Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Midnight Sister

Painting the roses

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Midnight Sister, c’est le projet de Juliana Giraffe et Ari Balouzian, un duo issu de Los Angeles. Elle est cinéaste, plasticienne et chanteuse. De formation classique, il est producteur, compositeur de musiques de films, claviériste et se consacre aux instruments à cordes. Pour enregistrer son deuxième opus, le couple a reçu le concours d’un backing group se partageant le mellotron, le wurlitzer, l’accordéon, la basse, le violoncelle, la pedal steel, la guitare, les drums, les percus, les cloches et autres sifflets. Sans oublier une section de cuivres.

Intitulé « Painting the roses », cet LP baigne au sein d’une forme de nu disco mâtinée de glam, de pop baroque, de jazz, de psychédélisme ainsi que de musique classique et cinématographique. Notamment ! Sans oublier les chœurs. Tantôt spectraux, angéliques ou en couches. Et même beatlenesques sur « Sorry for the trees ». Indolente, cabaret, elle invite steel guitare, ukulélé et arrangements de cordes emphatiques. D’ailleurs les arrangements de cordes et/ou de cuivres sont légion. Et de nombreuses références aux seventies marquent les compos de cet elpee. Du disco, d’abord. Donna Summer et Chic sur le groovy « Sirens ». Les Bee Gees sur « Limousine ». Du glitter rock ensuite. Marc Bolan sur « Foxes », une ballade mid tempo aux arrangements tarabiscotés inspirés d’Electric Light Orchestra et des Fab Four circa « Magical Mystery Tour ». De la soul bien 70’s sur le slow crapuleux « Satellite ». Mais encore des claviers vintage, veloutés, à la manière de Rod Argent, sur « Tomorrowland ». On a même droit à une touche de free jazz (ce saxophone !) sur « Dearly departed », une plage subrepticement tapissée de chœurs spectraux et qui passe en mode nightclubbien, à mi-parcours…

On en oublierait presque la voix de Giraffe. Sensuelle, théâtrale et vaporeuse, elle évoque parfois celle de Marylin Monroe.

Enfin, le titre de l’album s’inspire du voyage effectué en Argentine par Juliana, afin de retrouver ses racines. Proposé sous la forme d’un tango, « Doctor says », en est une belle illustration.

Midnight Sister

Saturn over sunset

Écrit par

Midnight Sister réunit Juliana Giraffe et Ari Bazoulian. Un duo qui s’est installé Los Angeles, ville qui semble exercer un rôle majeur sur leur création. Et tout particulièrement son univers cinématographique, omniprésent dans la musique du couple, qu’on pourrait qualifier de pop baroque. "Saturn over Sunset" constitue son premier album et est publié chez Jagjaguwar, un label qui a toujours eu le nez creux pour détecter des artistes talentueux. 

Les 14 plages de cet opus constituent autant de fresques filmiques qu’on pourrait facilement imaginer issues d’autant de longs métrages hollywoodiens. Juliana Giraffe et Ari Bazoulian interprètent des rôles davantage qu'ils ne chantent. On se retrouve quelques décennies en arrière à l'époque où les comédies musicales faisaient recette. A tour de rôle, les deux Américains se réservent le micro, alors que le synthé alimente, en arrière-plan, l’instrumentation. Certains titres sont carrément déstructurés, à l’instar de « Canary », qui ouvre la plaque, alors que d’autres baignent au sein d’une pop accessible, à l’instar de « Leave You » et du très 80’s « Blue Cigar »..

Bref, si ce « Saturn over Sunset » ne risque pas de marquer l’histoire du pop/rock de son empreinte, il s’écoute le sourire aux lèvres et sans se soucier du temps qui passe…