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Mike & The Melvins

Three men and a baby

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Les sessions d’enregistrement de « Three men and a baby » ne datent pas d’hier. Flash-back ! Nous sommes en 1998. A l’époque, Mike Kunka milite au sein de GodheadSilo, un duo basse/batterie qui pratique une forme de musique noisy. Alors que la formation est sur le point de se séparer, les Melvins invitent Kunka à les accompagner lors de sa tournée. La collaboration est fructueuse. A tel point que la bande à Buzz Osborne décide de mettre en boîte une dizaine de titres, l’année suivante. La suite de l’histoire est bien plus nébuleuse. Pour une raison inconnue, les morceaux ne sont gravés sur aucun support. Et l’idée semble abandonnée. Alors que les Melvins poursuivent leur route et publient régulièrement leurs propres albums, Mike Kunka participe à différents projets (Dead Low Tide, Enemymine, Smoke and Smoke).

Ce n’est qu’en 2015 que Mike reprend contact avec Les Melvins. L’album est enfin mixé et Sub Pop qui avait financé l’enregistrement à l’époque accepte de sortir « Three men and a baby », 17 ans plus tard.

Dès le premier titre, « Chicken’ndump », on est surpris par l’accessibilité de leur noise/rock/metal. Mike and the Melvins envoie du lourd, ce n’est pas une surprise. La ligne de basse est omniprésente. Ecrasante aussi. Mais les riffs sont accrocheurs. Et puis, surprise, les compos ont concédé de l’espace aux refrains. A l’instar de « Bummer Conversation ». L’elpee recèle des titres plus complexes, comme « Dead Canaries », mais également dispensables, tels « A friend in need's a friend you don't need » ou encore « Art School fight song ». Mais les albums concoctés par la bande à Buzz Osborne sont souvent de la même trempe, soufflant à la fois le chaud et le froid.

Mais finalement, exhumer ce « Three men and a baby » était une bonne idée. Même après autant de temps d’attente. D’ailleurs, il n’a pas pris une ride.