Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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Marcia Ball

Shine bright

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Née au Texas, Marcia Ball vit depuis très longtemps en Louisiane. Chanteuse et pianiste, elle est aujourd'hui âgé de 69 ans et possède une très longue expérience musicale. Elle agrège bien les blues pratiqués au Sud des Etats-Unis, soit le swamp, le texan et le néo-orléanais. Elle est particulièrement active dans le milieu de ce style, depuis 1970. Sa discographie personnelle est abondante. Son premier elpee, "Soulful dress", est paru en 1984, sur l’écurie Rounder. En 2001, elle signe sur le plus célèbre label chicagoan, Alligator. Et "Shine bright" constitue déjà son 8ème LP paru sur cette firme de disques. Les sessions se sont déroulées au sein des studios Dockside, en Louisiane et à Austin, au Texas, sous la houlette de Steve Berlin. Pour la circonstance, elle a reçu le concours de toute une flippée de collaborateurs. Enfin, ce long playing est dédié à la mémoire d'Allen Toussaint, Buckwheat Zydeco et Fats Domino, trois grands artistes louisianais disparus respectivement en 2015, 2016 et 2017!

Quatre plages ont été immortalisées à Maurice, près de Lafayette. Marcia y est soutenue par deux artistes locaux, piliers des Hub City All Stars, Eric Adcock (orgue Hammond) et Roddie Romero (guitare et accordéon). Plusieurs compos baignent donc au sein du climat festif néo-orléanais. A l’instar d’"I got to find somebody" et de "When the Mardi Gras is over", une piste entretenue par le piano, les rythmes syncopés et les cuivres, ainsi que "Once in a lifetime" et la finale au parfum zydeco, "Take a little Louisiana", deux morceaux qui mettent en exergue Romero. D’abord aux cordes, puis à l’accordéon.

Des sessions opérées à Austin, on épinglera le titre qui ouvre la plaque, "Shine bright". Nerveux et agréable, il se distingue par les interventions brillantes de Marcia aux ivoires et de Mighty Mike Schermer aux cordes. Puis "What would I do without you", un blues lent enrichi par une section de cuivres au grand complet et tapissé par l'orgue Hammond de Red Young, une plage que chante Mrs Ball, d’une voix très expressive. Mais également, "World full of love", une bien jolie ballade interprétée en trio, piano/orgue/sèche, et que pimentent des chœurs chargés de passion. Et encore "I'm glad I did what I did", un r&b tonique, dansant, consolidé par la section de cuivres. Sans oublier le très rock’n’roll "Too much for me", au cours duquel les cordes de Schermer s’imposent…

Marcia Ball

Roadside attractions

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Originaire d’Orange, dans le Texas, à deux pas de la frontière louisianaise, Marcia Ball est une artiste majeure, dans l’univers du blues. Cette chanteuse/pianiste a toujours puisé son inspiration dans le patrimoine musical du Texas et de la Louisiane. Et plus particulièrement le blues texan, le piano ‘neworleanesque’ et le swamp rock louisianais. Elle compte une douzaine d'albums à son actif. En 2011, elle a décroché deux Living Blues Awards, comme meilleure pianiste et meilleure artiste féminine.

« Roadside attractions » constitue son nouvel opus. Très autobiographiques, les lyrics racontent les expériences vécues au cours de son existence. Il est partagé entre deux sessions distinctes. L'une prise dans un studio de Nashville, l'autre, à Austin, au Texas. Mais les deux séries de six plages ont été habilement mélangées, sur le cd.

"That's how it goes" ouvre la plaque. Un démarrage opéré à Nashville dans un climat boogie rock. Marcia chante tout en martyrisant ses touches d'ivoire. Le talentueux Reese Wynans se réserve l’orgue Hammond. Préposé au bottleneck, le talentueux Colin Linden introduit le nerveux "Roadside attractions". Nous sommes alors en Louisiane. Marcia chante passionnément "Between here and kingdom come", une ballade au style très caractéristique, chez l’artiste. Le fil mélodique est soutenu par la mandoline de Linden. Le saxophone débridé de Jim Hoke nous transporte dans la funky city de la Nouvelle Orléans, sur "Believing in love".

Les plages immortalisées à Austin ont été réalisées en compagnie de ses musiciens de tournée. Parmi lesquels figurent le remarquable gratteur Mighty Mike Schermer et son bassiste, fidèle depuis près de trente ans, Don Bennett. "We fell hard" trempe dans le pur New Orleans jump. Les rythmes sont syncopés. Les accords de piano souples. Et le tout fait face à un front de cuivres. Autre boogie, bien entendu, "Sugar boogie" est largement teinté de swing et de jazz. Merveilleux slow blues, "Mule headed man" est un tremplin idéal pour les sorties remarquées de Schermer et Ball. Sculpté dans le pur rock’n’roll, "The party's still going on" déménage, une plage illuminée par le sax hurleur de Thad Scott. Excellent !

 

Marcia Ball

So many rivers

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Suite à son remarquable opus, commis en 2001, nous attendions Miss Ball au tournant. D'autant plus que ce "Presumed innocent" lui avait valu un WC Handy Award. Quel chemin parcouru pour cette fille longiligne, née quelque part à la frontière, sise entre la Louisiane et le Texas, et établie à Austin depuis maintenant 30 ans ! Et dont le premier album, "Circuit queen", date déjà de 1978.

