titre maître. La voix de Pickles est distante avant que ne perce un cri. Les éléments de la machine de guerre sont désormais en place. Lourde, la section rythmique est intimement liée. Doublée, la guitare épouse le riff savamment élaboré. Un clavier pénètre solennellement dans l’ensemble. Les cordes se développent et libèrent des sonorités fuzz particulièrement déjantées, au cœur d’une chambre d’écho largement amplifiée. Un début plus que prometteur ! L’organe vocal de Pickles me rappelle très souvent celui d’Ozzy Osbourne. “Deathmint” célèbre son “Noir Sabbat”. Une sorte de messe noire, dont la liturgie des ténèbres est envahie par des claviers débridés. Après le tonitruant “Diamond in the rough”, retour au calme. “You” baigne au sein d’une forme de dépouillement sonore. Mais dans cette configuration, la voix montre ses limites. Elle tire davantage son épingle du jeu, lorsque son Mangoo est au complet, et surtout au sein d’un climat propice au déchaînement des passions, dans l’esprit tour à tour d’un Black Sabbath voire de Foo Fighters. Encore que sur ce long playing, on décèle des traces de space rock. Des bruitages évoquant d’autres vétérans insulaires : Hawkwind. Lorsqu’ils célébraient les forces primitives des galaxies devant les structures mégalithiques de Stonehenge. Mangoo se déchaîne sur “Moom”, en manifestant une sauvagerie digne du Motörhead de Lemmy. Le combo est quand même plus efficace sur des titres un peu moins enlevés. A l’instar de “Painted black”, au cours duquel Pickles se montre plutôt hystérique. “Datzun” clôt l’opus, une longue finale synthétisant toutes les sources d’inspiration de Mangoo : stoner, metal, garage, space rock, sans oublier les quelques touches de prog et de psychédélisme.