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Miss Kittin

Sas de décompression

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Huit ans après l’éclatant « First Album », Miss Kittin retrouve son acolyte The Hacker pour une seconde collaboration, sobrement intitulée « Two » et qui révèle enfin et sans aucun artifice, la voix de la dame. Un ouvrage à l’image du duo, sombre et séduisant, qu’ils venaient présenter ce 28 avril à l’Ancienne Belgique.

The Neon Judgement était chargé de chauffer la salle. Un set long d’une heure dans une salle à moitié remplie et plongée dans une quasi-obscurité. Quelque chose à cacher ? Peut-être cet horrible perfecto arboré par le leader de la bande. La formation originaire de Louvain venait présenter « Smack », un énième recueil dont les morceaux se distinguait à peine des titres extraits des travaux précédents. Au bout de quelques minutes, les images projetées sur l’écran à l’arrière-scène devenaient presque plus intéressantes que le son diffusé par les haut-parleurs...   

Avec 5 minutes d’avance sur le programme, les Grenoblois Miss Kittin & The Hacker prennent la scène d’assaut. Elle, à gauche, toute de cuir vêtue. Lui, à droite, dissimulé derrière ses platines. « The Womb » ouvre le bal électronique. Le public est nombreux, bien que la salle n’affiche pas sold-out ce soir. Après un tonitruant « Life On MTV » et l’excellent nouveau single « 1000 Dreams », la dominatrice propose ce qu’elle annonce comme ‘la chanson pour laquelle beaucoup sont venus ce soir’. « 1982 » ? Faux. Le duo s’élance dans un « Frank Sinatra » au ‘suck my dick, kiss my ass’ repris en chœur par un public extatique et aux mouvements frénétiques. Le thermomètre chute quelque peu lors de la reprise dispensable du classique d’Elvis, « Suspicious Mind », mais la suite de la prestation, partagée équitablement entre anciens et nouveaux morceaux fera rapidement oublier cette fausse note. Le rappel, entre le très attendu « 1982 » et la reprise impromptue de « Tainted Love » de Soft Cell, clôture un show rondement bien mené et chaleureux, malgré une relative distance entre les artistes et le public. Un excellent moment de décompression programmé en pleine semaine !

(Voir également notre section photos)

Organisation : Ancienne Belgique   

  

Miss Kittin

Radio Caroline Volume 1

Miss Kittin s'est fait connaître il y a deux ans, en commettant le fameux " Frank Sinatra ", une ritournelle amusante très vite devenue le premier hymne (avec " Emerge " de Fischerspooner) de la nouvelle scène glam electroklash. Depuis, on l'a vu aux côtés de Sven Väth, de Golden Boy, de Detroit Grand Pubahs et de Felix da Housecat… et un peu partout derrière les platines. L'une des seules DJ-starlettes de France, et forcément l'un des seuls sex-symbols de la scène électro mondiale, se devait donc un jour de passer par la case de l'album mixé. De quoi montrer aux indécis, s'il en reste, qu'elle en a vraiment dans la culotte. Après " Miss Kittin on the road " (passé inaperçu), la Grenobloise nous revient avec ce mix touchant et personnel, espèce de journal intime et de 'best of' maison des morceaux qui l'ont marquée et influencée. " This is Radio Caroline. This is my life ", introduit-elle avant de balancer la sauce, en référence à la première radio pirate britannique apparue en 1964 ; et parce que derrière le pseudonyme se cache une jeune femme répondant au prénom de Caroline, qui n'hésitera pas, durant tout le mix, à ponctuer ses morceaux choisis de commentaires sur sa vie, son œuvre, sa passion (la musique, le Djing). " Every record is a soundtrack of my life ", explique-t-elle en anglais francisé, de sa voix mutine et inimitable. " A place, a friend, an emotion, a form, a flavour, a journey, a day, a colour, a noise, anything… even without words ". De ces disques qui ont rythmé sa vie, et peut-être désormais la nôtre, on retiendra l'éclectisme : valeurs sûres (Marshall Jefferson, Blaze), têtes chercheuses (Autechre, Pan Sonic, Delarosa & Asora), dub, trip hop, techno, electronica,… La sélection est impeccable et a le mérite d'éviter le surplace et les redites, de privilégier les découvertes et les contrastes, de proposer un panel intéressant de ce qui compte aujourd'hui en musique électronique. A l'image, finalement, de ces mixes en clubs, toujours différents et s'interdisant tout purisme.