Un chapelet de cuivres ouvre l'album en force et rythme. Egrené par les Los Angeles Horns, il implique deux saxes, une trompette et un trombone. Tout au long de ce "Foreclose on the house of love", Marcia n'oublie pas ses origines louisianaises. Son piano pétille alors que la trompette de Lee Thornburg finit par se dégager de ses comparses. Signé Danny Thimms, "Dance with me" est un excellent R&B. Une compo bien structurée au cours de laquelle de solides chœurs répondent au chant de Marcia. Son piano est secondé par l'orgue Hammond de Red Young. Ballade écrite par Marcia, "Baby, why not" sent bon le parfum des bayous qui entourent la Nouvelle Orléans. Son piano roule à ravir, pendant que la trompette de Young occupe l'avant-plan ! Direction ouest, vers Lafayette et Thibodaux, pour introduire l'accordéon de Wayne Toups. Son entrée plonge "Honeypie" dans l'ambiance zydeco. Un moment de délice ! "Give me a chance" est une ballade sentimentale, lente, mélancolique même, comme les affectionne Lady Ball. Secondée par des voix remarquables, parmi lesquelles se détachent celles de Malford Millican et de Randy Jacobs, elle y injecte ce qu'il faut de tristesse. Autre ballade, mais plus musclée, "Didn't you know" bénéficie de la présence de Pat Boyack. Il concède ici un solo de guitare tout en finesse. Le paresseux "Give it up" sonne le retour du bon blues. Très swamp, il ondoie sur la basse ronflante de Don Bennett, pendant que le piano et la guitare de Stephen Bruton se conjuguent en harmonie, et que l'invité Johnny Nicholas vient souffler dans son harmonica. Excellent ! L'album continue ainsi à défiler dans la bonne humeur, accomplissant une fusion de tous ces styles populaires du sud des States : R&B, swamp, pop, blues, gospel, zydeco,… Une musique toujours intéressante et vivante. "So many rivers to cross" est gagné par un rythme infectieux. Ballades mélancoliques, "The storm" et "If it's really got to be this way" se teintent de lignes mélodiques imparables. "The lowdown" est bercé par le swing et le jazz de la New Orleans. Blues dépouillé, assez acoustique, "Three hundreds pounds of hongry" évolue quelque peu dans le style d'un jug band. La mandoline de Stephen et le piano de Marcia sont en interaction, pendant que Pat Boyack apporte la touche de modernité de ses cordes électriques. L'opus s'achève par "If it ain't one thing". C'est à dire dans l'ambiance qui est la sienne ; dans ce style appelé le Gulf Coast R&B. Produit par Stephen Bruton et enregistré à Austin, ce dixième album est une nouvelle réussite. Un disque remarquable que la machine de marketing d'Alligator ne va certainement pas snober. Mais surtout une œuvre qui risque de donner de nouvelles couleurs à la carrière de Marcia. D'autant plus, qu'elle a encore été nominée cette année, meilleure artiste féminine de blues et meilleure pianiste. Qui dit mieux ?

Marcia Ball

Presumed innocent

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Bien que née en 1949, à Orange dans le Texas, cette chanteuse pianiste a été élevée à Vinton, de l'autre côté de la frontière louisianaise. Le décor était donc déjà planté. En 1970, elle se fixe à Austin et monte le groupe Freda and the Firedogs. Elle entame une carrière solo dès 1974. Une période marquée par la confection de superbes albums parus chez Rounder : "Soulful dress", "Hot Tamale baby", "Gatorhythms", "Blue House" et "Let me play with your poodle" ; et puis surtout des œuvres collectives : "Dreams come true" commise en compagnie d'Angela Strehli et de Lou Ann Barton, et "Sing it!" ; en 97, flanquée d'Irma Thomas et de Tracy Nelson.

Entrée en matière, "The scene of the crime" constitue déjà un concentré de la suite des événements. Accompagnée de son piano et s'appuyant sur des musiciens d'exception, tels que Pat Boyack à la guitare, Riley Osborne à l'orgue et Gary Primich à l'harmonica, sa voix pure s'élève sans difficulté. Lors de la reprise du "You make it hard" d'Allen Toussaint, celles de Marcia et de Delbert McClinton rivalisent de qualité. Tous les musiciens méritent d'être cités. Un véritable who's who qui rassemble Roscoe Beck, Doyle Bramhall, Casper Rawls, Kaz Kazanoff et Derek O'Brien. Un premier sommet! Plage rythmée enrobée de chœurs "Count the days" affiche un potentiel commercial naturel. "Let the tears roll down" est une ballade lente, douce, belle à pleurer. Marcia se cale bien dans son fauteuil et entame "Louella", un zydeco boogie woogie parcouru par le piano déchaîné et talonné par l'accordéon de Pat Breaux. Mieux encore, sur "Thibodaux, Louisiana" le piano et l'accordéon sont rejoints par les trois guitares de C.C Adcock, Derek O'Brien et Sonny Landreth. Un second sommet! "Fly on the will" est un R&B au rythme paresseux, illuminé par la slide de Sonny Landreth. "I'm coming down with the blues" est une nouvelle superbe ballade très New-Orleans. L'accordéoniste Pat Breaux nous délivre un de ces soli sur le sax tenor! Sur le rocker "Shake a leg", Marcia échange des politesses avec la guitare de Par Boyack. L'intimité et l'atmosphère cabaret hantent le lent et jazzy "She' so innocent". Derek O'Brien est à la six cordes et Roscoe Beck à la basse acoustique. Dans le style, Marcia vient de signer un album parfait…