Un dixième album studio pour Idlewild

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Nobody & Mystic Chords of Memory

Tree Colored See

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DJ Nobody n’est plus seul. En solitaire, Elvin Estela (alias Nobody) a toujours aimé accoupler les sons. Jazz, hip-hop, électro, secoués au fond d’un panier psychédélique tissé par des amis proches : Postal Service, Mars Volta, Beachwood Sparks. Mais cette fois, c’est en compagnie de Chris Gunst (ex-Beachwood Sparks) qu’Elvin souhaite s’évaporer, s’oublier. Cet ami, membre fondateur du groupe Mystic Chords of Memory, évolue dans une sphère cosmique intraveineuse où ne subsiste que les plus belles émanations sixties. La rencontre entre les deux hommes était donc prometteuse. Et, conformément à nos espérances, les idées de ces deux-là étaient faites pour se rencontrer, se dissiper dans un trip abyssal. Un voyage mystique au-dessus des nuages, une musique bucolique destinée à planer, les pieds cloués au plancher. Pour surveiller ces deux messieurs, Jennifer Cohen est de cette croisière sonore empreinte de touches folk et de beats éthérés. Le rassemblement des trois personnalités matérialise finalement un album impromptu, point d’ancrage de mélopées développées chez Her Space Holiday, The Zombies, Parsley Sound et autres Beach Boys. La musique réchauffe, apaise et le corps se laisse porter par ses loopings de flûtes, ces boucles légères, légères, légères…

Mystic Chords Of Memory

Mystic Chords Of Memory

Ceux qui apprécient la country-pop évanescente de Beachwood Sparks seront aux anges à l’écoute de ce disque, en fait le premier album solo de Christopher Gunst : on y retrouve cette même mélancolie qui rappelle à notre bon souvenir les sixties et ses vapeurs psyché-folk, des Zombies à Pearls Before Swine. Il semblerait qu’aujourd’hui, de Parsley Sound à Marjorie Fair (cfr chronique), d’Adem à Syd Matters, de nombreux songwriters privilégient l’ambiance (cotonneuse, vaporeuse) aux refrains martelés ; comme s’il fallait éviter à l’auditeur trop de sautes d’humeur, lui tenir la main et sans cesse le rassurer. Le monde tourne mal, mais il existe des havres de paix sur lesquels le temps semble n’avoir aucune prise. Au milieu de ces chansons bâties sur un accord sibyllin, un xylophone rêveur, des chœurs angéliques, l’oreille se love et se réchauffe, réconfortée d’être pour une fois bercée gentiment, au ralenti. C’est tout le contraire du garage/post punk revival, et c’est pas plus mal. De cette tendance musicale, plus dominicale que primale, on retiendra l’apaisante humeur, qui donne du baume au cœur. Détendez-vous, faites de beaux rêves, Christopher Gunst s’occupe du reste.