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Martha Wainwright

I Know You’re Married But I’ve Got Feelings Too

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Petite Martha deviendra grande. Pour son second recueil au titre éloquent, la cadette des Wainwright prend son envol et répond aux attentes de la presse par un joli doigt d’honneur. Exit la pop du disque éponyme, aujourd’hui Martha fait ce qu’elle veut, comme elle le veut. Elle bidouille, brode, joue au yo-yo avec ses cordes vocales et fait de l’esprit sans en avoir l’air. La jeune femme se permet même d’emprunter le « See Emily Play » des Pink Floyd, de le dépouiller de sa carcasse et le modeler pour en faire un pur produit Wainwright. Des intonations ‘Kate Bush-iennes’ rôdent souvent autour des vocalises de la demoiselle qui en joue toujours au moment le plus opportun et de manière très subtile, comme sur « So Many Friends » ou le splendide « Tower ».

La petite sœur de Rufus, qui lui prête d’ailleurs ses talents de guitariste sur l’intense ballade country folk « In The Middle Of The Night », n’échappe malheureusement pas à quelques accidents de parcours (les banals « Comin’ Tonight », « Heart Club Band »). Ces derniers sont cependant très vite rattrapés par le savoir-faire de l’artiste qui balance sans ménagement tueries sur tueries (le magnifique « Jimi » côtoyé par les excellents « Niger River », « The George Song » et « See Emily Play »). Entourée d’une série d’invités de prestige tels que Pete Townshend, Donald Fagen (Steely Dan), Garth Hudson (The Band) ainsi qu’une bonne partie de sa famille (son frère, sa mère, sa tante et une cousine !), Martha Wainwright ne révolutionne pas nécessairement le genre mais s’est offert, en concoctant cet intelligent « I Know You’re Married But I’ve Got Feelings Too », une place en or sur la scène indie.

Martha Wainwright

Martha Wainwright

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Enfin ! Après trois sorties miniatures, quelques EP introuvables échoués dans les bacs des disquaires les plus confinés de Londres, Martha Wainwright se décide à suivre la destinée familiale. Sur les traces de ses parents, Loudon Wainwright et Kate McGarrigle, et du frangin Rufus, Martha Wainwright part à la rencontre du public par l’entremise d’un album gravé de son nom illustre. Sur ce disque, Martha fait vaciller son intimité, transforme ses pleurnichages en de précieuses complaintes. Poignantes, intenses, les compositions suivent un long chemin lacrymal où les sanglots errent entre joie et désespérance. Mais déclarer que ce disque est un sans faute relèverait d’un conscient mensonge, d’une vile intention. Toujours penchées au dessus d’une brèche attristée, les chansons de Martha peuvent se révéler agaçantes, verser dans un côté abrasif propre à Kate Bush, Sarah McLachlan ou Tori Amos. Pourtant, le timbre cristallin de Martha ne plonge jamais dans les tréfonds du genre. Au contraire, chaque étape de ce disque révèle une Martha profondément impliquée dans ses textes. Et ses sombres formules empathiques trouvent toujours format à leur taille : ni trop court, ni trop long. Martha Wainwright calibre parfaitement son sujet sans jamais se fourvoyer. Pour célébrer l’avènement de sa soeurette, Rufus vient même déposer quelques mots sur « Bring My Heart ». Bilingue parfaite, Martha s’autorise quelques sorties en français. Lors du très beau « This Life » et par un hommage vibrant à l’immense talent de Barbara sur « Dis, quand reviendras-tu ? »